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Le cœur y est...
Reportage - L'armée nationale à l'assaut des terroristes
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 03 - 2014

Patriotisme, organisation, rigueur et persévérance sont les mots d'ordre de nos forces armées qui veillent à la protection de nos frontières et font de la traque aux terroristes leur pain quotidien. Entre jour et nuit, les méthodes changent mais la volonté est toujours là...
Alors que les opérations antiterroristes se poursuivent avec succès, dont la dernière en date n'est autre que celle qui s'est soldée par l'anéantissement d'un groupe de terroristes à Jendouba qui seraient impliqués dans la dernière attaque contre des sécuritaires de la région, les forces armées poursuivent leur travail dans les camps de commandement et sur les frontières. Pour elle, la traque des terroristes est un travail quotidien.
Le travail de contrôle des zones sensibles se fait jour et nuit à travers des patrouilles mobiles de contrôle et de protection des frontières, exerçant conjointement avec celles de la garde nationale, outre le contrôle régulier assuré par les postes transfrontaliers tunisiens.
Optant pour une certaine ouverture aux médias, l'armée nationale, en vue de mieux vulgariser l'action antiterroriste et pour mieux sensibiliser le citoyen à ce travail très spécifique, a organisé mardi et mercredi derniers une visite à certains centres de commandement dont ceux de la deuxième brigade mécanisée à Béja (armée de terre) et du 16ème régiment d'infanterie motorisé à Aïn Draham. Aussi, l'on a pu voir de près les méthodes de travail des patrouilles de contrôle éparpillées selon des tactiques et des missions bien déterminées pour lutter, entre autres, contre le terrorisme et la contrebande. Mais aussi, c'est une occasion qui a permis de découvrir la détermination de notre armée à éradiquer le terrorisme et de s'assurer qu'elle dispose de la volonté et des moyens pour combattre ce fléau.
Flexibilité, réactivité et efficacité
Opérant sur un territoire englobant Menzel Bourguiba, Béja, Jendouba, Siliana et Le Kef sous le commandement du colonel-major Rachid Kasdallah, la deuxième brigade mécanisée à Béja déploie entre 5 et 6 mille soldats de différents catégories et grades, ce qui est dans les normes internationales, nous a-t-on affirmé. L'ambiance y était plutôt calme, alors que la matinée même, une opération antiterroriste se poursuivait à Jendouba.
S'étalant sur plusieurs hectares, la caserne de cette brigade de l'armée de terre travaille selon un modèle très communicant et flexible suivant les besoins et les évaluations faites sur terrain, comme le souligne le colonel major Kasdallah. Cet dernier est entouré d'une équipe de colonels qui, de par leurs interventions, ont laissé l'impression tangible d'une détermination à persévérer sans compter les sacrifices pour l'intérêt suprême d'assurer la souveraineté de la nation. Plus que des slogans, leurs paroles révèlent un patriotisme exemplaire et surtout une certaine abnégation et maîtrise du sujet « terrorisme ». « Il ne pourra jamais fleurir sur notre terre », lance l'un des colonels avec un ton vif et déterminé, même si le sourire est toujours de mise pour ses officiers.
La caserne comporte un certain nombre d'unités spécialisées, y compris d'appui tactique et de soutien logistique, outre un centre de commandement. Dans la grande place au centre des bâtiments de la caserne, on ne perçoit que les camions et les blindés d'une couleur verdâtre semblable à celle des arbres forestiers qui garnissent toute la région. La Brigade accomplit des missions opérationnelles de combat incluant des missions non classiques à l'instar de la traque des terroristes, et d'autres missions à caractère général et communautaire comme l'intervention en cas de catastrophes naturelles ou des opérations de secours lors des inondations ou incendies.
Une démonstration de l'établissement du centre de commandement, avec une version mobile pour les opérations d'urgence, a permis de voir de près les moyens mis à la disposition de nos forces armées. Des unités d'information, de logistique, de « la prochaine manœuvre », et bien d'autres. Les soldats en tenue de combat, menus de leurs armes, sont prêts à chaque moment pour répondre à l'appel. Selon le colonel major Kasdallah, l'organisation du centre de commandement et les méthodes sont flexibles et réactives avec une grande sensibilité aux informations qui sont sujets d'analyse et recoupement. D'après lui, la deuxième brigade mécanisée participe activement aux opérations de lutte contre le terrorisme et le succès de l'opération de Goubellat (octobre dernier) n'est qu'une confirmation de la bienveillance de sa brigade. De même, il affirme que la brigade sous son commandement a participé à la préparation de la dernière opération de Jendouba qui a abouti à l'élimination de trois terroristes lundi 17 mars, très tôt le matin.
