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La mise à niveau s'impose
Gestion et contrôle des produits chimiques
Publié dans La Presse de Tunisie le 07 - 06 - 2012

• Une enveloppe de 950.000 euros sera allouée pour appuyer et développer des activités du Centre technique de la chimie (CTC) et des autres institutions concernées
S'agit-il d'une nouvelle barrière à l'entrée au marché européen ou d'une obligation aux industriels tunisiens de prendre en considération, dans leurs processus de production, la santé des consommateurs et la préservation de l'environnement, dans le cadre d'une approche de développement durable? En effet, les importateurs européens sont tenus de respecter le règlement européen Reach (Enregistrement, évaluation et autorisation des substances chimiques) et le règlement CLP (Classification, étiquetage et emballage des substances chimiques). De facto, l'industriel tunisien qui compte préserver ses marchés ou celui qui compte évoluer sur le vieux Continent aura la charge de respecter ces normes. D'où le besoin de développer un tissu d'institutions et de procédures pour respecter ces réglementations. Pour ce faire, un projet de jumelage entre la Tunisie, l'Autriche, la France et la Suède en matière de gestion et de contrôle des produits chimiques a été lancé, hier, à Tunis. Ce projet s'inscrit dans le cadre du Programme d'appui à l'Accord d'association et au Plan d'action de voisinage «P3AII». Une enveloppe de 950 mille euros sera allouée pour appuyer et développer des activités du Centre technique de la chimie (CTC), des autres institutions concernées.
En effet, dans notre vie quotidienne, nous sommes exposés à de multiples dangers inhérents à la consommation et à l'utilisation de produits chimiques, notamment de la famille des détergents, des cosmétiques, des pesticides... Pis, les substances nocives se trouvent aussi dans plusieurs autres biens où l'on ne soupçonne pas leur présence, à l'instar des emballages, des meubles...
Représentant le ministère de l'Industrie, M. Ahmed Souibgui, chef de cabinet du ministre de l'Industrie, a relevé que «le projet financé par un don de l'UE vise à travers une approche intégrée à préparer l'entreprise industrielle tunisienne aux exigences de la législation européenne en matière de substances chimiques». En effet, selon le responsable, la compétitivité ne repose plus seulement sur le coût, la productivité et la réactivité, mais aussi sur un plus grand souci de la qualité, de l'innovation et de la protection de l'environnement. Mener à bien ce projet est tributaire de «l'adoption d'une charte qui engage les entreprises au respect des critères de la sécurité environnementale, de santé publique, de gestion des risques et de transparence», a-t-il ajouté.
De même, l'apport des partenaires étrangers est de taille, notamment en matière d'échange de bonnes pratiques, de l'engagement d'études d'impact du processus Reach, de renforcement des mécanismes de contrôle du marché, et du renforcement de l'infrastructure d'analyses et essais dans le domaine.
Mme Samira Ben Abdallah, directrice générale de la CTC, a souligné que «bien que les réglementations techniques soient de véritables barrières aux exportations tunisiennes, leur respect offre de réels avantages aux consommateurs, aux employés et à l'environnement». Puisqu'il s'agit de réglementations applicables à tous les fournisseurs de l'UE, une mise à niveau rapide des entreprises tunisiennes sur ce plan est de nature à les doter d'un avantage concurrentiel et de consolider leur positionnement sur le marché européen. «Pour ce faire on a exprimé notre besoin en financement, via une requête, à l'UE qui participe activement à la réalisation de ce grand projet», a-t-elle noté.
Outre le volet financier, les 32 experts conduiront, avec leurs homologues tunisiens, des formations des ateliers et des échanges de groupes de travail dans ce domaine. L'expertise déployée dans le cadre de ce jumelage implique des experts de l'Agence autrichienne de l'environnement, de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques et de l'Office international de l'eau de France et de l'Agence suédoise des produits chimiques.
En somme, ce jumelage entre la Tunisie et les trois pays membres de l'UE a pour objectif de promouvoir une industrie respectueuse de la santé et de l'environnement. De préparer le tissu industriel aux mutations organisationnelles et technologiques liées à l'application des règlements européens Reach et CLP.
Pour atteindre ces objectifs, quatre axes sont définis. Le premier consiste à renforcer l'assise juridique en matière de gestion et de contrôle des produits chimiques issus de l'industrie. Il s'agit d'adopter un Système général harmonisé (SGH), élaboré par les Nations unies, dans le but d'harmoniser la classification et l'étiquetage des substances chimiques de par le monde. Dans la même perspective, il s'agit de proposer des textes juridiques afin de réglementer d'autres aspects de la gestion des substances chimiques. Les experts européens, avec leurs homologues tunisiens, fixeront les priorités de la Tunisie dans ce domaine.
Le deuxième objectif est l'établissement d'une infrastructure institutionnelle et un mode de fonctionnement permettant une gestion efficace des produits chimiques issus de l'industrie. Le troisième vise à renforcer la capacité d'intervention du CTC. Il s'agit de doter la Tunisie du savoir faire nécessaire à l'application des nouveaux textes réglementaires.
Le quatrième consiste à mener des campagnes d'information et de sensibilisation des différentes parties prenantes, notamment les entreprises, les institutions publiques, les ministères, les ONG, la société civile... sur le nouveau système de contrôle et de gestion des produits chimiques.


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