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Le chemin est encore long
L'ère Giresse a commencé
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 04 - 2019

La matière existe. La seule question à se poser est bien celle relative à l'usage qu'on fera de tous ces éléments. Il est donc question d'organisation pour maximaliser cette force humaine pour en tirer le meilleur parti. C'est le travail de monsieur Giresse !
L'ère Giresse a commencé par une large victoire et une…petite défaite face à l'Algérie. Mais ce qui nous a le plus intéressé à l'occasion de ces deux sorties, c'est bien le visage présenté par l'équipe de Tunisie. Une équipe qui, empressons-nous de le signaler, nous a donné l'impression que ses joueurs, surtout ceux qui se considèrent incontournables, ne bénéficie pas du même « engouement » et des mêmes motivations que celle qui l'a précédée.
Pourquoi cette impression ?
Tout simplement parce que certaines réactions, venant de la part de quelques-uns des joueurs convoqués, nous ont interpellé. Des figures « emblématiques » de onze national ont lâché quelques commentaires à la suite de leur absence, et cela nous a semblé aussi surprenant que déplacé.
Et c'est la raison pour laquelle nous avions dit à l'encontre de ces réflexions rapportées par différents organes de presse que « l'Equipe de Tunisie est au-dessus de ce genre de comportements et de commentaires et que revêtir la casaque nationale est un honneur et ceux qui n'en sont pas conscients n'y ont rien à faire ».
Empressons-nous de le dire, les « absences », à moins qu'elles ne soient véritablement et effectivement constatées, demeurent sujettes à caution. Il est en effet curieux de voir un joueur s'absenter pour « blessure » prendre part à un match que dispute son équipe d'origine.
Et c'est là où nous aboutissons aux conditions différentes que vit l'équipe de Tunisie après le « Mondial ».
Difficile
A cette occasion, même en traînant la patte, appuyés sur des béquilles, les joueurs, aucun joueur, ne voulaient rater cette consécration. Disputer un « Mondial » est le rêve de tout joueur et surtout pour ceux qui avaient intérêt à se mettre en évidence.
Nous savons que cette CAN sera difficile. Elle sera disputée par temps chaud et à une période où d'autres joueurs seront peut-être en vacances. Psychologiquement, il nous semble que le travail sera plus ardu. Psychologiquement, et partant du fait que la préparation mentale est de nos jours incontournable, il faudrait prendre conscience que le mental est décisif dans la réalisation de la performance et des résultats sportifs. Cette préparation mentale repose sur la manière de créer cette harmonie intérieure du sportif qui le met dans les meilleures dispositions pour se donner à fond et d'éviter de se trouver des excuses pour faire le moins d'efforts possibles.
La sélection, comme c'est le cas pour toutes les équipes du monde, est composée par des éléments qui évoluent à l'étranger et par ceux qui disputent la compétition nationale. Entre les deux groupes, au sein d'une équipe qui doit relever les mêmes défis, il faudrait créer cette harmonie intérieure qui permet à chaque joueur, d'où qu'il provienne, d'être en phase avec sa personnalité, ses valeurs et sa propre perception de la mission qui l'attend. Une façon de décupler ses moyens, de faire appel à son sens du devoir et sa force intérieure.
Comme le disait avec humour le célèbre joueur de base-ball Yogi Berra, «90 % du jeu se passe dans la tête et 50 % dans les muscles».
Des potentialités
Ceci dit à l'intention de ceux qui pensent qu'ils peuvent se permettre de « dribbler » leur monde, que vaut cette équipe de l'ère Giresse ?
Le nouveau sélectionneur est un homme qui a un vécu qui se respecte. Il a eu l'occasion d'entraîner des sélections constellées d'étoiles, mais n'a pas encore connu une véritable consécration continentale qui aurait pu lui valoir cette satisfaction qui fait de l'entraîneur un homme apaisé. Comme l'est par exemple Renard, le sélectionneur marocain qui a su tirer le meilleur profit des éléments qu'il a eu à diriger, au niveau continental.
Mais Giresse savait ce qui l'attendait et avait certainement une idée des potentialités de l'équipe de Tunisie. Il n'a pas caché ses intentions en visant le dernier carré. Et c'est cette modestie qui a le plus retenu notre attention. Il a été modeste et l'homme prudent est toujours beaucoup plus respecté que ceux qui tiennent à amuser la galerie par des déclarations intempestives lancées juste pour flatter l'ego de ceux qui sont toujours prêts à fondre en larmes en écoutant ce genre de balivernes.
Face au Swaziland, l'équipe a simplement déroulé et s'est tout carrément amusée. Il n'y avait pas de quoi s'alarmer quant à l'issue du résultat final, les adversaires du jour étaient d'honnêtes représentants d'un pays qui faisait ses premiers pas. Gageons qu'il fera des pas de géant en un temps record, et qu'il faudrait s'en méfier dans le cas où nous le retrouverions sur notre route.
Des promesses
Pour l'équipe de Tunisie, il fallait retrouver ou trouver une synergie assez perceptible pour pouvoir se dégager du doute qui l'a enveloppée à l'occasion du « Mondial » russe, en dépit des grandes promesses et des moyens investis, pour lui permettre de concrétiser les mille et une promesses faites à la veille du départ.
Face à l'Algérie, tout le monde en convenait, l'adversaire présentait une tout autre version de ce qu'on appelle adversité palpable, réelle et sans concession.
Les Algériens possèdent en effet une équipe tout à fait respectable où les éléments de très grande valeur étaient capables, individuellement ou collectivement, de faire la différence à n'importe quel moment.
Et nous avions eu l'occasion de voir évoluer une équipe tunisienne toujours aussi futée, accrocheuse, disciplinée dans l'application des consignes, occupant le terrain avec une certaine aisance tout en s'adaptant avec souplesse aux réactions de ses adversaires qui étaient beaucoup techniques et qui faisaient courir le ballon. L'équipe de Tunisie s'est également employée à gagner ses duels, ce qui rendait la tâche des Algériens difficile, en dépit de leur rapide progression balle au pied. Sans ce pénalty, les Algériens auraient été obligés de partager les points.
Dosage et récupération
Toujours est-il, que sans regarder dans l'assiette du voisin, il faudrait s'évertuer à mettre en place l'ossature dure du onze national. La rentrée de ceux qui étaient absents, pour une raison ou une autre, nous permettra de voir plus clair. Les moyens humains nous semblent assez respectables. Les moyens techniques aussi, si l'on part du principe que la totalité des joueurs appelés sont jeunes, bien en souffle, en pleine possession de leurs moyens, et qu'ils disposent d'une large marge de progression. La multiplicité des rencontres que disputent la majorité des joueurs au sein de leurs clubs respectifs est un avantage certain, mais ce qui serait important pour le groupe à retenir est bien le dosage pour assurer une bonne récupération et une entrée en compétition en pleine possession de leurs moyens.
C'est l'affaire de la fédération et bien entendu des clubs qui devraient, chacun dans les limites de ses prérogatives, arriver à la CAN avec des joueurs frais et moralement disposés à aller au charbon.
La matière existe. La seule question à se poser est bien celle relative à l'usage qu'on fera de tous ces éléments. Il est donc question d'organisation pour maximaliser cette force humaine pour en tirer le meilleur parti.
C'est le travail de monsieur Giresse !


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