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Le consensus pour faire face à toutes les dérives
Caïd Essebsi rencontre les membres de la Haute Instance
Publié dans La Presse de Tunisie le 14 - 07 - 2011

• Les divengences ne doivent pas conduire au départ d'une quelconque partie de la Haute instance
M. Béji Caïd Essebsi, Premier ministre au sein du gouvernement transitoire, a affirmé que "Les divergences ne doivent pas conduire au départ d'une quelconque partie de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, compte tenu du caractère délicat de l'étape, qui connaît une dérive sécuritaire, économique et médiatique."
Dans son allocution à l'ouverture de la réunion qu'il a eue, hier matin, au Bardo, avec le président et les membres de la Haute instance, le Premier ministre a indiqué "avoir tenté, partant de son sens du devoir, de contacter les différentes sensibilités politiques qui se sont retirées de la Haute instance et de les convaincre de rejoindre ses rangs", formant le voeu de voir ces parties revenir sur leur décision de retrait dans les plus brefs délais.
Il a précisé que le gouvernement a essayé de cerner les divergences et de leur identifier les solutions appropriées, rappelant "que les divergences ont invariablement débouché sur un consensus".
M. Essebsi a affirmé, dans ce cadre, que le gouvernement traite sur un pied d'égalité tous les partis politiques qui disposent d'une autorisation légale, soulignant l'impératif qu'il y a à ce qu'ils participent tous à l'opération de transition démocratique pour servir les intérêts de la Tunisie et de son peuple. Il a exprimé sa reconnaissance à la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution pour les efforts qu'elle déploie en vue d'assurer le succès du processus de transition.
Auparavant, M. Yadh Ben Achour, président de la Haute instance, avait mis en relief "le caractère dangereux et délicat de l'étape" que vit aujourd'hui la Tunisie, au plan politique et social.
Il a, d'autre part, rappelé le décret-loi organisant la composition et le déroulement du travail de la Haute instance et qui lui offre la possibilité de discuter et d'échanger les vues avec le gouvernement transitoire à propos des affaires publiques du pays.
Il incombe à toutes les parties de sortir le pays de la crise
C'est sur la situation économique délicate que traverse le pays en raison de l'ampleur prise par le niveau du chômage et de la poursuite des revendications et manifestations qui handicapent le rendement des entreprises que s'est focalisé le Premier ministre du gouvernement provisoire, M. Béji Caïd Essebsi, dans ses réponses aux interventions des membres de la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, la réforme politique et la transition démocratique, à l'occasion d'une séance de dialogue organisé hier à la Chambre des Conseillers.
Dans cette perspective, la responsabilité incombe à toutes les parties, Haute Instance, partis politiques, associations, médias et gouvernement de sortir le pays de cette situation délicate et d'organiser des élections libres, crédibles et transparentes à la date prévue du 23 octobre prochain.
Le Premier ministre du gouvernement provisoire a relevé que plusieurs secteurs ont enregistré des manifestations et des grèves à l'instar de la magistrature, de la douane ou la sûreté en dépit de l'interdiction en vertu de leur statut, invitant à la nécessité de dépasser les considérations catégorielles pour ne tenir compte que de l'intérêt du pays. Il a estimé par la même occasion que le projet de décret-loi relatif à la profession d'avocat qui a fait l'objet d'amendement ne méritait nullement un tel tollé.
Après avoir insisté sur l'importance du dossier de l'emploi d'autant plus que le pays compte 700 mille chômeurs auxquels s'ajoutent annuellement 80 mille primo-demandeurs d'emploi dans un contexte de croissance économique nulle, M. Béji Caid Essebsi a rappelé que le gouvernement de transition a mis en place plusieurs programmes dont celui visant l'emploi de 60 mille chômeurs.
Par ailleurs, il a démenti le fait que le gouvernement ait conclu des accords de prêts avec des pays sans en avoir informé l'opinion et les acteurs de la vie politique, insistant sur l'impératif de tenir compte de l'intérêt supérieur du pays dans les diverses étapes de négociations engagées avec toutes les parties concernées.
