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A propos des nouvelles nominations à la tête d'institutions médiatiques
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 16 - 01 - 2012


Par Abdelkader BEN JDIRA*
Nul doute que le secteur de l'information-communication a été complètement déformé, dévié de son objectif primordial (la production du sens) du fait de la censure et autocensure, imposées par des textes de loi coercitifs et une pseudo-éthique. Mais ce qui est plus grave, c'est que ce secteur s'est transformé durant les cinq dernières décennies en outil entre les mains du gouvernement et de ce fait seul le point de vue officiel était diffusé. Autrement dit, pour être en mesure d'exercer, dans une quelconque institution médiatique, le spécialiste en communication (journaliste, animateur, producteur, etc.) doit adhérer, corps et âme, à la défense des thèses gouvernementales, à se faire le porte-parole du pouvoir en place. Dans le recrutement du personnel des institutions médiatiques, toutes catégories confondues, le critère majeur a toujours été l'appartenance, même formelle à l'ex-RCD. On faisait toujours fi du critère «compétences» — relégué au dernier rang et même aux oubliettes — le gouvernement se souciant peu de la « qualité » du produit médiatique et ne cherchant qu'à faire de la propagande, à endoctriner les masses, à les manipuler à travers une démagogie, une langue de bois, qui a fait ses preuves durant plus de cinquante ans ...
De la nécessité de révolutionner le secteur de l'information-communication
Partant de ce constat, il est évident que ce secteur ne nécessite pas de simples réformes — il est impossible, à notre sens de réformer ce qui a été déformé, pendant très longtemps — mais doit être révolutionné, subir un changement de fond en comble, un changement radical, et c'est là l'objectif que s'est tracé le Cniic (Conseil National Indépendant de l'Information et de la Communication ), à sa constitution, suite à une initiative révolutionnaire émanant du journaliste-syndicaliste, chevronné, Hassan MENSI, bien connu aussi bien dans le domaine de l'information-communication que dans la lutte syndicale pour affirmer la liberté de la presse...
Le Cniic s'est tracé pour objectifs de diagnostiquer l' « état de santé » de ce secteur et d'essayer de contribuer à sa promotion à travers une stratégie bien définie , en commun, par tous les acteurs concernés par l'agir communicationnel, à savoir les journalistes et communicateurs, les directeurs d'entreprises médiatiques, les juristes, les chercheurs , les composantes de la société civile, qui est appelée à constituer un « lobby » en mesure de faire contrepoids au pouvoir en place, convaincus que nous sommes que le secteur de l'information-communication est bel et bien un « quatrième pouvoir », un pouvoir régulateur des trois autres pouvoirs.
Notre conviction est, donc, que le « quatrième pouvoir », en étant libre, indépendant, autonome, multiple, varié, constitue le meilleur garant d'une bonne gouvernance, un garant du développement à tous les niveaux.
L'information-communication : un secteur autonome
Considérant le secteur de l'information – communication d'un point de vue systémique, donc ayant son autonomie, nous considérons que ce qui importe le plus c'est comment ce système s'autorégule, s'autogère.
Commençons par dire que ce secteur, d'après nous — en tant que membre du Cniic — a besoin d'une « épuration » touchant et le personnel à la tête des institutions et instances médiatiques, d'une part, et les « acteurs » impliqués dans l'agir communicationnel, dont bon nombre ont été sélectionnés pour leur adhésion aux instances du pouvoir tyrannique de Zaba, essentiellement, et sont des « intrus » à la profession, d'autre part. Or, si l'on admet que nous sommes à une étape transitoire, un passage démocratique, cette « épuration », cette réorganisation ou restructuration du système doit , à notre sens, émaner du système lui-même et non pas être imposée, quelle que soit l'identité de la personne, sa couleur politique, le principe étant que ces nominations doivent se faire en concertation avec les acteurs et instances concernées( syndicats, associations...), ce qui est de nature à permettre la pérennité de cette restructuration-épuration. Le cas échéant, on retombe dans les pratiques du système pourri.
S'ajoute à cela la nécessité de permettre l'autonomie du secteur de l'information-communication de toute tutelle, de toute mainmise, de toute ingérence et surtout son autonomie du « pouvoir financier » qui , en finançant des entreprises médiatiques — essentiellement dans les secteurs de l'audiovisuel — imposent leur ligne éditoriale, le choix des programmes et dévie le secteur de son objectif primaire — la production du sens — à un objectif purement économique, commercial, la recherche du profit maximal et ce qui s'ensuit comme production du « non-sens », de la médiocrité et par conséquent l'abêtissement du récepteur — comme du producteur — et son dénuement de tout esprit critique. Les médias, à une période « révolutionnaire » doivent être au service du progrès, du renforcement de la prise de conscience des masses et non un outil du gouvernement, quelle que soit sa couleur, sinon pourquoi nos morts ont-ils payé de leur sang si on se retrouve au point zéro...
Une épuration, oui, mais émanant du système lui-même suivant le principe de l'autorégulation (de l'intérieur), la régulation (de l'extérieur) étant toujours imposée et répondant à des critères loin d'être objectifs, pour ne pas dire autre chose. Et puis, ne doit –on pas cesser de faire des comparaisons avec les pratiques d'antan, d'une part, et cesser d'imposer une tutelle à un secteur qui ne peut qu'être libre, autonome pour être en mesure de réaliser les objectifs qui lui sont assignés, selon la « trilogie » : informer, éduquer, divertir ? Sans oublier que l'information-communication joue un rôle majeur dans la constitution, formation de l'opinion publique que nous ne voulons pas passive, se limitant à acclamer, applaudir, au lieu de faire preuve de discernement, de non-sens et surtout d'esprit-critique. Enfin, si transition démocratique il y a, elle doit se concrétiser par des décisions démocratiques, une rupture totale avec les pratiques supposées révolues, dépassées.
*(Chercheur en communication et membre du Cniic)


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