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Le juste hommage à une icône
«Nelson Mandela, de prisonnier à président» à Paris
Publié dans La Presse de Tunisie le 18 - 06 - 2013

Rendre hommage à la personne et à l'œuvre de Nelson Mandela. Voilà la démarche de la Ville de Paris qui a déclaré ce géant de l'humanité, fin mai, citoyen d'honneur de Paris, sans savoir que c'était peut-être la dernière occasion de consacrer Mandela de son vivant. Pendant que le père de la nation sud-africaine reste hospitalisé, dans un état jugé « préoccupant », l'Hôtel de Ville à Paris présente jusqu'au 6 juillet « Nelson Mandela, de prisonnier à président », une exposition très riche et émouvante à son honneur, sans faire l'impasse sur ses faiblesses.
Une petite cellule grise et étouffante à l'entrée de l'Hôtel de Ville incarne la longue lutte de Nelson Mandela pour la liberté et la fin de l'apartheid. Cette réplique de sa véritable cellule à Robben Island symbolise les vingt-sept ans que le leader du mouvement anti-apartheid ANC passa en prison pour ses convictions. «En Afrique du Sud, Mandela est considéré comme l'homme qui a unifié le pays, qui a proclamé la réconciliation entre les races, qui avait passé plus de vingt-sept ans en prison, mais quand il est sorti, il n'avait ressenti aucune amertume et il a proclamé l'unité et la démocratie pour l'Afrique du Sud », explique Bongani Tembe, le commissaire général de la saison sud-africaine en France
« L'Ubuntu »
Après avoir vaincu l'apartheid et en même temps la haine contre ses anciens bourreaux, Nelson Mandela, Prix Nobel de la paix et icône mondiale, a vu ses principes s'ériger en valeurs universelles. L'Ubuntu, cette démarche qui inclut aussi bien l'humanité que la générosité et le respect, loge aujourd'hui au même rang que le principe de la fraternité proclamée lors de la Révolution française. Pour comprendre l'acheminement intellectuel et politique de Mandela, l'exposition fait confiance à l'intelligence émotionnelle des visiteurs. Photos de son enfance, sa première interview télévisée en 1961 à la suite du massacre de Sharpeville, une lettre d'amour à Winnie ou l'annonce de mariage avec sa troisième épouse, Graça Machel, en 1998. «L'émotion est nécessaire pour comprendre Mandela. Il est un narrateur très doué et sa vie nous émeut très profondément. Son histoire est aussi l'histoire du Bien et du Mal. C'est très humain tout cela, presque shakespearien. C'est comme un grand roman », déclare Emilia Petinza, la commissaire de l'Apartheid Museum à Johannesburg, qui a conçu l'exposition.
Un leader-né
«Nelson Mandela, de prisonnier à président» suit un parcours en photos et en vidéo sur de grands écrans, rythmés par des pancartes qui décrivent et décryptent les moments clés de l'itinéraire de cet hommes hors pair. «On raconte sa vie à travers six différents thèmes. D'abord son caractère forgé de courage et d'espoir, ensuite on montre comment un jeune homme apolitique savourant la vie, les jolies filles, la mode et les voitures, est devenu le centre de la vie politique de l'Afrique du Sud. A cause de son charisme, sa grande taille et sa beauté, Mandela est assez vite mis en avant pour représenter le visage de l'ANC. Après, il y a les années de la prison qui sont tragiques, mais qui ont provoqué un changement profond chez lui. Quand il entre en prison, il est un jeune homme en colère. Quand il en sort, il est devenu un homme mature, prêt à pardonner et à se réconcilier avec ses ennemis», explique Emilia Petinza.
Né le 18 juillet 1918, Nelson Rolihlahla Mandela est le fils du chef du petit village Mvezo. Il grandit dans un monde traditionnel qui s'affronte tous les jours contre l'administration coloniale et raciste. En 1944, le jeune avocat Mandela rejoint l'ANC. En 1946, il est marqué par l'expérience d'une grève de 60 000 mineurs noirs contre le gouvernement. Une vocation est née : «Il émane de Mandela une autorité naturelle. Il ne peut s'empêcher de charmer les foules. C'est un leader-né, un homme clé pour la réflexion, la planification et l'élaboration de nouvelles tactiques». Cet éloge, marqué sur une pancarte, vient d'Oliver Tambo, ancien leader historique de l'ANC. C'est justement l'un des grands mérites de l'exposition que de montrer qu'on ne peut pas isoler Mandela de l'ANC et du mouvement dont il faisait partie.
Ses trois grandes faiblesses
Il y a beaucoup de « photos icônes », comme la célèbre image prise par son ami Jürgen Schadeberg qui montre Nelson Mandela, élu premier président noir de l'Afrique du Sud, quand il retourne dans sa cellule de Robben Island. Mais le parcours va bien au-delà de l'admiration d'une icône. Pour donner à Nelson Mandela sa véritable grandeur humaine, l'exposition parle également de ses trois grandes faiblesses. «Beaucoup de gens qui ont travaillé avec lui le trouvent très autoritaire. La deuxième faiblesse était qu'il a mis très longtemps avant de réagir face à l'épidémie du sida. C'est un fait qu'il a lui-même reconnu, quand son propre fils est décédé en 2005 à cause de cette maladie. La troisième faiblesse est qu'il a trop rapidement délégué le pouvoir. A cause de cela, plusieurs décisions très importantes ont été prises sans lui, par exemple concernant la libéralisation économique et les ventes d'armes où la France était très impliquée», énumère Emilia Petinza.
Le 6 juillet, l'exposition fermera ses portes. Mais le 18 du même mois, le jour du 95e anniversaire de Mandela, sera une nouvelle occasion d'exprimer son respect envers cette personne exceptionnelle. En effet, Paris fêtera pour la première fois la Journée internationale Nelson Mandela, instaurée par les Nations unies depuis 2009. En 2008, Mandela avait demandé à chacun de donner 67 minutes de son temps pour aider les autres, comme lui avait sacrifié 67 ans de sa vie au service de l'humanité.


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