Abordant, d'autre part, la question de l'extrémisme religieux et des comportements hostiles, il a estimé qu'elles n'ont aucune relation avec la religion ajoutant que quelles que soient les circonstances, il est inadmissible d'accepter de telles actions et de les exploiter à des fins politiques.
Sur un autre plan, le Premier ministre du gouvernement provisoire a précisé que la Tunisie a entrepris de grands efforts afin d'extrader le président déchu mais que la décision dépend de la volonté d'autres pays. Ceci n'empêche pas les commissions spécialisées de poursuivre le travail visant à reprendre les sociétés et les propriétés accaparées par la famille et les proches du président déchu et à récupérer l'argent déposé à l'étranger.
Les réponses de M. Béji Caïd Essebsi ont également eu trait à l'amnistie générale, le droit de réunion, l'émigration illégale, le récent remaniement partiel du gouvernement, les nominations non agréées, quelques volets de la politique étrangère ainsi que les relations de la Tunisie avec l'Union du Maghreb arabe.
La parole aux membres de la Haute Instance
Comment réagissez-vous à l'initiative d'instaurer un débat sur les questions de l'heure entre la Haute Instance et le Premier ministre intérimaire ? Comment évaluez-vous les thèmes soulevés par les participants au débat ? Les réponses données par M. Caïd Essebsi ont-elles été à la hauteur de vos attentes et ont-elles reflété les véritables préoccupations des citoyens ?
La Presse a posé ces trois questions à quelques membres de la Haute Instance qui ont bien voulu nous livrer leurs témoignages.
Le juge Mokhtar Yahiaoui : Il est impératif d'éclairer l'opinion publique
L'initiative est louable en soi et elle est à encourager. C'est très important de maintenir le dialogue avec le Premier ministre et surtout avec les ministres dont les départements soulèvent le plus d'interrogations.
La venue aujourd'hui (mercredi) du Premier ministre ne peut, en aucune manière, remplacer les autres ministres que nous attendons toujours.
S'ils veulent reconnaître l'importance de cette instance que le Premier ministre n'a jamais appelée de son vrai nom, il est important que les ministres acceptent d'être interrogés sur le fonctionnement de leurs départements, d'éclairer l'opinion publique et de répondre à ses préoccupations.
La pire manière de fausser un débat est de poser dix questions à la fois et c'est ce qui vient de se passer aujourd'hui.
Le Premier ministre a été évasif, il n'a apporté aucune réponse concrète ou un ajout réel d'information sur le fonctionnement du gouvernement, que ce soit pour les nominations contestées, la lenteur des poursuites judiciaires contre le président déchu et les anciens responsables, l'arrestation des assassins des martyrs de la révolution ou la réforme de la justice.
La question qui me taraude l'esprit est bien la suivante : est-ce qu'on a la volonté d'aborder réellement les questions politiques ?
Me Saïda Garrach (représentante de l'Association tunisienne des femmes démocrates) : Une réelle représentation des préoccupations des citoyens
L'initiative de ce débat n'est pas venue du néant puisqu'elle émane d'une revendication insistante des membres de la Haute Instance, en tant qu'une forme de concrétisation du décret-loi portant création de l'Instance qui stipule ce genre de dialogue et de concertation.
Reste qu'une période de deux mois s'est écoulée entre la première rencontre et celle d'aujourd'hui. (mercredi 13 juillet). Cela veut dire que le gouvernement résiste encore à mettre en application ce volet précisément.
Mais, il reste toujours positif d'organiser ce débat étant donné la délicatesse de la période de transition qui exige davantage de compréhension et de coopération entre toutes les composantes du paysage politique national.
Ces questions posées par les intervenants ont été déjà discutées, avant le débat, en termes de représentation politique et associative et un accord a été établi sur les thématiques à soulever.
A mon avis, elles ont reflété un vrai souci et une réelle représentation des préoccupations des citoyens. Elles traduisent également le sens de la responsabilité qu'ont les membres de la Haute Instance de leur mission.
