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Importance du temps dans la gestion industrielle
Point de vue
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 03 - 2011

Par Nourredine BEN MANSOUR, Ex-directeur au ministère de l'Industrie
Une nouvelle réalité économique s'est imposée avec force et a obligé les puissants pays industrialisés à se demander sur l'avenir de leurs économies. Une chose est sûre à savoir le changement profond du capitalisme aura lieu et dans l'avenir ne serait plus tel comme il est conçu actuellement.
Plusieurs économistes et stratèges à travers le monde ont proposé de revoir le système financier actuel en mettant en place de nouvelles orientations et régulations dont l'objectif principal est de faire éviter à l'économie des bulles financières.
L'entreprise, comme tout être humain, traverse plusieurs étapes dans sa vie : le lancement, le maintien, la croissance et le déclin. Les phénomènes naturels suivent la même allure, ils commencent doucement et lentement, ils s'accentuent, ils deviennent forts et violents puis ils s'apaisent pour en finir en calme absolu. Toutes les étapes de la vie de l'entreprise ne sont pas les mêmes. Elles ne sont pas linaires et ne suivent pas une ligne rectiligne.
L'une des causes du déclin de certaines entreprises tunisiennes se situe au niveau de leur mauvaise interprétation de la notion temps qui a pris une position plus accélérée et plus rapide. Le temps d'aujourd'hui diffère de celui d'hier par son accélération et sa réactivité. C'est un temps sans effets de retardement. Cette nouvelle réalité a eu une conséquence grave sur les coûts de production, car en fait les entreprises performantes produisent dans un temps plus court que celui des mêmes produits fabriqués dans les pays en voie de développement. De ce fait et en conséquent plusieurs produits des entreprises de ces pays ne sont plus compétitifs par rapport aux produits des pays industrialisés. Cette caractéristique a bien pris la surface surtout après la libéralisation de l'économie, où tout est devenu presque libre et s'est cristallisé en force par l'arrivée d'une concurrence complètement nouvelle, et qui utilise des moyens de promotion nouveaux et encore ignorés par plusieurs entreprises locales. Ces certaines entreprises des PVD ont été mises devant le fait accompli. Affronter ou abandonner. La conséquence de ce nouveau phénomène est le déclin d'une bonne partie d'entreprises.
Cette réalité, qui est encore incompréhensible pour certaines entreprises, oblige tout responsable industriel à saisir l'importance du temps dans la production. C'est une course contre la montre.
L'une des approches, qui peut faire éviter le déclin de l'entreprise, est que l'industriel, quelle que soit son activité, doit bien définir une méthode de détermination des coûts de production, avant la mise des produits sur le marché local ou extérieur, et doit avoir une large marge de manœuvre, dans tout le cycle de vie du produit, pour qu'il puisse résister aux matraques de la concurrence surtout des pays à faible coût de production. On ne peut plus tolérer les prix qui ne prennent pas en considération le facteur temps et l'évolution technologique. Ces deux inconnus sont, en réalité, pour plusieurs entreprises un seul inconnu car on ne sait plus qui est le premier et qui est le second ou, autrement, est-ce le temps qui entraîne et attire la technologie ou, au contraire, c'est la technologie qui détermine le temps et, de là, c'est elle qui assure le développement et la croissance de l'entreprise, ainsi que sa diversification dans le futur.
Incidence sur la compétitivité
Cette relation entre la technologie et le temps a une incidence directe sur la compétitivité, qui ne serait positive qu'en les prenant, tous deux, en considération tout au long de la vie de l'entreprise. La compétitivité efficace est tributaire aujourd'hui de ces facteurs qui sont devenus le mot de passe des entreprises gagnantes. L'entreprise, ainsi que sa branche de spécialité ne peuvent plus assurer une compétitivité offensive qu'à travers une politique d'optimisation des coûts et de mise en cause en continu. Le chef d'entreprise est obligé, surtout dans l'état actuelle des choses où les frontières ont commencé jusqu'à une certaine mesure de prendre congé, de revoir sa position et sa façon d'interpréter les phénomènes économiques et leurs facteurs avec un nouvel esprit et une nouvelle redéfinition et de compréhension de la notion du temps qui, malheureusement, n'est pas comprise au sens réel, et elle est encore floue et sombre pour certains.
L'évolution positive de l'entreprise est tributaire en premier de sa capacité innovante dans tous les domaines de sa spécialité. Elle est le résultat d'une stratégie innovante qui prend en considération, et en perpétuel, tous les phénomènes économiques, quelles ques soient leurs importances sur la même longueur d'onde d'une manière qui permet de les détailler et de les analyser en profondeur. Pour ce genre d'entreprises, l'ennemi majeur est l'imprévisible. Sur cette base, on arrête une panoplie de suppositions ciblées dans le temps avec réactualisation perpétuelle. Cette façon de concevoir l'avenir de l'entreprise est une garantie de succès. La bonne marche des entreprises, ainsi que les branches industrielles ne sont pas le fait du hasard ou de la puissance financière, mais elle est le fruit d'une nouvelle attitude managériale qui ne laisse rien au hasard. C'est le résultat d'un travail hardi qui ne reconnaît pas les limites et les frontières et qui est à la recherche de ce qui est camouflé ou occulté. C'est l'effort au-delà des possibilités de l'industriel anticipateur. C'est le dénicheur des niches en temps réel. C'est l'éclaireur.
