L'assemblée, qui se déroulera demain, votera les nouveaux amendements proposés, notamment en ce qui concerne la coupe Davis L'ITF (Fédération internationale de tennis) tient pendant trois jours, à partir d'hier, sa conférence et son assemblée générale en présence des pays membres et du comité exécutif, sa plus haute autorité. Cette année, l'accent est mis pendant la conférence qui précède l'assemblée générale, sur des séminaires, des discussions et des entrevues concernant la stratégie de développement de l'ITF, la vulgarisation de la pratique du tennis dans le monde et le rôle de la femme à l'ITF et dans les pays membres en vue d'améliorer les performances et de faciliter l'accès à la pratique de ce sport. Pendant deux jours, les commissions diverses de l'ITF, le «Board» et les différents ateliers animés, vont débattre en long et en large des stratégies futures de développement et de formation, ainsi que des propositions pour améliorer la gouvernance dans le tennis mondial. L'actuel président de l'ITF, David Haggerty, compte multiplier les ateliers et les discussions autour de certains thèmes-clés, pour permettre aux pays membres et aux différentes commissions de participer dans ce changement profond qu'il compte déclencher. Haggerty veut prendre du recul par rapport à son prédécesseur Ricci-Bitti, et mise sur des amendements qui touchent notamment la coupe Davis (révision totale de la formule pour les deux premiers groupes) et la Fed Cup. Les amendements vont aussi toucher les règles de la bonne gouvernance du tennis, c'est-à-dire au niveau de l'ITF et des fédérations membres. L'assemblée générale aura lieu demain et examinera à travers le vote l'ensemble de ces amendements. L'ITF, fidèle à ses habitudes, est une institution «inaccessible» malgré cette tendance vers l'ouverture comme le communique D. Haggerty. Le tennis mondial est régi selon un ordre préétabli et un équilibre de forces entre les grandes nations du tennis. Tout changement voté et appliqué à partir de 2019 ne va qu'améliorer la qualité de la gestion et inciter les pays membres à opter pour la transparence, l'équité et le contrôle dans leur gestion, tout en augmentant les revenus générés par les différents événements qui relèvent de l'ITF. Ce qui nous intéresse, au niveau du tennis tunisien, c'est l'accès en premier lieu, aux différents concours financiers et techniques pour améliorer le niveau de nos jeunes joueurs. Les différents tournois futures, les centres d'entraînement ITF, les tournées ITF pour nos joueurs, les stages de recyclage pour nos entraîneurs (un énorme besoin pour le tennis tunisien qui manque de formateurs au profit des entraîneurs du tennis de loisirs), voilà les occasions qu'on doit exploiter davantage. A noter qu'à partir de 2019, et dans le cadre de ces amendements à voter, les règlements des tournois futures (dotation et formule) ainsi que le classement ATP vont changer. Désormais et à partir du classement 2019, l'ATP devrait limiter le nombre de classés professionnels (entre 700 et 750) pour laisser à l'ITF un classement de transition pour les jeunes joueurs. Le tennis professionnel est en train de changer, sous l'impulsion de l'ITF et, bien sûr, de l'ATP et du WTA. Encore plus d'argent, plus de formation, plus de gouvernance et moins de centralisation et de pouvoir, mais toujours ces enjeux politiques «effrayants» et ces «ambitions politiques» de tous les dirigeants du tennis!