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Défaut de programmes, besoin de décisions courageuses
Vie des Partis - Le Front populaire et l'Alliance civile et politique évaluent la situation politique
Publié dans La Presse de Tunisie le 15 - 03 - 2013

Appelant à la réactivation de l'initiative de l'Ugtt portant sur un dialogue national de sauvetage, le leader du Front populaire, Hamma Hammami, a insisté sur la nécessité de réviser le budget de l'Etat en vue de rectifier les orientations, notamment économiques
«Le chef du nouveau gouvernement, Ali Laârayedh, n'a pas présenté un programme clair avec des décisions et des dates concrètes», a souligné Hamma Hammami, lors d'une conférence de presse. «Il n'y a pas de dates déterminées concernant les institutions de régulation, les institutions indépendantes, les élections, le parachèvement de la rédaction de la Constitution. Il a promis de créer 90.000 postes d'emploi, mais il n'a pas évoqué les mécanismes capables de réaliser cet objectif. De même pour le processus de lutte contre la corruption. On se demande comment sera le rendement des nouveaux ministres qui seront dans un entourage dominé par des dizaines, voire des centaines, de désignations douteuses de gens proches d'Ennahdha. Parler de neutralité des ministères régaliens sans procéder à une révision des désignations ne rime à rien. Nous avons des données qui confirment que ces désignations douteuses sont de l'ordre de 1.400 et auront une influence directe sur les élections», a-t-il ajouté. Un avis que partage le Front populaire et l'Alliance civile et politique. D'après eux, c'est une reproduction du gouvernement sortant dans un cadre de quotas partisans et avec une légitimité usée, en dépit de son adoption par la majorité des constituants de l'Assemblée nationale constituante.
Défaillances sur plusieurs plans
Pour Hamma Hammami, comme pour Jawhar Ben Mbarek, il n'est pas concevable d'évoquer le plan d'action du nouveau gouvernement sans revenir sur le budget de l'Etat, au sein duquel les priorités et les programmes du gouvernement doivent être déterminés.
Hammami s'est étalé sur les dernières décisions prises par le gouvernement sortant notamment sur le plan économique, qu'il a qualifiées de décevantes. «Le ministre des Finances a évoqué, hier, la cession de cinq cents entreprises étatiques, outre le prêt accordé par la Banque mondiale. Nous pensions que de telles décisions sont une continuité d'un programme qui procède par la cession des ressources de l'Etat et qui favorise l'intervention d'instances, à l'instar de la Banque mondiale, dans le modèle économique à suivre par notre pays. C'est aberrant d'autant plus que c'est une atteinte aux droits des générations à venir de décider quant à son sort. En sus, de telles décisions ne font qu'empirer la situation de la classe démunie, celle qui s'est révoltée contre la dictature de Ben Ali», a enchaîné Hamma Hammami. Il a appelé à rejeter les directives du Fonds monétaire international et à prendre des décisions courageuses à même de rééquilibrer le pouvoir d'achat du Tunisien, qui souffre des augmentations de prix. «On doit arrêter de rembourser les prêts qui s'élèvent à 14.000 millions de dinars, puisque la Tunisie a besoin de cet argent pour redynamiser l'économie, notamment les secteurs agricole et industriel. Aussi, il faut imposer des délais pour le recouvrement des revenus des impôts, qui sont de l'ordre de 15.000 millions de dinars.
En contrepartie, il faut servir une prime de chômage, accorder des avantages aux jeunes promoteurs dans les régions, et supprimer les dettes des agriculteurs, dont 85% sont des petits agriculteurs», a-t-il énuméré, des mesures qu'il estime nécessaires pour booster la production et l'exportation, et générer ainsi des revenus plus importants en devises.
Sécurité, un souci permanent
Evoquant le volet sécuritaire, le leader du Front populaire a indiqué que le gouvernement sortant, notamment le ministère de l'Intérieur, a été défaillant sur ce plan. Il a souligné son échec à instaurer la sécurité, notamment dans la sphère politique. «L'assassinat du martyr Chokri Belaïd a démontré une incapacité à lutter contre la violence. Nous appelons à mettre un terme à cette violence politique et à trouver les assassins du martyr Belaïd», a-t-il déclaré.
Sur la même lancée, Hammami a affirmé que la violence contre les hommes politiques et les militants du Front populaire continue, pointant du doigt les ligues de protection de la révolution en tant que responsables de ces agressions. De même, il a fait assumer au gouvernement et à Ennahdha la violence contre les politiques. D'ailleurs, publiant un communiqué hier, le Front populaire relève de nouvelles menaces contre l'un de ses militants, Othmane Belhadj Amor, leader du parti Al Baâth.
Pour sa part, Ben Mbarek a qualifié de «mauvaise lecture» le travail du pouvoir en place en matière de sécurité, tout en insistant sur les défis stratégiques. Il est revenu sur les fondements des groupes terroristes, dont certains ont été arrêtés, auxquels le système sécuritaire doit faire face notamment en optant pour une nouvelle culture sécuritaire.
«Nous sommes pour un système sécuritaire républicain qui soit loin des tiraillements politiques», a affirmé Ben Mbarek. Quant à Haïthem Tabbessi, membre du bureau politique du Parti des patriotes démocrates unifié, il a rebondi sur le dossier de l'assassinat de Chokri Belaïd, indiquant que le Front populaire va porter l'affaire devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, et ce après l'avoir portée devant le Haut commissariat des droits de l'Homme de Genève.
«Au Front populaire et à l'Alliance civile et politique, nous avons mis la responsabilité juridique de cet assassinat sur les épaules du gouvernement et du mouvement Ennahdha», a-t-il ajouté.
Tabbessi a aussi présenté le programme du 40e jour de l'assassinat de Chokri Belaïd qui se déroulera sur deux jours, les 16 et 17 mars.
Par ailleurs, Hamma Hammami et Jawhar Ben Mbarek ont affirmé qu'ils soutiennent l'initiative de la centrale syndicale, l'Ugtt, pour le dialogue national qui a été interrompu. Ils pensent que c'est une occasion pour le relancer en tant que congrès national de salut. «Et si ce dernier ne réussit pas, nous allons lancer le congrès national de salut auquel nous avons appelé il y a quelque temps», a conclu Hamma Hammami.


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