En si peu de temps, il est sorti des oubliettes et attise toutes les convoitises... Salama Kasdaoui est un globe-trotter du football tunisien.Il avait débuté à Jendouba Sport. Ses qualités avaient convaincu les dirigeants" sang et or " tunisois pour le recruter. Pour l'enfant de Kroumirie, c'était un joli rêve d'évoluer dans l'une des grosses cylindrées du pays. Mais faute d'adaptation ou pour d'autres raisons, il n' avait pas réussi à faire long feu du côté du Parc B. Aussitôt après, il a changé de camp pour élire domicile au Bardo.L'expérience avec le ST n'avait pas trop duré non plus.Il a fini par échouer à Kairouan. Depuis deux saisons sous les couleurs de la JSK, il a retrouvé le plaisir de jouer et a redécouvert d'autres sensations. Un rendement qui n'avait pas laissé le sélectionneur national indifférent, ce dernier l'ayant retenu parmi la liste élargie des joueurs locaux pour le Chan 2011 au Soudan.Tout le monde connaît la suite de cette agréable aventure pour ce joueur. Si l'on remontait le temps, vous attendiez- vous à faire partie de la campagne du Chan 2011 au Soudan ? Mon excellent parcours en championnat autorisait tous les espoirs. A cette époque, si l'on se référait au bilan provisoire du championnat, j'étais parmi les premiers buteurs de la compétition avec 5 buts au compteur.Je me disais qu'après tout c'était une sélection des joueurs locaux.Je pouvais y aspirer.Je ne m'étais pas trompé et le sélectionneur national m'avait retenu pour le stage du Maroc qui avait précédé la compétition. Cette convocation m'avait procuré beaucoup de motivation pour travailler davantage et pour être à la hauteur de la confiance placée en moi. “Une revanche à prendre sur le sort” Une première pleinement réussie pour un joueur fraîchement débarqué en dépit d'une forte concurrence... Vous connaissez la conjoncture. C'était une incroyable source de motivation.Spontanément, les joueurs s'étaient soudés pour défendre les couleurs nationales. Plus la compétition avançait, plus notre solidarité et notre force décuplaient. Il y avait un honneur à sauver, une responsabilité à honorer.C'est cette âme qui nous avait conduits à la consécration. D'autre part, sur le plan personnel, j'avais une revanche à prendre sur un destin capricieux. Aujourd'hui, le défi à relever est encore plus grand avec la concurrence de Sami Allagui et Issam Jemâa... Cela me donne une motivation supplémentaire pour démontrer que ma présence au sein de l'effectif n'est pas due au hasard. Il suffit de souffrir et de se plier à la loi de la concurrence. C'est le mérite sur le rectangle vert qui fait la différence.Lors du Chan au Soudan, je n'espérais pas être titulaire.Je suis maintenant en équipe nationale A.Je dois saisir ma chance jusqu'au bout. L'émulation ne me fait pas peur. Quel commentaire faites-vous sur la mesure prise par Sami Trabelsi de réduire au maximum le nombre de joueurs expatriés? C'est un geste très audacieux de sa part. C'est quelqu'un qui mise beaucoup plus sur la fraîcheur physique et mentale que sur la notoriété présumée et conférée par les championnats européens.Je n'ai pas la prétention de dire que notre championnat est supérieur aux leurs mais c'est le degré de compétitivité qui finit par trancher.Notre coach en est pleinement convaincu.C'est une philosophie à respecter. Qu'avezhoro-vous à ajouter sur la nouvelle orientation du sélectionneur national de faire confiance aux jeunes? C'est également un choix lié à ses propres convictions et à sa projection dans l'avenir.Lors de ses réunions techniques, il fait souvent allusion au nouveau cycle par lequel devrait passer notre sélection. Il ne cesse de dire que la transition se fera en douceur et sans grands chambardements.La preuve, nous sommes encadrés par de véritables ténors, à l'instar de Adel Chédli, de Aymen Mathlouthi.Issam Jemâa, Khaled Souissi, Fateh Gharbi, Khaled Korbi sont également des joueurs assez expérimentés capables de souder le groupe.C'est une véritable osmose qui s'opère et qui augure de lendemains meilleurs. Mis à part le dernier quatuor injecté, voyez- vous d'autres jeunes capables de frapper à la porte de l'équipe nationale A ? Avec Sami Trabelsi, la porte ne sera jamais close.Tous les joueurs de l'équipe olympique ou ceux qui évoluent dans notre championnat peuvent à tout moment aspirer à une promotion en équipe A, pourvu qu'ils se distinguent.Le seul critère est le mérite et le travail.