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La rage tue encore...
Santé—Faute d'accès rapide aux soins
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 08 - 2012

La rage peut être à l'origine d'un décès faute d'un accès rapide à l'un des centres de soins antirabiques répartis dans plusieurs régions du pays. Au cours de cette année, deux cas de rage humaine ont été enregistrés à Kairouan et au Kef. Certes, le nombre peut paraître modeste, mais tout le monde croyait qu'une telle maladie a été éradiquée depuis des années. Le Dr Ichraf Zaouia, responsable du programme national de lutte contre la rages confirme, d'ailleurs, ce constat. D'après la spécialiste, «depuis 2000, le nombre de cas enregistrés est de un ou deux et rarement trois dans tout le pays. L'année 2008 a été, cependant, exceptionnelle dans la mesure où huit cas ont été signalés».
Si au cours de cette année deux cas de rage humaine ont fait leur apparition, contre un seul l'année écoulée, c'est parce que les soins n'ont pas été rapidement prodigués. Il est vrai en effet que l'accès rapide à l'un des centres de soins antirabiques qui se trouvent dans différentes régions ou à l'Institut Pasteur, comme structure de référence, peut sauver la personne qui a été mordue par un chien atteint de la rage par exemple. Selon notre interlocutrice, «des campagnes antirabiques gratuites sont réalisées sur le terrain par les services du ministère de l'Agriculture», avec le souci de prévenir la maladie et de réduire davantage le nombre des personnes atteintes. D'ailleurs, durant plusieurs années, on n'a enregistré aucun cas de rage humaine. C'est dire que le travail effectué sur le terrain a donné ses fruits (la campagne se déroule du mois d'avril au mois de juillet de chaque année).
Pourtant, malgré cet effort et malgré cette mobilisation , les services compétents ont constaté au cours de l'année écoulée que le nombre des consultations pour les animaux a diminué de 20%, probablement à cause des évènements qui ont suivi la révolution et de la dérive sécuritaire. En effet, plusieurs personnes qui ont un animal de compagnie n'ont pas jugé nécessaire de mener leur bête pour effectuer les examens d'usage et la vaccination pour être à l'abri de la rage. Le Dr Icharf Zaouia impute aussi la possibilité d'augmentation de la rage animale à l'état de l'environnement caractérisé dans plusieurs zones par un amas et un éparpillement des déchets ménagers. Les animaux qui s'alimentent de ces déchets peuvent contracter la maladie et la transmettre à l'homme en cas de morsure.
Les chiens errants : un facteur à risque
De plus, le nombre des chiens errants a connu un accroissement sensible au cours de ces derniers mois. Dans plusieurs quartiers, des meutes de chiens – dans un état sanitaire lamentable – se baladent sans protection aucune constituant ainsi un risque pour les gens. Au cours de la nuit, certains habitants trouvent beaucoup de difficulté pour revenir chez eux à cause de ces bêtes qui peuvent être parfois agressifs. La faute incombe, en premier lieu, aux maîtres de ces chiens qui les abondonnent pour des raisons diverses.
Toutefois, il arrive que dans certains chantiers de construction, les travailleurs ont recours aux chiens pour garder les équipements et le matériel et après la fin des travaux, ces bêtes, en guise de remerciement, sont livrés à eux-mêmes, et abandonnés dans la nature...
D'où la nécessité de lutter contre une telle attitude et de respecter ainsi les campagnes de soins antirabiques, surtout que, malgré sa gratuité, le vaccin coûte cher à l'Etat .
Le Dr Zaouia constate aussi qu'en 2011, «l'élimination des chiens errants par les services municipaux ou les collectivités locales n'a pas eu lieu car le pays a dû vivre une situation exceptionnelle après la révolution. Un simple tir de fusil peut créer la zizanie chez les habitants croyant qu'il s'agit d'un coup de feu à destination d'un manifestant. Les autorités publiques ont donc jugé opportun d'arrêter la campagne d'élimination des chiens errants au cours de cette année en attendant la reprise».
Il faut rappeler également que certains défenseurs d'animaux sont contre une telle élimination et recommandent plutôt de rassembler les bêtes et de les emmener dans les centres spécialisés pour les soigner et leur garantir une vie digne.
Le Dr Zaouia estime, par ailleurs, que le vaccin antirabique est disponible. Les quantités sont achetées à l'avance pour parer à toute éventualité. Ainsi, 900.000 doses de vaccins pour les êtres humains et 500.000 pour les animaux sont stockées. Pas de problème d'approvisionnement donc en vaccins. Le budget réservé est de 2, 400 MD au cours de cette année. Il serait de 3 MD l'année prochaine.
C'est pour cette raison, d'ailleurs, que notre interlocutrice insiste sur le fait que «chaque personne mordue par une bête est appelée à se rendre à un centre de soins antirabique pour effectuer les examens et les soins nécessaires. Le retard d'accès au soin permet à la maladie de s'installer et, dans ce cas, le sujet peut périr au bout de cinq jours». La rage qui atteint l'animal ou l'homme est fatale.
La Tunisie, qui a mis en œuvre le programme national de lutte antirabique, compte beaucoup sur la prévention d'autant plus que les vaccins sont mis gratuitement à la disposition des intéressés. Toute personne qui a un chien doit penser à le vacciner dans un centre de soins antirabique relevant des commissariats régionaux au développement agricole dans les régions ou dans l'Institut Pasteur à Tunis.
Rappelons que ledit programme national permet la prévention de la maladie chez l'animal par l'organisation de campagnes annuelles de vaccination de masse des chiens, le contrôle de la population canine et la prise en charge des personnes exposées au risque d'une contamination rabique.


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