Le camp de la caserne comporte, aussi, un centre militaire de formation professionnelle dans plusieurs domaines dont l'électricité, la soudure et la menuiserie en aluminium. Doté d'une infrastructure respectable, d'équipements et de cadres formateurs où exercent soixante administrateurs et officiers formateurs, ce centre est devenu une option de choix pour les grands pôles industriels de la zone en matière de recrutement des techniciens. Le centre favorise, en premier lieu, la discipline qui, selon les formateurs, est la clé de la réussite, et offre une formation pour plus de six cents jeunes dont dix-sept militaires. Il fait partie de treize centres militaires de formation professionnelle dispersés sur tout le territoire et qui constituent un soutien à l'effort national en matière d'emploi.
Contrôle continu des zones sensibles
Le 16ème régiment d'infanterie motorisé à Aïn Draham est, quant à lui, omniprésent sur les régions Tabarka, Nefza, Fernana et Aïn Draham. Une région bien connue par ses paysages montagneux (70% de la région sont des forêts montagneuses denses) très difficiles à emprunter même pour les véhicules militaires. Les obstacles naturels dont les grottes, les oueds et les grands lacs (la région compte 7 barrages d'eau) outre les 50 kilomètres de littoral ont obligé le régiment à opter pour des moyens aériens, para-commandos, des patrouilles maritimes via des zodiacs où même des patrouilles à dos de mulets...
A Aïn Draham, l'une des zones les plus sensibles aux intrusions des terroristes, se multiplient pistes, hors pistes et forêts denses, circuits de prédilection des contrebandiers et des terroristes, comme le souligne l'un des soldats patrouilleurs au niveau d'un barrage régulier. Les yeux grands ouverts, chacun de la dizaine de soldats patrouilleurs, que nous avons pu remarquer, regarde dans une direction bien déterminée, l'arme à la main, tout en changeant de position et de direction. Ils patientent comme s'ils s'attendent à attaquer une éventuelle cible. En dépit du calme qui règne cet après-midi autour de la colline qu'ils ont déployée, excepté les chants des oiseaux, le comportement des soldats laisse planer une tension. La vigilance et la réactivité aux informations qui circulent entre les différentes patrouilles nocturnes sont leurs mots d'ordre. Attendre n'est pas toujours un confort...
Embuscades nocturnes, l'effet de surprise
La nuit, nous avons effectué une visite des patrouilles nocturnes mobiles dans les zones frontalières avancées. Elle nous a permis d'observer une certaine omniprésence de nos forces armées, soutenues par les forces de la Garde nationale, notamment dans les régions transfrontalières du côté de Aïn Draham à l'instar de Menzel Bourguiba, Babouche et Bliji. Le temps faisait beau sous la lumière de la pleine lune, contrairement aux autres nuits de l'hiver connues pour leur froid et les pluies torrentielles qui pourraient se poursuivre des jours durant. Les conditions climatiques, pluies torrentielles, froid allant jusqu'à -5° en hiver et une humidité permanente n'ont pu fléchir cette volonté de nos soldats à être là où il faut.
Plusieurs unités sont déployées dans cette forêt tellement dense qu'on ne peut voir que des arbres de chêne hautes et dont les branches se croisent parfois bloquant ainsi la vue. Contrôle par radars, embuscades nocturnes, chaque unité est concentrée sur sa tâche.
Sur l'écran relié au radar, qui a une portée d'un rayon de 25 à 30 kilomètres, un soldat nous montre les mouvements de trois cibles qu'il a qualifiées de cibles amies. C'est que d'autres patrouilles mécanisées et à pied veillent au ratissage de toute la zone.
Du haut d'une colline, une unité d'une dizaine de soldats appliquent, sans préavis, un plan d'embuscade nocturne. Puissants projecteurs, matériel de détection de mouvements et autres unités canines sont engagés dans cette opération. L'un des soldats nous confie que les chances de réussite d'une telle opération sont de l'ordre de 99% grâce, entre autres, à l'effet de surprise, de quoi ne laisser aucune chance à l'échec de l'embuscade.
Une heure avant minuit, alors que nous reprenons le chemin de la caserne, la nuit ne fait que commencer pour les soldats... Bravo chers soldats même si on dit qu'on ne doit jamais remercier un soldat pour l'accomplissement de sa tâche. Le cœur patriotique y est... y a rien à craindre...


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