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De Rouille et d'os de Jacques Audiard : un mélo cousu de fil blanc
65e Festival international de Cannes
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 05 - 2012


De notre envoyée spéciale Samira DAMI
Trois ans après avoir obtenu le grand prix à Cannes pour Un prophète le réalisateur français Jacques Audiard est de retour sur la Croisette avec De Rouille et d'os, un mélo sous le soleil de la Côte d'Azur avec lequel il est en lice pour la palme d'or. Ali et Stéphanie, deux personnages en crise, voient leurs destins se croiser au cours d'une bagarre dans une boîte de nuit. Il est pauvre, divorcé, désargenté, sans ami, sans domicile, il vit chez sa sœur et a un enfant de 5 ans sur les bras, son fils Sam. Elle, est belle et pleine d'assurance, dresseuse d'orques au Marineland, mais un drame surgit : elle perd ses jambes lors d'un show avec les orques. La relation des deux personnages évoluera au fil des événements et des situations que connaîtra Ali…
Le film, qui a pourtant été accueilli par une standing ovation, se décline dans le plus pur style mélodramatique qui arrive même à nous arracher quelques larmes à la fin, quand Ali abattu et éprouvé après avoir risqué de perdre son fils, déclare son amour à Stéphanie. Cet opus, adapté de trois nouvelles de l'écrivain canadien Craig Davidson, décrit une société en convulsion à travers un personnage masculin très physique et tout en muscles qui a des difficultés à exprimer ses sentiments, mais également à travers le handicap physique d'un personnage féminin qui a besoin de l'aide de cet homme perdu et sans repères. Lequel homme pour gagner sa vie en est réduit à faire des combats de boxe thaï clandestin, d'une rare violence qui attire les parieurs en tout genre. Les déboires d'Ali et les rebondissements du récit semblent comme un prétexte pour donner de l'énergie à ce mélo cousu de fil blanc, car si conventionnel dans le traitement et le filmage si léché.
Une énergie sécrétée par le jeu des acteurs fort bien dirigés : Marion Cotillard qui assure de bout en bout dans le rôle central de Stéphanie et Mathias Schoenaerts qui, campant Ali, réussit à rendre ce côté bagarreur incapable de s'exprimer. «Mieux» pour donner davantage d'intérêt à son film dont l'enjeu est au final le handicap aussi bien physique (Stéphanie) que moral (Ali) Audiard plombe son récit en inoculant d'autres thématiques : les enfants délaissés, voire abandonnés par leurs parents, l'exploitation des employés, dont notamment les caissières, par les grandes chaînes commerciales. Finalement l'abondance des sujets nuit à l'ensemble du film, car tout est traité en surface sans profondeur. Que veut nous dire Audiard dans ce mélo des temps modernes ? Que le monde est cruel et qu'il y a toujours de l'espoir quand deux êtres handicapés arrivent à se soutenir l'un l'autre. Sans doute. Mais se limiter à le dire superficiellement sans créer du sens ni sécréter un cinéma original, hors des moules conventionnels et des sentiers battus, c'est quelque part rater le coche. Finalement certains films qui, annoncés tambour battant sur la Croisette comme de grandes œuvres «palmables» font, en fait, beaucoup de bruit pour rien.


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