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«Réaliser un développement inclusif et équitable»
Interview de M.Abdelhamid Triki, ministre de la Planification et de la Coopération internationale
Publié dans La Presse de Tunisie le 05 - 10 - 2011

• Notre objectif, partagé avec l'UE, consiste à établir un accord pour que la Tunisie puisse être membre de l'espace économique européen avec la liberté de circulation des personnes, des biens et des services .
• La dette représente moins de 40% du PIB national et la Tunisie n'a jamais réechelonné sa dette comme beaucoup de pays l'ont fait. D'un point de vue économique, nous pensons que l'endettement extérieur est un moyen pour parfaire le financement économique et impulser l'investissement.
Depuis le 14 janvier, la situation économique du pays a sombré dans l'incertitude, entre les sit-in à durée indéterminée, les grèves revendicatrices et les entreprises qui ferment leurs portes, on a craint le pire. Toutefois, depuis un certain moment, la situation semble se stabiliser et les spécialistes se disent, plutôt optimistes quant à l'avenir économique du pays aussi bien sur le court, le moyen que le long terme. M.Abdelhamid Triki, ministre de la Planification et de la Coopération internationale, partage cet optimisme doublé de confiance en l'avenir. Entretien.
Depuis un certain temps, on parle de plus en plus d'une reprise de la croissance économique, qu'en est-il réellement et quelles sont, à votre avis, les perspectives de l'économie tunisienne à moyen terme?
La reprise économique a, effectivement, commencé. Les statistiques publiées, récemment, montrent que le PIB qui a baissé de 3,3% durant le premier trimestre n'a baissé que de 0,5% durant le deuxième trimestre et nous pensons que la courbe en J qu'on a annoncé au début de l'année, a atteint la phase de remontée.
Ainsi, pendant tout le premier semestre, la baisse s'est située à -2% En effet, les mois de mai et de juin ont connu une nette amélioration de l'activité touristique ainsi qu'une amélioration dans certaines activités de services.
Au cours du troisième trimestre, la croissance n'a pas été particulièrement soutenue mais le tourisme s'est bien comporté notamment après le mois de Ramadan.
Nous pensons , en outre, bien que nous n'ayons pas encore les chiffres pour le troisième trimestre que ce trimestre sera encore meilleur en termes de croissance du fait qu'il y a une reprise de l'activité de certains secteurs qui avaient connu une baisse durant les mois précédents, notamment le secteur du pétrole, le phosphate et la chimie et la production de ciment. Les exportations continuent également à augmenter .
Tous ces indicateurs et l'amélioration palpable de la situation sécuritaire nous permettront d'avoir une croissance positive au cours du troisième et du quatrième trimestres. Pour toute l'année 2011, nous avons déjà annoncé une croissance qui se situera entre 0,2 et 1%. Et je pense qu'on va, plutôt, tendre vers le 1%, cela à condition, bien entendu, que la situation sécuritaire continue à s'améliorer et qu'on continue à travailler.
Le gouvernement de transition a élaboré un programme économique et social, quels sont les points forts et comment se démarque-t-il par rapport aux programmes précédents ?
Le programme qui a été préparé par le gouvernement et qui va être transmis au prochain gouvernement continue à faire l'objet de discussions . Cependant, les grandes lignes sont fixées.
Par définition un plan de développement est ambitieux et si on fait un plan c'est pour être plus performant et pour réaliser une meilleure croissance. En effet, si on livre l'économie à elle-même, on peut réaliser une croissance mais elle ne sera pas suffisante. Le plan de développement économique et social mis en place par le gouvernement actuel se distingue par rapport aux précédents plans à plusieurs niveaux. Il y a lieu, à ce propos, de relever que c'est un plan qui tient compte du nouveau contexte tunisien, un contexte de transition démocratique où la gouvernance devient un facteur fort important qui impacte directement le climat des affaires.
Ainsi, ce plan se base sur ce qui a été révélé après la révolution comme conditions défavorables notamment l'acuité des problèmes du développement régional et de l'emploi et particulièrement celui des diplômés du supérieur. L'ambition de ce plan est de répondre à ces deux principales préoccupations. Bien sûr,il y a d'autres préoccupations tels que les changements climatiques, les déséquilibres fonciers, la préservation des ressources naturelles. ..Mais ce sont des questions qui reviennent dans tous les plans . Ce qui change, cette fois, c'est qu'on vise à réaliser un développement inclusif et équitable.
Ce plan vise, donc, à identifier le moyen pour que la croissance soit inclusive et crée plus d'emplois surtout pour les diplômés du supérieur. Telle est la problématique qui a été posée et pour laquelle des solutions ont été proposées. Ce sont des choix qui peuvent être adoptés et nous pensons que ce programme pourra être enrichi davantage et faire l'objet de discussions avec les différents intervenants.
