La restructuration technique du tennis de table a déjà commencé. Elle sera assurée par une commission élargie et ouverte à toutes les dépenses... Les décisions destinées à relancer le tennis de table ne se sont pas fait attendre. Quelques jours après le championnat d'Afrique qui a vu la domination totale de l'Egypte, le bureau fédéral s'est réuni pour évaluer le rendement des sélections tunisiennes tout au long de cette épreuve. Première constatation: les besoins des pongistes tunisiens se situent essentiellement au niveau des conditions de travail et de préparation. Les moyens dont ils disposent actuellement ne leur permettent pas d'évoluer et de faire face à la concurrence et à l'ascendant historique, tout particulièrement de l'Egypte. Plus encore: la Tunisie a accusé une régression évidente notamment par rapport aux nations qui ont pris un élan considérable à travers tout ce qu'elles ne cessent d'entreprendre. Et puisque nous parlons de moyens, une simple comparaison entre le budget alloué par Al Ahly d'Egypte à la section de tennis de table et celui de la Fédération tunisienne nous donne une idée sur la manière avec laquelle on gère justement cette discipline. Le budget d'Al Ahly, qui reste malgré tout un club, équivaut à trois fois celui de l'instance fédérale tunisienne. Plus que jamais, le tennis de table a besoin d'une profonde restructuration, celle qui devrait lui permettre de couper avec les anciennes méthodes de travail et de formation. Cela s'inscrit dans le droit fil des exigences de la nouvelle étape. Cibler les nouvelles priorités d'une discipline en quête de renouveau est de nature à préparer son avenir. Il faut dire que la reconstruction du tennis de table ne devrait pas prendre forme dans un soupçon d'anarchie et de désordre. On joue sur la durée Ce sport a justement besoin d'une réflexion intelligente, d'un modèle innovant et adapté aux exigences du présent et de l'avenir. Tout cela dans le but de se démarquer des anciennes stratégies largement en déphasage avec l'évolution nécessaire à cette discipline. La restructuration préconisée a déjà commencé avec la direction technique qui sera désormais assurée par un groupe collégial et non plus une seule personne. Cette décision a été, il faut le dire, motivée par le désir du directeur technique actuel de se retirer. Hassen Dahmani se trouve, en effet, dans l'incapacité de faire le déplacement quotidien entre Menzel Temime et la capitale. Une commission technique élargie vient à cet effet de voir le jour. En attendant la nomination du nouveau sélectionneur en chef, elle veillera aux destinées du tennis de table tunisien. A ce propos, les compétences ne manquent pas. On parle d'ores et déjà de l'implication de toutes les parties prenantes. Notamment celles qui, à travers leurs approches personnelles, devraient apporter les changements escomptés à un sport qui a longuement souffert de l'absence de stratégie et de programme à long terme. Pour que tout cela ne soit pas seulement une sorte de quête de bonne conscience, mais l'opportunité que nécessite, ici et là, l'examen de conscience.