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L'espionnage prend de nouvelles formes
Phénomène de « stalking » sur les réseaux sociaux
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 03 - 2018

Espionner son voisin, son collègue ou son ami... est un comportement malsain qui traduit le désir de comprendre comment les autres vivent. De nos jours, avec l'explosion d'internet et l'émergence des nouvelles technologies de la communication, ce phénomène a gagné encore plus d'ampleur.
Sur les réseaux sociaux, là où les individus peuvent poster des photos, marquer des likes, participer à des évènements... le traqueur peut facilement « stalker » sa victime afin d'avoir de plus amples informations sur elle. On parle dès lors du phénomène de « stalking » sur les réseaux sociaux. Selon le site web « wikipédia », le « stalking » ou la « traque furtive » (en français) est une forme de harcèlement névrotique qui fait référence à une attention obsessive et non désirée accordée à un individu ou à un groupe de personnes. Ce phénomène est défini comme un comportement en relation avec le harcèlement et l'intimidation et peut inclure le fait de suivre et surveiller des victimes. Alimentés par la curiosité et le désir de contrôle sur autrui, les stalkers fouillent dans les données personnelles de leurs victimes d'autant plus que les réseaux sociaux leur facilitent la tâche car on peut par la simple fonction « recherche » sur internet obtenir des informations sur la personne en question.
Les victimes qui ont été « stalkées » via les réseaux sociaux sont nombreuses. «Tout le monde peut être un « stalker » et victime de « stalk » sur les réseaux sociaux ! », estime Amira, fonctionnaire, la trentaine. Elle avoue d'ailleurs qu'elle avait été tentée à maintes reprises de jeter un coup d'œil sur les profils de personnes qu'elle trouve intéressantes sur Facebook ou autres réseaux sociaux. « S'il s'agit simplement d'une question de curiosité, ce comportement est anodin, mais quand cela devient une obsession, dans ce cas là on peut parler de pathologie et de vraie « traque », explique-t-elle. Amira, qui a été surveillée, voire espionnée, par l'une de ses amies via le net, ajoute que le fait de fouiller dans les données personnelles d'une personne sur les réseaux sociaux dont l'objectif principal serait de mieux connaître cette personne, ses goûts, ses choix, ses idées ...n'est pas malsain. « Mais quand cela devient une sorte d'obsession, un désir de surveillance, d'espionnage dont le but serait de contrôler l'autre, il s'agirait plutôt d'un vilain défaut. C'est du voyeurisme !», s'insurge-t-elle.
« Vos publications parlent de vous »
« Traquer une personne » sur les réseaux sociaux est devenu presque un réflexe qui en dit long sur la personne en question. Ceux qui recherchent le candidat adéquat à un poste d'emploi n'hésitent pas à jeter un coup d'œil sur son compte facebook afin de mieux cerner le profil de ce dernier. Mais le but est bien différent. « On ne traque pas la personne pour le simple plaisir de le traquer. Bien au contraire. Cette attitude s'explique par le fait de vouloir opter pour le bon candidat car les publications, les statuts postés sur les réseaux sociaux, peuvent refléter le profil d'une personne», nous explique une experte en communication.
Voyeurisme ?
Mais qu'en pense notre sociologue sur cette question ? Foued Ghorbali, enseignant à la Faculté des Sciences humaines et sociales de Tunis, estime que le « stalk » s'explique par le fait que l'être humain est toujours poussé par la curiosité de comprendre comment les autres vivent : comment s'habillent-ils, où ils sortent, qu'est-ce qu'ils mangent... « Et c'est surtout avec l'émergence des réseaux sociaux tels que facebook, Instagram, Twitter... sur lesquels un individu peut poster publiquement ses photos, que le désir de contrôle, de surveillance s'accroît », avance-t-il.
Et d'ajouter :« Certaines relations humaines entre les individus peuvent même se définir selon les publications de ces derniers sur ces réseaux.Mais le fait de traquer une personne devrait se faire avec modération, car quand cela devient récurrent, voire une obsession, cela se transforme en une atteinte à la liberté personnelle et on peut parler de voyeurisme», conclut-il.
Il y a bien longtemps, Jean-Pierre de Florian, le fabuliste, écrivait dans l'une de ses histoires à morale : « Pour vivre heureux, vivons cachés ».N'est-il pas raisonnable de suivre son conseil pour éviter de subir ce voyeurisme sur les réseaux sociaux ?


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