Autant les réponses du Premier ministre étaient claires et précises sur certaines questions, autant elles étaient évasives sur d'autres à l'instar de celle ayant trait à la levée des réserves de la Tunisie sur la convention internationale de lutte contre toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, de la question sécuritaire, de la nomination du nouveau secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, du non-respect par certains extrémistes de la liberté de création, des poursuites judiciaires encore très lentes contre les assassins des martyrs et les symboles du régime déchu.
Samir Ben Amor (représentant du Parti du congrès pour la République) : Des réponses diplomatiques
Notre parti a exigé, depuis une longue période, l'organisation de rencontres-débats avec les membres du gouvernement et à leur tête le Premier ministre, et ce, dans le cadre de la mission confiée à la Haute Instance en matière de suivi de l'action gouvernementale.
Malheureusement, l'Instance a mis le paquet sur l'élaboration des lois (code électoral, loi sur les partis politiques, pacte républicain, etc.) et a délaissé le contrôle des activités du gouvernement.
Notre souhait est que la rencontre-débat d'aujourd'hui (mercredi 13 juin) confère un peu d'équilibre aux interventions de la Haute Instance et qu'elle soit suivie d'autres rendez-vous de concertation et d'échanges.
Les intervenants au débat ont abordé l'ensemble des sujets préoccupant l'opinion publique nationale.
Tout en remerciant le Premier ministre pour avoir réagi aux questions et aux propositions soulevées par les membres de la Haute instance, je considère que ses réponses ont été diplomatiques comme d'habitude et qu'il n'a pas avancé des solutions pratiques.
Issam Chebbi (représentant du Parti démocratique progressiste) : A la recherche du consensus national
L'initiative d'organiser ce débat est très importante et ces rencontres de concertation et d'échanges doivent être intensifiés afin que l'on puisse traiter tous les problèmes posés avant que leurs répercussions négatives ne prennent de l'ampleur ou menacent les acquis de notre révolution.
Je suis persuadé que ce type de communication gouvernement-Instance ne peut être que positif, même si nous ne parvenons pas à un accord sur les questions discutées ou que les réponses produites par le gouvernement ne sont pas convaincantes.
A propos des thèmes qui ont dominé le débat, je trouve que les intervenants ont posé beaucoup de questions, délaissant les dossiers sensibles, ce qui a donné l'opportunité au Premier ministre de choisir les questions auxquelles il voulait répondre et d'ignorer les interrogations restantes, eu égard au fait qu'il était dans l'impossibilité de commenter ou de réagir à tout ce qui a été soulevé par les intervenants.
Au Parti démocratique progressiste, nous avons décelé dans le discours de M. Caïd Essebsi une nette volonté de parvenir à un consensus national et un souci clair de conduire la Tunisie vers les prochaines échéances électorales, dans un climat de démocratie et de paix civile.
Nous exprimons notre soutien à cette démarche, un appui que nous considérons comme un devoir national au vu de notre attachement à la réussite de la transition démocratique.
Toutefois, nous appelons le Premier ministre à réviser certaines nominations comme celle du secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, de manière à rompre définitivement avec les pratiques du régime déchu dont en particulier la normalisation avec Israël.
Me Abdeljelil Bouraoui (ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats) : Pour des rencontres-débats régulières
C'est une initiative qui concrétise les objectifs et le rôle de la Haute Instance consistant à suivre l'action du gouvernement, à faire des propositions et à poser les questions de l'heure.
Il s'agit, en effet, d'un exercice de consultation et d'échanges entre deux institutions qui évoluent dans un cadre consensuel.
Les thèmes abordés ont été multiples et diversifiés et ont traité des préoccupations des Tunisiens dont en premier lieu la sécurité et la réussite de la transition démocratique.
Cette dernière doit s'accompagner par l'instauration d'une justice transitionnelle qui rendra justice à toutes les victimes de la révolution et qui jugera les symboles de l'ancien régime, à la mesure des crimes qu'ils ont commis.
