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Ces joueurs qui ne payent pas leurs impôts
Sport business
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 08 - 2012

En Italie, en Angleterre, en Espagne, en France, partout où il y a un championnat de football respectable et professionnel, tout le monde se plie aux règlements en vigueur. Le championnat est un véritable système régulé où l'on respecte ses obligations sportives, mais surtout extrasportives. On parlera économie et argent au sport. C'est ce qui nous intéresse le plus ici. Vous entendez parler de montants mirobolants et effrayants sur les transferts de joueurs et sur leurs revenus en Europe. Un joueur comme Zlatan Ibrahimovic percevera du PSG presque 14 millions d'euros (28 millions de dinars) par an ! Et c'est net d'impôts. Pour l'anecdote, Ibrahimovic est un «produit fiscal» très rentable pour l'Etat français. Au pays où les prélèvements sont les plus élevés (charges sociales et impôts sur le revenu), l'ex-joueur de l'ACMilan rapportera sur trois ans environ 150 millions d'euros à la Trésorerie de l'Etat! Tout le monde est gagnant sur un championnat professionnel : joueurs (salaires et primes intéressants), entraîneurs (émoluments élevés et garanties), clubs (droits de retransmission télévisée, billetterie, abonnements, publicité, sponsoring, droits d'images, ventes d'accessoires...), médias (audimat élevé et publicité conséquente pour les évènements sportifs), agents de joueurs (revenus stables sur les transferts de joueurs)... Bref, c'est un circuit économique équilibré où une énorme masse de revenus circule et finance les uns et les autres.
Les joueurs sont des employés ayant une protection légale sur leurs revenus, mais en même temps, ils doivent verser à l'Etat les impôts nécessaires. C'est sacré. C'est obligatoire. Excusez cette transposition des faits. Il le faut pour comprendre où nous en sommes. Ça nous fait rire d'entendre les responsables du sport tunisien parler d'un championnat professionnel. Ça frôle le ridicule d'entendre de telles histoires. Cadre légal inexistant sinon brouillon, confusion à tous les niveaux, on met au défi quiconque qui puisse dire que nous vivons un championnat professionnel. Oui : vous avez des entraîneurs et des joueurs qui ont des contrats et qui perçoivent, par conséquent, des salaires importants, mais une petite question : pourquoi ces gens ne payent-ils pas leurs impôts? Quand vous regardez le montant des revenus accordés aux joueurs de l'EST, du CA, de l'ESS, du CSS et même des clubs aux petits moyens, vous êtes choqués du manque à gagner de l'Etat tunisien. Pas de fiches de paie SVP, nos joueurs touchent leur fric cash, ou sur virement bancaire, et parfois loin des yeux.
Tout ça au su de tout le monde. Portés souvent comme «victimes», les joueurs tunisiens touchent en moyenne le double ou le triple d'un haut fonctionnaire d'Etat ou d'un enseignant universitaire (ceci sans parler des primes de victoires et de signature). Pas le moindre sou sous forme d'impôts. Si on prend un salaire moyen de 4.000 dinars dans un grand club, vous avez une masse salariale mensuelle qui peut atteindre 100.000 dinars ! (On considère un effectif de 25 joueurs). On vous assure, c'est une estimation très modeste de ce qui se passe dans les clubs riches. Sur ces 100.000 dinars, l'impôt peut atteindre 15.000 dinars au moins. Et vous devez multiplier ça par 16, et vous pouvez déduire ce que l'Etat perd au change.
Ceci sans parler des retenues sociales qui ne sont pas appliquées par tout le monde (rappelez-vous le contentieux CNSS-clubs).
Vous voyez, nous sommes à des années lumière vis-à-vis des championnats professionnels. Quand est-ce que nos joueurs payront-ils leurs impôts?


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