La bonne marche dépend essentiellement de son degré de réactivité, c'est-à-dire elle est une dérivée du temps, qui s'accélère continuellement.
Cette nouvelle notion du temps qui est en train de se redessiner et de prendre position de partout sans visa ou invitation est la conséquence directe des évolutions technologiques et de là du succès de quelques industries. Elle est une partie intégrante et déterminante de l'anticipation, arme secrète de l'imagination. Elle est le tremplin au succès. Le tissu industriel surtout celui à faible valeur ajoutée doit être entouré d'une anticipation volontaire de la part des chefs d'entreprise et il doit être l'objet d'une réactualisation perpétuelle qui peut au moins détecter à temps les lacunes et de renforcer ce qu'il faut renforcer. Comme plusieurs industries sont à faible valeur ajoutée, il est devenu un devoir pour chaque responsable économique et de là chaque chef d'entreprise d'être conscient de l'enjeu économique, qui commence à apparaître, et de bien intensifier les contacts professionnels en vue de créer une certaine imagination et vision sur les nouvelles menaces et sur les moyens à y mettre pour les contrer. Ces chefs doivent, en tant que professionnels nationaux, de bien imaginer les futures évolutions technologiques qui peuvent influencer négativement les produits locaux et de mettre des scénarios de sauvetage, de remplacement et de substitution. Quelles sont les orientations stratégiques des axes et des industries stratégiques est une question qui doit être prise au sérieux, car elle comporte en réalité les éléments d'un comportement anticipatif envers les industries menaçantes. Par exemple, que sera la branche du textile-habillement en dix ans. Est-ce que des nouveaux pays vont apparaître et seront concurrents pour le pays? Comment dénicher tout ça en temps réel ? Faut-il se lancer en force dans le textile technique ? Dans tout les cas, en Tunisie nous avons des spécialistes qui peuvent répondre d'une façon convaincante et non théorique.
Changement réel
Savoir anticiper et définir les moyens qui aident l'anticipation à coller avec la réalité de l'imagination est du domaine des vrais stratèges qui sont en général munis d'une mentalité qui va de paire avec les changements économiques qui se manifestent en continu. Une bonne anticipation, une anticipation qui prédit certaines situations, voire une réelle anticipation ne peut avoir lieu sans avoir un esprit et une culture d'entreprise qui croient au changement et font partie d'une manière ou d'une autre de sa stratégie.
L'anticipation est une sorte de mentalité et une façon de penser envers le futur et qui permet de suivre les entreprises dans des phases différentes et qui en tire de là les éventuelles conséquences qui pourraient se manifester visiblement ou invisiblement. Autrement dit, le comportement des entreprises change selon les phases de leurs vies et selon les moyens et les dispositions mises à leurs dispositions. Prévoir n'est pas anticiper, car l'anticipation se réfère toujours à des expériences ultérieures qui ont été vérifiées à la longueur de diverses périodes d'application.
Le changement réel et par conséquent l'amélioration du comportement des entreprises ne se réalisent efficacement qu'avec une mentalité de meneur de jeu qui croit au changement continu tout au long des phases de vie de l'entreprise. Ce changement doit être reconsidéré selon une approche nouvelle qui croit que la réalité existante ne fait plus partie du passé, mais englobe en elle-même la réalité de l'avenir qui doit être saisit dans sa totalité et la faire approcher et la concrétiser par une imagination qui saisit les solutions adéquates et justes du futur. Cette façon de penser et de définir et redéfinir les nouvelles réalités de la situation économique de l'entreprise, ou du secteur en tant que tout, présente une marge de manœuvre appréciable dans une certaine mesure pour les entreprises qui se veulent avoir une partie du marché et être, au moins pendant leur période de croissance, à l'abri des bouleversements du marché.
Le changement ou les vraies réformes de l'entreprise touchent essentiellement ses points forts et non pas ses points faibles. Il est plus rentable d'éviter de renforcer les points faibles car ces derniers peuvent s'avérer avec le temps non efficaces et exigent plus d'efforts et de moyens, qui dans la plupart des circonstances font défaut soit par manque de moyens ou par manque d'une stratégie appropriée qui enrobe globalement les intentions stratégiques. Le renforcement des points faibles demande plus de temps et plus de rapidité dans l'exécution des tactiques arrêtées. Raser et commencer à zéro demande aussi des moyens importants qui ne sont disponibles qu'auprès des puissants groupes qui se permettent jusqu'à une certaine mesure, pour une période bien déterminée de pendre le risque, voir même passer pour une période creuse de mise en cause et de perte.


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