La méthode d'élaboration de ce plan a, elle aussi, été différente des méthodes ,utilisées dans le passé, c'est dans ce cadre que s'inscrivent les mesures urgentes que le gouvernement a décidé cette année et qui concernent la gouvernance. Il s'agit, notamment, de la révision du décret-loi sur les associations qui implique une participation renforcée et optimale de la société civile dans l'effort de développement.
Au cours des derniers jours, on a remarqué une dynamique européenne particulière, que peut-on attendre de cette dynamique et comment-peut on évaluer aujourd'hui la coopération Tunisie-UE?
La dynamique avec l'Europe a commencé juste après la révolution car la coopération avec l'UE est une coopération globale et l'accord d'association qui a été signé est un accord global qui concerne aussi bien l'aspect économique, politique que social. Durant les dernières années, la Tunisie s'est contenté de peaufiner les volets économique et social; le volet politique, sous le poids de la dictature, de la corruption et du non-respect des droits de l'Homme, souffrait d'un grand déficit. L'UE considérait, de ce fait, que la coopération avec la Tunisie n'était pas une coopération totale et effective.
Après la révolution, les choses ont changé et la Tunisie a entamé un processus de démocratisation et des lois ont, même, été adoptées. Fait qui a motivé plus d'implication de la part de l'UE qui a annoncé un renforcement de l'appui qu'elle compte apporter à la Tunisie. Dans ce même ordre d'idées, il y a lieu de citer la création par Mme Catherine Ashton d'une task force UE-Tunisie. La première réunion de cette task force qui s'est tenue, il y a quelques jours à Tunis, avait pour objectif de réfléchir sur les moyens d'intensifier la coopération entre l'UE et la Tunisie, un pays qui avance sur tous les fronts et où la transition démocratique avance sérieusement.
Cette avancée rassure l'UE qui considère qu'un pays qui progresse et qui réalise ses réformes mérite d'être appuyé. La première réunion de la task force a permis, ainsi, à la partie tunisienne d'exposer ses besoins et ses défis et notamment l'ambition d'accéder au statut de partenaire privilégié de l'UE. Un statut qui se rattache à une intégration plus importante avec des réformes plus importantes , bref une coopération exemplaire qui permettra d'annuler les déficits qui persistaient de part et d'autre, à savoir le déficit politique pour la Tunisie et le déficit relatif à la mobilité des personnes pour la partie européenne. Actuellement on est en train de voir comment pallier à ces deux déficits et avoir une coopération optimale. Notre objectif, partagé avec l'UE, consiste à établir un accord pour que la Tunisie puisse être membre de l'espace économique européen avec la liberté de circulation de personnes, de biens et de services .
Certains se montrent sceptiques quant à l'endettement extérieur de la Tunisie qu'ils jugent lourd, qu'en pensez-vous?
Il est, d'abord, important de rappeler que plus de 75% de la dette extérieure de la Tunisie est remboursable sur une période qui dépasse les dix ans, avec des taux d'intérêt inférieurs aux conditions du marché. Cela sans oublier qu'une bonne partie de la dette est mobilisée dans le cadre de la coopération bilatérale avec des crédits satisfaisants. En outre, la dette représente moins de 40% du PIB national et la Tunisie n'a jamais réechelonné sa dette comme beaucoup de pays l'ont fait.
Par ailleurs et d'un point de vue économique, nous pensons que l'endettement extérieur est un moyen pour parfaire le financement économique et impulser l'investissement.
En effet, si nous nous contentions de l'épargne nationale, nous devrions réduire les investissement de 30%. Ainsi, si nous voulons accroitre la croissance et créer des emplois, nous devrons financer les investissements et on ne peut à ce niveau se limiter au financement offert par l'Etat d'où la nécessité de l'endettement qui s'avère être un moyen pour parfaire le financement des investissements , un moyen qui doit, toutefois, être bien utilisé. À ce propos, la Tunisie peut s'enorgueillir d'avoir une organisation et une coordination excellentes qui permettent de bien préparer les projets sans oublier que la plupart de nos crédits proviennent d'institutions sérieuses qui assurent le suivi des projets qu'elles financent et qui exigent, avant tout engagement, des études bien établies.
Je dirai, donc, que l'endettement extérieur est utile tant que la capacité d'endettement est préservée; en effet, c'est un équilibre dans le temps à préserver et si on pompe sur l'épargne aujourd'hui c'est pour préparer l'avenir.
Le plus important en matière d'endettement est de s'assurer de l'efficacité de l'utilisation de la dette ou de la soutenabilité de la dette. Il est à préciser, à ce propos, que plus la croissance est élevée plus la dette est dite soutenue.
Comment se portent, aujourd'hui, les IDE et quelles sont les perspectives de ce secteur?
Cette année, après la révolution, certains secteurs ont été affectés et l'investissement a baissé. Par ailleurs, de nouveaux investissements ont été enregistrés , ce qui est déjà un indicateur positif. Globalement l'investissement a baissé d'environ 10% , en outre les nouveaux investissement sont de l'ordre de 1 milliard. Ainsi 200 entreprises au total ont été créées ou ont réalisé des extensions. 80 entreprises ont suspendu leurs activités en Tunisie et on peut dire, que c'est une évolution normale dans l'industrie car il y a toujours des entreprises qui ferment et des entreprises qui se créent, d'autant plus que 80 entreprises fermées sur un total de 3.200 entreprises étrangères ou à participation étrangères implantées en Tunisie n'est pas une proportion particulièrement alarmante.
