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La complémentarité est une force
Coopération tuniso-sud-africaine en matière d'innovation technologique
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 04 - 2018

La coopération consiste à user des points de force des deux pays partenaires afin de promouvoir le secteur de la recherche et de l'innovation technologique
Promouvoir la recherche et l'innovation technologiques en Afrique constitue la carte gagnante sur laquelle parient la Tunisie et l'Afrique du Sud. Il s'agit d'un défi qui engage tous les maillons forts d'une coopération bilatérale aussi complémentaire que fructueuse et qui exige, de surcroît, le renforcement des maillons faibles afin qu'ils parviennent à s'inscrire dans ce processus et y contribuer non sans efficacité.
L'atelier de travail sur l'innovation technologique, organisé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en collaboration avec le département de science et technologie en Afrique du Sud et l'Agence sud-africaine d'innovation technologique (TIA), qui s'est tenu depuis le 16 avril à la Cité des sciences de Tunis, vient de prendre fin. Ont répondu présent à cet événement des experts, des universitaires et des représentants de différents mécanismes tunisiens et autres, sud-africains, engagés dans cette coopération de haut niveau. «La coopération tuniso-sud-africaine dans le domaine de la recherche et de l'innovation technologique acquiert une dimension stratégique de coopération sud-sud. Il n'est plus à douter que l'avenir est dans l'Afrique, et ce, sur tous les plans sans exception aucune. La présente coopération consiste à user des points de force des deux pays partenaires afin de promouvoir le secteur de la recherche et l'innovation technologique», indique le Pr Samia Charfi Kaddour, directrice générale de la valorisation de la recherche.
Place aux jumelages !
En effet, si la Tunisie prône la liste des pays africains les plus productifs en publications technologiques et scientifiques par nombre d'habitants, l'Afrique du Sud, elle, est incontestablement pionnière en termes de nombre de start-up. Depuis le démarrage de ce processus de coopération en 2010, beaucoup de résultats satisfaisants ont été constatés. Le processus repose sur plusieurs axes d'intervention dont le programme bilatéral de collaboration scientifique recherche et développement. Un nouveau programme, focalisé plutôt sur l'innovation technologique, suit son cours. «Le troisième axe vise le renforcement des capacités des personnes impliquées dans ce processus, notamment les ingénieurs et les chercheurs responsables du transfert des technologies. L'objectif étant, poursuit le Pr Charfi, de valoriser les résultats innovants de recherche à l'université, ce qui nécessite de franchir des étapes complexes et de soutenir ainsi le chercheur dans sa mission». Aussi, la collaboration avec l'Afrique du Sud sera-t-elle d'une grande utilité en matière de renforcement des compétences tunisiennes.
Faut-il encore souligner que la direction générale de la valorisation de la recherche a entamé une panoplie de programmes de financement à même de combler le déficit de collaboration et de convention de complémentarité entre les structures de recherche et les entreprises. Aussi, le programme PAQ POST PFE consiste-t-il à valoriser les projets de fin d'études innovants via un budget de l'ordre de 35 mille dinars. Le programme PAQ Collabora permet « de financer la valorisation et le transfert de technologie des résultats de recherche innovants, et ce, en collaboration avec les entreprises tant au sein qu'autour des technopôles grâce à un fonds pouvant atteindre les 300 mille dinars». Quant au VRR, ce sont des projets de valorisation et d'exploitation des résultats de recherche, et ce, avec le concours des entreprises. Le Pr Charfi indique aussi qu'il est question de créer des jumelages tuniso-sud-africains de plateformes technologiques notamment les technopôles et les incubateurs, tant publics que privés. «L'on tend, en fait, à toucher tout l'écosystème de l'innovation technologique. Grâce à la francophonie des tunisiens et à l'anglophonie des sud-africains, nous avons toutes les chances de couvrir le continent dans sa totalité», indique la responsable, optimiste.
Pour un écosystème d'innovation dans les universités
Lors de la séance plénière du workshop, il a été procédé à la présentation minutieuse des orientations, des atouts et des mécanismes respectifs à chacun des pays partenaires en matière de recherche et d'innovation technologique. Etant la première à prendre la parole, le Pr Charfi a donné un aperçu sur le programme national de valorisation de la recherche et de l'innovation, qui vise, entre autres, l'amélioration de la qualité des publications, de l'accréditation ainsi que la promotion de l'employabilité. Depuis la création de la commission nationale de la réforme, en 2016, les manches se retroussent afin de créer une synergie entre la recherche et l'innovation technologique et les besoins des sociétés et du marché de l'emploi. Le programme a, ainsi, pour finalité de convertir la recherche en un vecteur économique et de développement social. Son apport en matière de promotion des grades scientifiques, de protection des propriétés intellectuelles et des éthiques scientifiques est indéniable. D'autant plus que l'instauration d'un écosystème d'innovation dans les universités et les technopôles représente l'une des priorités de ce programme.
La direction générale de la valorisation de la recherche mène, par ailleurs, d'autres programmes d'envergure, notamment le programme national des projets innovants, lequel table sur la mise en exergue des résultats des travaux de recherche.
Le Pr Chedly Abdelly, directeur général de l'Agence nationale de promotion de la recherche (Anpr), qui a pris la parole à son tour, a d'emblée attiré l'attention sur les lacunes à combler dont la non-exploitation et la non-valorisation de la production scientifique, l'absence de ressources financières à même de promouvoir comme il se doit ce domaine d'excellence et de grandes perspectives. Créée en 2008, l'Anpr a pour mission de garantir l'interaction entre la recherche et l'environnement socioéconomique dans l'optique de contribuer à l'implantation de projets innovants, de garantir le transfert technologique vers les secteurs stratégiques, de protéger la propriété intellectuelle et de vulgariser au mieux le concept de l'innovation et de l'exploitation de la recherche.
L'innovation technologique pour une meilleure qualité de la vie
L'Agence de l'innovation technologique en Afrique du Sud (TIA) a été présentée par M. Malesela Lekoto. Créée, elle aussi, en 2008, elle contribue à la création de nouvelles opportunités d'emploi et diversifie davantage la dynamique économique en tablant sur des produits et des solutions intelligentes exportables. Parmi les programmes établis par la TIA, l'orateur cite le programme des stations technologiques, le programme des plateformes technologiques, le programme de l'innovation comme vecteur de développement ainsi que le programme de l'innovation technologique produite par les jeunes. «La TIA stimule et appuie l'innovation technologique afin de participer à l'amélioration de la qualité de la vie en Afrique du Sud. Ainsi, le transfert des technologies et de l'innovation sert le développement de plusieurs secteurs et de plusieurs start-up, soit les micros, les petites et les moyennes entreprises», a-t-il souligné.


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