Nouvelle alerte rouge : 49 cas locaux عدوى محلية et 7 cas importés enregistrés à l'Ariana, Nabeul, Sousse, Sfax, Kairouan, Kasserine, Gabés, et Médenine    Le double jeu d'Israël avec la Turquie en Méditerranée orientale    La goutte de trop pour les Libanais    Pic de mortalité de jeunes enfants    «On pensait que le match était plié, c'est dur !»    Un Clasico EST-CSS sans couleur, à l'USM la meilleure affaire de la 19ème journée    La solidarité en partage    «La vraie vie» d'Adeline Dieudonné    ''Les solutions existent encore mais leur application requiert de l'audace politique''    15 nouveaux cas locaux à Kairouan    Officiel: Willian signe trois ans à Arsenal    Thouraya Jeribi : Soutenir d'anciennes détenues à créer leurs propres projets (Vidéo)    Festival Méditerranéen de La Goulette : 15 spectacles tunisiens du 15 au 30 août 2020    1.241 nouveaux cas confirmés en 24 heures au Maroc    Tunisie : Baisse de 59% des recettes touristiques    L'UGTT promet une aide financière de 100 mille dinars toutes les structures sanitaires d'El Hamma et de Kairouan    Kasserine: 17 agents de la protection civile en quarantaine    Ridha Saidi : « La situation économique en Tunisie est difficile , mais pas insurmontable »    Paris et Marseille ''zones actives'' de circulation du coronavirus    Rafik Darragi: Le complexe du mâle en question    Femmes agricultrices : Une main forte dans la sécurité alimentaire    Tunisie : Un laboratoire militaire mobile sera bientôt installé à Gabès    Impact de la crise du COVID-19 sur le secteur privé : Appréciations mitigées    Mouvement de mutation dans le corps judiciaire : La magistrature commence-t-elle à respirer ?    Tunisie: Démantèlement d'une cellule takfiriste à Médenine planifiant de rejoindre des djihadistes à l'étranger    Classico | l'EST et le CSS se neutralisent : Un petit quart d'heure de pur bonheur...    POINT DE VUE | Stades démunis !    Noureddine Nebli revient sur le nul concédé devant le CA : «Déçu par le résultat...»    «Enfas» de Dalila Meftahi à «Sahriyet été 2020 à Hammamet» : Une œuvre subtile et engagée    5e édition du Festival de la Medina à Hammamet : Maintenue malgré tout    Projet « Hkeya Fi Hkeya» au Kef : Suivons les traces des contes    Egalité dans l'héritage : Saïed ne revient pas sur sa position et insiste sur la clarté du texte coranique    Ligue des Champions (Quarts) : Barça-Bayern, les compos probables    Tunisie : La reprise des activités de la société "Ateliers Mécaniques du Sahel" (AMS) est prévue le 24 août    Qui est la créatrice de la robe d'Ichraf Chebil ?    Tunisie: Les femmes moins corrompues que les hommes, selon Chawki Tabib    Moktar Lamari - Quand la Banque centrale de Tunisie tire la sonnette d'alarme!    Tunisie : Impératif de passer à l'offensive pour attirer les IDE    Programme TV du vendredi 14 août    Tunisie : Programme des rencontres de Mechichi ce vendredi    Météo : La hausse des températures se poursuit    Fête de la femme tunisienne : L'UGTT appelle à la ratification de la Convention de l'OIT relative aux droits des travailleuses domestiques    Tunisie: Le PDL d'Abir Moussi en tête des intentions de vote de 14 points devant Ennahdha    La galerie Essaadi célèbre la femme    En vidéo: Kmar Ben Soltane parle de son rôle dans l'Albatros    Algérie : Secousse tellurique à Blida    Nouvelles frappes israéliennes sur Gaza    1499 nouveaux cas confirmés et 23 décès en 24 heures au Maroc    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Y a-t-il du harcèlement sexuel dans nos écoles?
Question de l'heure
Publié dans Le Temps le 06 - 04 - 2013

Il a fallu qu'une fillette de 3 ans ait été violée par un gardien dans un jardin d'enfants et qu'un groupe de collégiennes de moins de 15 ans aient été harcelées sexuellement par un surveillant dans un collège, pour que le silence soit brisé et que les tabous soient tombés.
En effet, des cas de viols et de harcèlement sexuel ont toujours été perpétrés dans nos institutions scolaires, mais passaient souvent sous silence, de peur du scandale ou de représailles. Et le fait qu'on n'en parlait pas ou qu'on n'osait pas en parler n'excluait pas l'existence de tant de victimes qui ont subi de tels actes lors de leur enfance ou durant leur scolarité dont certaines vivent encore traumatisées sous l'effet du choc, sans oublier les souffrances que leurs familles ont dû endurer.
Des parents affolés, et pour cause !
