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‘'The Fault in our Stars''... l'arbitraire du mal-être et de l'anéantissement !
Lu pour vous
Publié dans La Presse de Tunisie le 06 - 10 - 2014

John Green a écrit une leçon de maturité et de liberté où deux ados parviennent d'abord à reculer les limites du possible en parvenant à vivre avec une terrible maladie, et l'histoire reste ainsi dans le domaine du soutenable... jusqu'à la page 213 !
Hazel, qui parle des ‘'effets secondaires de la mort''... comme si la mort était une maladie, exprimant une maturité étonnante quand elle reconnaît qu'il y a pire que d'avoir seize ans et le cancer : avoir un enfant qui a le cancer! La prière poignante du coordinateur du groupe de soutien : ‘'Seigneur, accorde-moi la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d'avoir la différence.'' Gus qui dit : ‘'J'ai peur de sombrer dans l'oubli.'' La mère de Hazel qui lui annonce qu'elle va fêter son 33e demi-anniversaire. La fureur destructrice d'Isaac...
C'est le quotidien de ces ados atteints du cancer.
Romance
Hazel et Gus se rencontrent et ce sont les premiers échanges, le prélude à l'histoire d'amour qui va changer leur existence. Et c'est alors que tout commence, avec un livre que lit Hazel (‘'An Imperial Affliction'') et que l'auteur, un certain Peter van Houten, termine au beau milieu d'une phrase en laissant beaucoup de questions en suspens et en se retirant de toute activité littéraire pour se retrancher à Amsterdam, en Hollande. Hazel essaie de le contacter par e-mail pour avoir les réponses, et c'est là qu'il lui répond que la seule manière serait de vive voix et que si elle se trouvait à Amsterdam, il se ferait un plaisir de la recevoir. Le tout, entrecoupé par le remplissage de ses poumons de liquide et une semaine à l'hôpital.
Ses parents, largement endettés par le coût de sa maladie, ne peuvent lui offrir le voyage. Mais Gus, profitant des largesses d'une association, lui offre l'occasion d'aller parler à van Houten, et tous deux sont ainsi du voyage, accompagnés de la mère de Hazel.
Arrivés à Amsterdam, ils découvrent que van Houten ne les avait pas vraiment invités et que c'est sa secrétaire qui a monté le coup, aussi bien pour apporter un peu de joie dans la vie de ces deux ados confrontés à l'arbitraire du mal-être et de l'anéantissement, que pour ‘'secouer'' l'écrivain, qui semble avoir sa propre croix à porter, mais qui finit par céder aux interrogations de Hazel et Gus (lequel, entre-temps, a lu le livre) sur le destin des personnages du roman. Puis il se rétracte avec l'argument que ce ne sont que des personnages de roman, sans vie ultérieure. Hazel s'insurge, comme touchée par la projection de sa propre existence menacée par la maladie.
La rencontre finit mal et les deux ados partent intempestivement. La secrétaire les rattrape et les invite à visiter le musée Anne Frank, l'adolescente supprimée par les nazis juste avant la fin de la Seconde Guerre mondiale et dont le journal est un exemple du genre. Et c'est là que Gus et Hazel s'embrassent pour la première fois en amoureux...
Allumé comme un arbre de Noël !
On en est alors presque à oublier le drame pour la romance... Malheureusement, nous découvrons que John Green n'a fait que nous mener en bateau et nous voici à la page 213 quand il nous assène un coup terrible, juste le dernier jour complet des deux amoureux à Amsterdam. Nous apprenons alors que d'entre eux deux, ce n'est pas Hazel qui est la plus mal en point mais Gus, que nous avions cru sorti d'affaire et qui lui dit : ‘'Je suis allumé de partout comme un arbre de Noël !''
Et c'est à partir de là que commence quasiment un autre récit, poignant, intense, dans les pas d'un patient en phase finale...
De retour, avec leur copain Isaac qui a perdu ses deux yeux à cause de la maladie, Hazel et Gus essaient d'avoir un semblant de vie. Quelques jours plus tard, Gus a une attaque et on l'amène aux urgences qu'il ne quitte que deux semaines plus tard en fauteuil roulant. Chaque jour qui passe, il devient moins costaud, mi-souriant, toujours épuisé, jusqu'à ce qu'il en arrive à faire pipi au lit... Il dit alors à Hazel qu'il avait développé une appréciation plus profonde du vocable ‘'mortifié''. Une nuit, il l'appelle d'une station-service où il se trouve incapable de conduire la voiture. Elle le retrouve dans son propre vomi...
Sachant qu'il en était aux derniers jours, il invite Hazel et Isaac à écrire son éloge funèbre et à le lui lire pendant qu'il est encore en vie. Huit jours plus tard, il s'éteint chez lui à l'âge de dix-sept ans.
Aux funérailles, van Houten était là car il avait quelque chose d'important à dire à Hazel...
L'édition
‘'The Fault in our Stars'', mouture anglaise, 316 p.
Par John Green
Edition ‘'Penguin Books''
Disponible à Tunis, notamment chez la librairie Al Kitab


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