Pour ce qui est des entreprises existantes, et qui ont choisi de rester, elles ont réussi à gérer les problèmes qu'elles ont rencontrés avec l'appui des administrations locales concernées. Par ailleurs, un grand effort est déployé en vue de rassurer davantage les investisseurs étrangers et d'en attirer un plus grand nombre. Aujourd'hui, les intentions d'investissements sont là, certains promoteurs disent qu'ils vont attendre un peu pour juger la situation après les élections, d'autres préparent, d'ores et déjà, leur implantation sur le site tunisien. Tous ont confiants en l'avenir de la Tunisie et pensent que le climat des affaires y sera meilleur.
Au ministère, on a adopté une nouvelle stratégie de promotion qui cible une nouvelle catégorie d'investisseurs potentiels, notamment des pays qui accordent une place importante aux questions de gouvernance, de transparence et de respect des droits de l'homme. Ainsi, nous avons, récemment, organisé le «Tunisian Investment Forum » qui a brassé quelque 1.000 participants et près de 400 entreprises étrangères pas encore implantées en Tunisie. Nous avons également mis en place un plan-communication exceptionnel pour montrer à la communauté internationale, à travers des documents ou des manifestations organisées à l'étranger, le nouveau visage de la Tunisie.
Qu'en est-il des grands projets?
On a déjà entamé une série de réunions en vue de remettre sur les rails quatre grands projets, le but étant de revoir et d'identifier les formalités que doivent remplir ces projets. Même s'il y a une déviation par rapport aux calendriers initiaux, nous allons essayer de nous assurer que les projets soient réalisés conformément aux engagements. Je pense que d'ici le début de l'année, certains projets commenceront leurs travaux.
À notre niveau, nous veillons, notamment, à ce que les mégaprojets dans lesquels nous nous engageons ne soient pas des projets, exclusivement, immobiliers mais des projets intégrés. Nous veillons également à orienter les investisseurs vers les régions intérieures afin de pallier au déséquilibre régional. Il est, en outre, important de ne pas engager plusieurs projets à la fois et de se limiter à un nombre que nous pouvons assumer car pour ces projets il y a, généralement, des engagements de notre part en matière d'infrastructure. Il est important de noter que ces grands projets se rattachent d'importantes potentialités de développement et qu'ils permettront de créer des emplois et des richesses. L'investissement demeure, en effet, le moyen idéal qui va permettre de résoudre tous les problèmes de la Tunisie d'où la nécessité d'étudier chaque opportunité qui se présente et de l'examiner en veillant à protéger autant l'intérêt du pays que celui de l'investisseur.
Vous avez, récemment, participé aux réunions des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI, que peut-on attendre de ces deux institutions?
On a pris part aux réunions annuelles de la BM et du FMI qui ont tourné autour de la situation économique mondiale et des question du genre et de l'égalité Homme-Femme; certains thèmes horizontaux tels l'emploi ont, également, été soulevés. Pour nous, la participation a été très importante et nous avons pu rencontrer et exposer nos projets de développement à nombre de décideurs de la scène financière internationale. Nous avons, notamment, rencontré le président de la Banque Mondiale à qui nous avons présenté notre programme pour les deux prochaines années , et qui a exprimé sa volonté personnelle et celle de la Banque d'appuyer la Tunisie. Nous avons, également, rencontré le vice-président de la SFI qui fait partie du groupe de la Banque et qui finance le secteur privé. Cette institution a manifesté une volonté de soutenir le secteur privé tunisien, appelé, du reste, à jouer un rôle crucial dans cette phase de transition. Nous avons, également, pu rencontrer le président de la Berd (Banque Européenne de Reconstruction et de Développement), banque, initialement créée pour soutenir les pays d'Europe centrale et orientale (PECO) et qui se dit prête à élargir son activité aux pays du sud qui vivent de grands changements tels que la Tunisie.
Ces réunions annuelles ont, également, été une occasion pour parler de la révolution tunisienne qui continue à attirer l'intérêt des gens de par son pacifisme et les délais assez courts dans lesquels elle s'est déroulée.
Comment voyez-vous l'avenir de la Tunisie?
Je pense que, maintenant, les choses évoluent dans le bon sens. Le peuple tunisien, qui a surpris la communauté internationale avec cette révolution exceptionnelle, la surprendra, encore une fois avec la réussite des élections. En tant que planificateur, je ne peux être qu'optimiste d'autant plus que des faits rassurants sont observés .
Nous sommes en train de vivre une nouvelle expérience mais nous sommes confiants quant au niveau de conscience du Tunisien à la fois modéré et cultivé.
Propos recueillis


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