Abdelmajid Ezzar : « Je suis toujours à la tête de l'UTAP »    CONDOLEANCES : Chedly LAHMAR    Monastir: Un surveillant général arrêté pour avoir harcelé des parents d'élèves    CONDOLEANCES : Lamia ZOUAOUI    Sousse: La station balnéaire marina El Kantaoui célèbre ses 43 ans avec une série de manifestations    La Tunisie accueille 'Phoenix Express 2022'    Appel à candidatures pour la Bourse d'aide à la mobilité AMI : date limite le 31 mai 2022    Slim Riahi : je ne suis ni un corrompu, ni un criminel pour subir cet acharnement !    Ukraine : La boulette signée Bush, il condamne sa guerre en Irak…    Le Kenya est exclu des éliminatoires de la CAN 2023 !!    Play-offs Ligue 1 Pro : Programme TV de la 6e journée    La chargée d'affaires à l'Ambassade des Etats-Unis: Le pèlerinage d'Al Ghriba est le symbole de tolérance et de paix [Vidéo]    Une délégation de l'Otan en Tunisie et … en catimini    Parution de l'ouvrage "Les dérives contraires en Tunisie" de Hatem M'rad    USBG : Dans la peau d'un trouble-fête...    EST :Continuer à faire le plein    Ligue 1 | Play-out – 3e journée : L'OB retrouve son rang de leader    Le Brief sportif national, continental et international du jeudi 19 mai    High Tech & Innovation    Tunisie – météo : Temps clair à peu nuageux    Photo du Jour : ils présentent des excuses pour le "dérangement"… On avance!    Walid Ben Salah, président de l'Ordre des experts-comptables de Tunisie à La Presse : «La Tunisie travaille sur l'amélioration de sa notation par le Gafi»    L'investissement étranger n'a pas retrouvé son niveau d'avant la pandémie    Le journaliste Mahmoud Ben Jemâa n'est plus    Ce soir, à la Salle Tahar-Cheriaa à la Cité de la Culture Chedli-Kélibi : Courez (re)voir «Le pas suspendu de la cigogne» d'Angelopoulos !    Tolérance et ouverture...Ce qu'a dit l'ambassadeur de France à propos de la Tunisie    Zied Mallouli : à Sfax, nous avons des sangliers en plus des ordures    Foot-Europe: le programme du jour    Artes propose la distribution d'un dividende de 0,8 dinar par action    EXCLUSIF: Najla Bouden participe au Forum de Davos    Comité de défense de Slim Riahi: Conférence de presse [Vidéo en direct]    Près de 135 mille candidats passeront les épreuves du baccalauréat    Des Israéliens à la Ghriba    Ghazi Maherzi: Le représentant du géant ukrainien de produits métallurgiques    Match amical: USA-Maroc le 1er juin à Cincinnati    Le président de l'Instance générale des prisons et de la rééducation démis de ses fonctions    Par A.Ben Gamra : Notre banque centrale (BCT) cause elle-même l'inflation de notre économie    Libye : Bach Agha annonce Syrte comme siège de son gouvernement    Motus après le missile de l'USAID, Tunis attend qu'on coupe le robinet du FMI    Le Festival de l'Amandier débute ce vendredi à Sfax    Tahar Bekri: Aboulkacem Chebbi et la revue Forge    Ben Slama : le projet de calendrier du référendum a été élaboré par des parties étrangères à l'Isie !    Master International Film Festival : Un nouveau festival cinématographique tunisien en juin à Hammamet    Du Cap-Vert, au Cap Bon, Elisabeth Moreno part à la conquête des électeurs français de Tunisie    L'artiste Mondher Jebabli n'est plus    Le consulat tunisien à Tripoli appelle les Tunisiens à la vigilance    Taïeb Dridi: Toujours à Odessa pour exporter des céréales et des féculents    Des amis d'enfance juifs ouvrent un restaurant de couscous tunisien à Paris    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Une ville, reine d'un jour
«Le Kef chante la Tunisie»
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 05 - 2014

A l'occasion du Mois du patrimoine, Le Kef a exhibé ses atouts... façon aussi de faire du pied à tous ceux qui pourraient être tentés par l'aventure de nouveaux projets dans le domaine du tourisme culturel.
Trois jours durant, l'association «Les amis du Kef» a fait de cette ville du nord-ouest tunisien une capitale rêvée du tourisme culturel. En effet, elle a organisé, du 9 au 11 mai, la manifestation «Le Kef chante la Tunisie». Le programme proposé allie spectacles de musiques traditionnelles locales, visites des monuments de la ville et découverte de la gastronomie kefoise.
