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On veut des actes
Impartialité et titre de noblesse sportifs
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 01 - 2011

On ne sait pas ce qu'il conviendrait d'imaginer pour le sport dont les bases fondatrices ont été sapées depuis plusieurs années. Souhaitons quand même qu'il trouve les hommes pour remettre de l'ordre dans un environnement sens dessus dessous, de resserrer les rangs au lieu de mettre à distance. De réchauffer au lieu de refroidir...
Au départ, le sport était essentiellement une activité de loisir, un moyen de divertir et de rassembler les hommes. Il ne représentait pas l'activité professionnelle qu'il est devenu au fil des années. S'il a toujours été une passion populaire, il a fini par drainer de nombreux intérêts et déborde très largement du seul cadre du terrain. Il est de plus en plus question de marketing, de communication, d'argent, et toute une population nouvelle est venue se greffer à lui. Il a pris une ampleur à peine croyable grâce évidemment aux enjeux et aux intérêts apparus ici et là. Très logiquement, les sportifs, c'est-à-dire les athlètes, devaient être les premiers bénéficiaires, mais la rémunération a servi les intérêts croissants d'autres intervenants. Trop de personnes extérieures au sport rodent autour du milieu pour leur unique profit.
Le sport est devenu aussi l'opium des hommes tout en étant utilisé de façon négative. On ne se lève pas contre les sommes d'argent faramineuses. Mais on déplore tous les abus. Car de là où il est conçu et surtout orienté, il n'est pas resté fidèle à ce formidable moyen pour favoriser l'intégration. A ce magnifique outil pour la jeunesse, à la meilleure école pour véhiculer des valeurs saines, la discipline, l'esprit collectif, et à soulager les maux qui frappent la société moderne, un petit tour dans les arrières du faire-croire des pratiques sportives des dernières décennies, nous fera découvrir un certain nombre de procédures d'apparence anodine et qui sous-entendent le "sportivement correct".
D'où cette tranquille hypocrisie : l'objectivité à façon ou la déontologie sur mesure. Celle qui remplace l'idée par l'interprétation, le complexe par le simple et l'assentiment par le soupçon.
La méthode prenait au fait la place de la doctrine et on ne manquait pas chaque fois de réduire la marge de l'esprit libre, de dénaturer les faits et les identifications tout en sachant garder le pouvoir d'appeler blanc le noir et noir le blanc. Ces investigateurs d'un monde, qui ne pouvait pas être le nôtre, avaient aussi le pouvoir de faire d'un chercheur de vérité un imposteur, du refus de prendre parti un parti-pris. Un «exploit», nous en convenons. Mais à leur manière et surtout momentanément et non pas éternellement.
Au fait, ils avaient oublié qu'ils ne tueront pas à jamais au moral et au physique l'âme des hommes qui ne se soumettent pas.
La faute à qui ? A tout le monde et à personne, comme bien souvent lors d'un naufrage collectif. Evidemment, personne n'est exempt et les responsabilités sont multiples à tous les niveaux de la structure. Il serait aisé de se focaliser sur une personne présentée ici et là comme à l'origine d'autant de dépassements, ou des décisions incompréhensibles et souvent à contretemps. Facile.
Le nivellement des valeurs est manifeste et c'étaient les mêmes personnes qui s'imposaient. L'histoire pèse d'un poids considérable, presque autant que les dépassements. Mais il ne suffit plus aujourd'hui d'exister, il faut aussi se se démarquer. On ne se présente pas au sommet comme ça, mais en espérant reconstruire de nouveau.
Une biographie se fabrique, une œuvre ne s'invente pas. L'une et l'autre faisaient pourtant partie du même ordre en ceci qu'elles mélangent fiction et réalité. Laquelle servait de décors à l'autre? Le sport n'était à vrai dire que de l'intrigue. Les enjeux, les intérêts brisaient le rectangle, tout particulièrement en football et se promenaient parmi nous. Ils décadraient et fragilisaient. Le sport tunisien n'a jamais été, osons le mot, une existence. Il n'a jamais pu regagner son lieu de naissance.
Il n'en demeure pas moins que pour être remis sur la bonne voie, il ne devrait pas souffrir de la comparaison tout en évitant de donner encore l'impression de ne pas avoir acquis la fermeté du système, les articulations et la science du rythme. Il y a encore davantage de chemin à accomplir qu'on ne pourrait le supposer et la menace d'un possible démon intérieur, qui peut être le doute, la nervosité, l'agitation, l'anxiété, l'inconstance, les états d'âme est toujours là. Eviter de vivre par un mal plus inconnu qui germe sans même qu'on le sache.
L'argent ne suffit pas à faire des sportifs accomplis, épanouis. Il faut certainement autre chose: réhabiliter la fraternité, notion oubliée, délaissée, ringardisée.
Autant nous étions passés par l'âge sceptique du sport, autant la fresque n'a jamais ressemblé à un rite d'adhésion collective, autant il devient aujourd'hui nécessaire de déjouer la culture des clichés habituels. Il faut souffler le mythe là où avaient régné le concept et la colère dans nos subtilités distantes et froides.
On ne sait pas ce qu'il conviendrait d'imaginer pour le sport dont les bases fondatrices ont été sapées depuis plusieurs années. Souhaitons quand même qu'il trouve les hommes pour remettre de l'ordre dans un environnement sens dessus dessous, de resserrer les rangs au lieu de mettre à distance. De réchauffer au lieu de refroidir.
L'impartialité, titre de noblesse pratique de chaque jour, ne devrait pas engager seulement ceux qui écoutent. Mais aussi et surtout ceux qui agissent...


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