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Médias et révolutions : un rôle à redéfinir
Cinquième forum de la presse arabe indépendante Projection de Golden Man et Bahreïn, le printemps assassiné
Publié dans La Presse de Tunisie le 25 - 01 - 2012

Du 22 au 24 janvier, Tunis a accueilli le cinquième forum de la presse arabe indépendante, dont le programme a inclus deux jours de conférences, une projection de documentaires et une exposition du World Press Photo. La soirée cinéma du forum a eu lieu dimanche dernier, dans la salle Hannibal à El Manar. Au menu, Golden man de Hassan Abdelghani (28 min) et Bahreïn, le printemps assassiné de May Ying Welsh (51 min). Le but étant d'introduire les participants du forum à quelques thèmes et problèmes soulevés par les révolutions dans le monde arabe. Les projections ont été suivies d'un débat.
Golden Man filme le rappeur Madou dans son quartier populaire de Tunis, la Kabbaria, alias KBBA dans ses chansons. Les images que l'on voit défiler sur l'écran sont crues : des gros mots à volonté, des jeunes qui s'adonnent sans gêne à l'alcool et au cannabis dans la rue, un vendeur ambulant qui propose sa marchandise, des couteaux de toutes tailles. Dans ce contexte, Madou est un jeune qui vit par et pour le rap. Né dans une famille modeste, mais artistique, il a pris le chemin de son grand frère Mr. Kaz et de sa sœur Badiaa Bouhrizi. Son rap porte la marque de l'esprit de quartier : contre le système et la police, dénonçant une vie dure et injuste. Le filme tourne principalement autour de la chanson Golden Man de Madou, celle où il se définit comme un garçon bien élevé, éduqué, puisque étudiant en management et en même temps artiste, qui a «trop besoin de partir ailleurs». Cet ailleurs, Madou ne le rêve pas, de la même manière que ses copains. Il veut partir, tout en étant respecté, et trouver sa place. L'idée du réalisateur est de montrer les contradictions que vit ce jeune, qui sont selon lui à l'image de tous les Tunisiens, révélateurs de la situation du pays. Cette idée, Hassan Abdelghani a eu du mal à la communiquer au public de la projection, formé de journalistes arabes et européens qui ont fait des remarques sur la forme et le fond. Ils ont eu du mal à y voir le support d'un débat en relation avec les thèmes du forum.
Le débat a pu être relancé après la projection de Bahreïn, le printemps assassiné. La journaliste d'Aljazeera english, May Ying Welsh, est entrée au Bahreïn comme touriste et a filmé les principales étapes du soulèvement dans ce petit pays à la merci de ses Khalifats et de l'Arabie Saoudite. L'enthousiasme des manifestants, demandant des droits et des libertés civiles, s'est vu confronté à la répression de la police et de l'armée locales, avant de voir débarquer des milices recrutées d'autres pays et l'arrivée de l'armée saoudienne. Autant les rassemblements étaient pacifiques, autant le régime usait de violence. A l'hôpital de Manama, même les médecins ont craqué en voyant l'état dans lequel se trouvaient les blessés. Ce pays paisible ne sera plus jamais le même, mais le prix fort a été et est encore payé, de la part des opposants, de la communauté chiite, des artistes, des footballeurs et de tous ceux qui ont osé manifester. Après la fin du soulèvement, des médecins ont été arrêtés et jugés pour ne pas avoir pu sauver un manifestant d'une balle dans la tête, tirée par l'armée. En présence de la réalisatrice et d'un opposant bahreïni, le débat a porté sur les conditions dans lesquelles ce film a été tourné et a pu être achevé. Mais surtout, sur le rôle des médias pendant les événements. Le film montre clairement comment la télévision nationale du Bahreïn, avec son armada de journalistes, présentateurs et invités, était mobilisée pour justifier la répression, voire la nier et pour accuser les manifestants des pires accusations. Quant à Facebook, il a été exploité autant par les uns que par les autres. En ce qui concerne les médias, Bahreïn est un cas sur lequel il faut se pencher. Un véritable black-out a entouré ce qui s'y passait. Rares sont les chaînes de télévision qui ont pu y faire le déplacement, encore moins celles qui voulaient montrer la situation. Ici, l'opposant bahreïni a pu témoigner de la négligence dont ont fait preuves les médias du monde entier face à son pays, et souligner des prises de position contradictoires. En effet, alors qu'Aljazeera ne parlait pas du Bahreïn, Aljazeera english, productrice de ce film, faisait le contraire. De quoi avoir un exemple sur le rôle déterminant des médias dans l'actualité. Plus, sur l'ampleur que peut prendre la manipulation par les médias. La victime est toujours la même, le simple citoyen.


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