La journée du vendredi avait commencé à la place «Cheikh Ali Ben Aissa», où la troupe les Snadid de Dahmani a attiré les premiers visiteurs. Pendant ce temps-là, d'autres participants pouvaient découvrir, groupe par groupe, le musée des arts et traditions populaires, situé juste en face. Pour l'occasion, un fonctionnaire du musée est venu prêter main-forte aux guides. Le musée est situé dans les murs du mausolée de cheikh Ali Ben Aissa Bouhjar.
Dans la pièce principale où se trouve la tombe du saint, sont exposés costumes et bijoux de la mariée kefoise. La pièce d'à côté est une petite mosquée où sont exposés aujourd'hui une tente et des ustensiles de bédouins qui venaient jadis de l'intérieur et du sud du pays à la saison des récoltes. Après un patio, le visiteur pénètre dans une salle réservée aux arts équestres et qui servait autrefois d'école coranique du mausolée. «On peut deviner la vocation de cette salle grâce à ses propriétés acoustiques», explique le guide.
Une stratégie claire et durable pour le tourisme culturel
Le musée des arts et traditions populaires explique pourquoi l'événement «Le Kef chante la Tunisie» a vu le jour. Il est à la fois témoin de la richesse culturelle et du potentiel touristique de la région. Son état de conservation est témoin de tout ce qui reste à faire pour que la ville puisse devenir un pôle de tourisme culturel. «Des travaux sont en cours, mais il faudrait qu'ils aboutissent le plus tôt possible», nous déclare le guide qui nous affirme que le flux des visites est assez bon en ce qui concerne ce monument.
A la fin de la journée, la basilique de la ville, située à quelques mètres du mausolée de Sidi Ali Ben Khlifa, a accueilli une conférence sur l'histoire et les spécificités culturelles de la région. Elle a eu comme intervenants l'historienne Hayet Aloui, le porte-parole de l'événement Adnene Tebessi et le professeur en musique Ali Aouadi. Leurs exposés sur les richesses du Kef, en monuments, en patrimoine immatériel, en produits bio et en artisanat pointent vers le potentiel dont elle dispose pour attirer touristes tunisiens et étrangers. Mais ces intervenants n'ont pas manqué de souligner les freins à ce rêve commun dans la région. «Il faut fixer les habitants des régions frontalières par la création d'une zone de libre-échange et songer à développer le tourisme alternatif (sportif, de chasse, sanitaire...)» pense Hayet Aloui, alors que Adnene Tebessi se plaint du manque d'infrastructures et de stratégies claires en matière de développement.
Une journée haute en couleur
Après la visite du musée, en suivant les Snanid, tout de blanc vêtus sur leurs chevaux, les visiteurs ont longé une Kasbah en parfait état de conservation, qui domine la ville. Les coups de feu des chevaliers étaient rythmés par les youyous et la musique du tambour (t'bal), la flûte (zukra) et le mézoued.
En descendant vers la Médina, un autre saint et un autre type de musique ont accueilli les visiteurs. Le célèbre mausolée de Sidi Ali Ben Khlifa. «Le Kef est une ville sainte qui abrite 53 marabouts», avait affirmé le guide du musée. Dans la place dédiée à ce saint, la musique soufie locale de la Aissaouia enchante les présents, entre locaux et visiteurs. Ces derniers sont invités à déguster les mets traditionnels comme la Refissa, habituellement consommée en petit-déjeuner, dont la semoule peut servir de base pour la préparation de biscuits en forme de rectangle, communément appelés «Abraj».
De nombreux visiteurs ont répondu présents pour l'événement. La plupart d'entre eux venaient au Kef pour la première fois. Parmi eux, Samir, un entrepreneur tunisien vivant en Suisse : «Je suis venu parce qu'il y a eu beaucoup de pub et que je ne connaissais pas la région», nous déclare-t-il. Et d'ajouter : «J'ai étéimpressionné par les guides, par la richesse de la région et par l'accueil des habitants ». Ce visiteur, séduit par la ville, trouve malgré tout frustrant le manque d'investissements. «Je drainerai des projets suisses si je peux», affirme-t-il. Selon lui, il faut installer un tourisme culturel durable. «Les touristes étrangers adorent les produits du terroir et l'authenticité, mais exigent la sécurité», dit-il. Il n'était pas le seul à trouver également qu'il manquait à cette visite un guide de poche pour la région.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.