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Rebelote !
Conférence des associations cinématographiques sur les JCC
Publié dans La Presse de Tunisie le 28 - 12 - 2012

Les Associations cinématographiques ont tenu un point de presse, mardi dernier, pour exprimer leur position sur les dysfonctionnements des dernières JCC, et réclamer de nouveau un comité directeur permanent pour la manifestation
Les réactions qu'ont suscitées les problèmes d'organisation des dernières JCC ont été diverses, dans les médias, dans les places publiques ou par des sit-in des professionnels du cinéma. C'était peut-être même le principal sujet de débat pendant cette fête du cinéma qui perd de session en session l'éclat de ses débuts. Les raisons des dysfonctionnements sont multiples et chacun donne sa version pour justifier ce qui devient, malheureusement, une constante.
Les Associations de cinéma ont, elles aussi, tenu à exprimer leur position. Il s'agit de celles qui ont été, dans un premier temps, associées au comité élargi des JCC avant d'en être écartées. Ce qui les a fait songer à organiser une conférence de presse un jour avant l'ouverture du festival. Après réflexion, et afin de ne pas tomber dans la surenchère, le collectif a opté pour une date ultérieure à la manifestation.
Le point de presse a en fin de compte eu lieu mardi dernier à la Maison de la culture Ibn Khaldoun. Y ont été représentées l'Association des réalisateurs de films tunisiens (Artf), l'Association tunisienne d'action pour le cinéma (Atac), la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (Ftca), la Fédération tunisienne des ciné-clubs (Ftcc), l'Association des cinéastes indépendants (Acti), l'Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (Atpcc) et la Chambre syndicale des producteurs tunisiens. Cela couvre la quasi-totalité du panorama cinématographique tunisien et, pourtant, peu de professionnels étaient présents et très peu de journalistes ont fait le déplacement. Est-ce un désintérêt pour les JCC ? En tout cas, cela nous semble bien révélateur du fond du problème. L'organisation d'une manifestation de l'ampleur des JCC est improvisée, quelques mois avant sa tenue, et, une fois l'événement passé, on n'en parle plus. Après tout, la prochaine édition est dans deux ans. C'est encore loin tout ça...
Bref, les représentants des associations ont expliqué, pendant la conférence, qu'ils ont rencontré le directeur de la session, Mohamed Mediouni, dans une réunion d'évaluation au ministère de la Culture et ils n'ont pas été convaincus par les arguments avancés. Ils sont catégoriques: la représentativité des associations cinématographiques dans le comité directeur des JCC a été uniquement pour la forme. Chawki Knis, d'Atac, a rappelé que les associations se sont penchées sur la réforme des JCC depuis 2009. Deux mois de travail et de réunions régulières ont abouti à une proposition pour le fonctionnement du comité d'organisation de la manifestation, dont un organigramme qui prévoit un délégué général aux côtés du directeur. Bien que Mohamed Mediouni ait été nommé comme directeur, étant l'une des personnalités proposées par les associations, le ministre n'a pas nommé de délégué général et seules deux réunions ont suivi cette nomination, sans aboutir à grand-chose.
Les représentants des associations ont tenu, de surcroît, à clarifier que, contrairement à ce qui a été déclaré, ils n'ont pas été consultés pour les détails de l'organisation, tels que l'affiche et la bande-annonce. Leurs propositions n'ont pas trouvé écho dans le programme du festival. De plus, ils ont décelé un manque de préparation et un manque de réactivité, et cela a eu des conséquences fâcheuses sur le déroulement des JCC, depuis les badges non fournis aux invités jusqu'aux films non livrés à temps, en passant par le matériel de projection manquant ou encore défectueux. Et même si le comité directeur a invité les associations, pendant les premiers jours suivant l'ouverture, à une réunion pour réfléchir à des solutions, le mal était déjà fait.
Tout ça pour dire, encore une fois, que le principal problème qui entrave la réussite des JCC reste l'absence de continuité. «Il faut un comité directeur permanent et la volonté politique nécessaire», résume Mehrez Karoui, président de l'Atpcc. Plus concrètement, le collectif des associations a déjà pris l'initiative de créer, avec le service cinéma du ministère de la Culture, un comité de réflexion qui inclue également des personnalités qui ont leur poids et de l'expérience dans le domaine cinématographique. La première réunion est prévue pour début janvier. A la fin du même mois, le collectif envisage d'aboutir à des propositions concrètes et des solutions, concernant notamment un bureau directeur permanent pour les JCC.
En attendant, n'est-il pas légitime de penser, qu'ainsi, les associations cinématographiques s'inscrivent de nouveau dans la même démarche (stérile ?) qu'ils avaient suivie avant la session 2012, et dont on connaît désormais les résultats. Espérons que cette fois-ci sera la bonne. Il y va du devenir d'une manifestation qui doit incontestablement être repensée, se trouvant surtout dans un contexte qui ne cesse d'évoluer, où elle est de plus en plus devancée par des festivals qui ont vu le jour bien après elle.


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