Comme à son habitude, le Premier ministre nous a fourni des réponses très politisées. Il a répondu à sa façon en essayant de nous donner l'impression qu'il est à notre écoute.
Notre souhait est que ces rencontres deviennent régulières et que le prochain projet économique du gouvernement soit soumis à notre discussion avant son adoption.
Abdelkader Zitouni (président du Parti Tunisie verte) : Des provocations inacceptables
Le Parti Tunisie verte pense que ce genre de contact est très important et qu'il faut généraliser ces rencontres avec tous les ministres afin qu'on puisse être éclairés sur tout ce qui se passe dans notre pays.
Nous pensons que certaines décisions qui peuvent être mal comprises ont besoin d'être explicitées à la Haute Instance et, de ce fait, on peut être convaincus de leur bien-fondé.
Les thèmes abordés par les intervenants ont été axés principalement sur la politique étrangère avec la nomination d'un nouveau secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères ainsi que sur les relations de la Tunisie avec les pays du Maghreb et du Golfe.
Nous aurions aimé tenir cette discussion avec le ministre des Affaires étrangères et que Caïd Essebssi parle de la politique gouvernementale sur les plans sécuritaire et social ainsi que des questions qui préoccupent les Tunisiens.
Le Premier ministre a été très sincère dans ses réponses et a fait preuve de sang-froid absolu face à certaines provocations inacceptables.
Notre parti demande au Premier ministre et au gouvernement de ne pas tomber dans le piège des provocateurs et de poursuivre ses relations avec la Haute Instance et nous appelons ceux qui ont quitté la Haute Instance à y retourner.
Notre objectif est de parvenir au consensus national dans cette période difficile que traverse notre pays.
Propos recueillis par A. DERMECH
Un débat à plusieurs variantes
Les membres de la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution ont critiqué, hier, l'action du gouvernement provisoire mettant l'accent en particulier sur la détérioration de la situation sécuritaire et s'interrogeant sur la portée du récent remaniement ministériel.
Lors d'une réunion houleuse avec le Premier ministre provisoire Béji Caïd Essebsi les membres de la Haute Instance ont aussi évoqué le développement de la scène politique ainsi que l'état de l'économie nationale et son impact sur le processus de transition démocratique.
Faisant le point de la situation sécuritaire dans le pays, le représentant du Parti socialiste de gauche, Nessim Keffi, a évoqué l'apparition du tribalisme et du régionalisme alors que M. Taoufik Jridi a demandé des précisions concernant les solutions préconisées par le gouvernement de transition pour résoudre le problème des sit-in. Pour Faouzi Sadkaoui "certaines parties" au sein du ministère de l'Intérieur seraient à l'origine des dérives sécuritaires.
L'évolution de la scène politique a été aussi au centre du débat. Des intervenants ont évoqué l'interdiction des meetings des partis politiques et des associations. De son côté, le président de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'Homme, Mokhtar Trifi, a dénoncé "la poursuite de la torture et l'atteinte aux libertés individuelles et collectives" et a appelé à l'adoption des conventions en faveur des femmes et à l'abolition de la peine de mort. Dans le même sens, Mme Dorra Mahfoudh s'est interrogée sur la portée du dernier remaniement ministériel mettant l'accent sur la réduction du nombre de femmes dans sa composition appelant à garantir les libertés et à veiller à la séparation entre la religion et la politique.
Des intervenants ont appelé le gouvernement de transition à accélérer le processus en vue de traduire devant la justice les symboles de l'ancien régime. Pour Ahmed Seddik, représentant de l'Ordre national des avocats, il est nécessaire d'accélérer les procédures pour la mise en oeuvre de l'amnistie générale. Le président du parti de la réforme et du développement, Mohamed Goumani, a déclaré que le gouvernement provisoire n'est soumis à aucun contrôle et que le recours à des personnalités politiques ayant travaillé au sein du RCD est "une provocation" de l'opinion publique.


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