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Lorsque la chair à canon dégaine le stylo
Le bloc-notes - Littérature des guerres d'Irak et d'Afghanistan
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 03 - 2010


Y a-t-il quelque chose de plus noble que l'écrit? On pourrait gloser longuement là-dessus. Toujours est-il que l'écrit se retrouvera, tout compte fait, aux avant-postes de la hiérarchie des normes de la noblesse. Ecrire est un acte salvateur. Certes. Pour ceux qui en éprouvent le lancinant besoin surtout, même en n'étant pas des écrivains professionnels. Mais l'écrit, à l'instar des mots en général, est un carrefour de sens. Le verbe est un, les significations multiples. La sémiologie est totale, débridée. Les mots en disent plus que toute autre chose sur les hommes, le monde, le vécu. Lu avant-hier dans le Washington Post: "La guerre bien écrite, c'est ainsi que l'on pourrait baptiser cette vague récente de mémoires, de poèmes, de blogs et même de rapports militaires, rédigés par des combattants en Irak et en Afghanistan. La littérature américaine a toujours eu des écrivains-soldats dans ses rangs, des mémoires du général Ulysses S. Grant sur la guerre de Sécession à A propos de courage [Plon, 1992], de Tim O'Brien, sur le Vietnam, en passant par Les Nus et les Morts [Livre de Poche, 2000], le roman de Norman Mailer sur la guerre du Pacifique. La nouvelle vague est différente. Militaires de carrière, ces écrivains explorent le sujet intemporel de la futilité de la guerre, mais il s'agit de conflits que la plupart d'entre eux approuvent. Leurs livres regorgent de sang, de commandants incompétents et d'angoisse, celle de perdre des hommes au combat, mais les guerres elles-mêmes ne sont pas remises en question. “Ils considèrent la guerre comme un moyen de connaître la gloire”, commente le romancier Tim O'Brien". On l'a compris. Après l'adieu aux armes, la chair à canon dégaine le stylo. Cela donne un corpus littéraire didactique de la guerre. Les nouveaux auteurs traitent de sujets dans le vif des préoccupations militaires: complexité de la guerre, réalité du terrain en Afghanistan et en Irak, doctrine des démarches et postures anti-insurrectionnelles, etc, inutile de souligner que ces "travaux" bénéficient du soutien des supérieurs et états-majors et ont même, nous dit-on, influencé les rapports militaires, qui se distingueraient désormais par leur lisibilité. Le capitaine Matt Pottinger, officier des Marines, est catégorique là-dessus: "Il est essentiel que les textes officiels soient bien écrits afin de toucher un public plus important, si l'on veut que les gens comprennent ce que nous nous efforçons de faire", précise-t-il. En somme, une nouvelle littérature fonctionnelle est en train de se mettre en place sous les cieux d'Amérique. La littérature guerrière emboîte le pas au journalisme suiviste. Les écrivains en herbe talonnent les journalistes embarqués dans les unités de combat américaines en Irak (les fameux embedded). Philippe Madelin, écrivain d'investigation, l'a si bien décrit il y a trois ans: "Ce type de “missions journalistiques” est né avec les guerres modernes où la propagande est devenue une arme. La France s'y est mise dès la Première Guerre mondiale. Les “correspondants de guerre” sont gérés par les états-majors, ils portent des uniformes militaires, on leur attribue des grades, commandant ou colonel. Ils sont conduits sur les théâtres d'opération pour pouvoir “rendre compte objectivement” des événements, c'est-à-dire dans le sens voulu par les généraux. On fournit aux journalistes plus ou moins intégrés dans les unités de combat matériel et protection, ce qui n'exclut pas les risques. Le reporter de guerre devient un soldat comme les autres. Le système sera développé lors de tous les conflits suivants". La littérature "de combat" se lit à l'envers. Elle ne proteste plus. Elle ne dénonce et ne pourfend point. Elle se contente d'interminables et ennuyeux exercices de nombrilisme et autres envolées lyriques sur fond de légitimation de cette sale besogne par excellence qu'est la guerre. A la limite, cette littérature s'incruste dans la structure mentale, discursive et spéculative des tueurs. Parce que les états-majors dans les guerres d'occupation — et celles d'Irak et d'Afghanistan en sont une navrante illustration — ont avant tout le souci de pacifier le pays à leur avantage tout en anéantissant les résistants, assimilés toujours à des terroristes. Ainsi en est-il de cet ancien officier des marines, aujourd'hui directeur général du Centre pour une nouvelle sécurité américaine, groupe de consultants de Washington spécialisés dans les questions militaires. Certains de ses écrits sont on ne peut plus explicites : "La mauvaise nouvelle, c'est qu'on ne va pas beaucoup dormir ce soir ; la bonne nouvelle, c'est qu'on va pouvoir tuer des gens". Le mot de la fin : c'est le cas de le dire. S.B.F. 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