Les dernières tristes nouvelles de ces pratiques perverses dans certaines institutions éducatives ont fait couler beaucoup d'encre et suscité une vive controverse parmi les Tunisiens, notamment chez pas mal de parents qui n'hésitent pas d'exprimer leur peur et leur inquiétude en déposant chaque matin leurs chérubins dans une garderie, un jardin d'enfants, une école primaire ou un collège. Et dire que depuis l'annonce des ces actes dégradants et criminels, les langues se sont de plus en plus déliées à travers les médias pour dénoncer d'abord de tels cas, mais aussi pour revenir sur d'autres cas perpétrés antérieurement, évoquant les effets négatifs que les enfants victimes de cet acte ont eus durant leur scolarité et leur vie (difficultés scolaires, absentéisme ou encore abandon d'activités extrascolaires, animosité, agressivité, amertume ...) on a même remarqué la présence de psychologues et de sociologues dans des émissions radiophoniques et sur des plateaux de télévision pour analyser le phénomène du harcèlement sexuel et du viol et leurs conséquences physiques et morales.
Selon des statistiques publiées par l'association des Femmes Démocrates, 1050 actes de viols sont commis annuellement en Tunisie. Ces chiffres sont sérieux, quoiqu'ils ne soient pas officiellement reconnus. Un fait vraiment inquiétant et pour l'état et pour les citoyens d'autant plus que de tels actes sont accomplis dans des lieux qu'on croit toujours les plus sûrs pour la sécurité et la protection de notre progéniture. Cependant, cette panique qui a gagné les familles tunisiennes ne doit pas prendre des proportions alarmantes et qu'il ne faut pas céder à cette psychose qui s'est installée dans nos foyers ! Espérons que les mesures prises par les autorités compétentes contre les jardins d'enfants qui exercent en dehors de la réglementation en vigueur (et ils sont nombreux !) suffiraient pour calmer la situation et que dorénavant ces actes bestiaux ne se répèteront plus dans ces institutions censées être un havre de paix et de quiétude pour nos petits enfants.
Harcèlement sexuel dans nos écoles ?
Partant du fait que le harcèlement sexuel est un acte, un comportement ou des paroles désagréables susceptibles d'offusquer ou d'humilier quelqu'un, on pourrait dire sans ambages que ce phénomène se pratique aujourd'hui dans nos écoles. D'ailleurs, si les chiffres concernant les viols avancés plus haut semblent un peu exagérés, il n'en demeure pas moins évident que dans nos écoles le harcèlement sexuel se pratique quotidiennement, entre les élèves, filles et garçons, dans nos écoles, notamment lycées et collèges, de par le comportement des garçons envers les filles où les gros mots, le langage sexuel, les attouchements corporels, des caresses et des baisers en plein public sont fréquents. D'ailleurs, par le passé, on a même relevé des cas de harcèlement sexuel pratiqués sur des élèves de la part de leurs professeurs. Mais, ces cas ont toujours été minimisés et camouflés, car tout simplement cela ne devrait pas se passer dans une école, lieu de savoir et de bonnes mœurs, entre le professeur et son élève ! En effet, il faut le reconnaître, le harcèlement sexuel pourrait se produire entre élèves dans une salle de classe, sur le terrain de sport, dans la cour ou dans les escaliers, tout comme dans une bousculade à la sortie ou à l'entrée de l'école ou durant leur groupement aux alentours de l'école. On nous racontait qu'un jour, un élève de 8è année de l'enseignement de base, dans un collège de la banlieue sud, se trouvant seul, en fin de séance, avec quelques filles, s'est totalement dévêtu en exhibant son sexe, ce qui était horrifiant pour ces filles qui se sont plaintes à l'administration. On a également entendu parler d'un autre cas où un jeune professeur envoyait par SMS des messages d'amour à l'une de ses élèves qui est allée, preuve à l'appui, se plaindre auprès d'une autre professeur qui n'a pas hésité d'en parler à l'administration. On croit savoir que l'année suivante, ce professeur a été muté dans un autre collège !
Que faire ?
Personne ne peut donc dénier les faits. Dans nos écoles, il ya toujours eu des cas de harcèlement sexuel et les victimes sont habituellement des filles. Dans le contexte scolaire, le harcèlement peut prendre d'autres formes : la plus connue et la plus répandue parmi les élèves, c'est ce qu'on appelle le cyber-harcèlement. En effet, avec le développement des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, les élèves harceleurs peuvent poursuivre leurs victimes hors des murs de l'école, en leur envoyant, via leurs téléphones portables des messages obscènes et dégoûtants et des photos ou des vidéos pornographiques. Lors des sessions de chat sur le net, ils peuvent choquer leurs victimes par des propos malsains et pervers qui peuvent les mettre dans un état permanent d'insécurité et d'angoisse. Il s'agit en général de paroles moqueuses ou flatteuses sur le physique de l'autre ou sur son aspect vestimentaire, d'une propagation de rumeurs mensongères autour d'un camarade de classe, concernant ses relations intimes avec d'autres copains ou copines. La drague des filles passe elle aussi pour un acte de harcèlement sexuel, dans la mesure où elle échappe aux règles de la courtoisie et de la galanterie et devient un art qui a sa propre nomenclature de paroles osées, choquantes et souvent humiliantes qui ne peuvent que vexer et intimider l'autre. Ce n'est pas une flatterie ni une taquinerie plaisante non plus, surtout que la drague n'est plus discrète comme avant, mais se pratique en plein public, comme si on voulait intimider la personne en question ! De telles situations existent bel et bien dans nos écoles. La question est de savoir si on pourrait endiguer ces comportements bizarres chez nos élèves, garçons et filles ! Et si toute victime d'un acte de harcèlement osait en parler à ses parents, à une personne confidente ou à un proche parent, on pourrait peut-être y remédier !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.