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Tardives, mais toujours bénéfiques !
Pluies automnales
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 10 - 2014

Il a fallu attendre le mois d'octobre pour que les grandes pluies automnales fassent leur apparition. Un grand soulagement a accompagné ces pluies parmi la communauté des agriculteurs en dépit des dégâts certains dans l'oliveraie et le retard de l'apparition des pousses d'herbe pour le pâturage
D'habitude, les premières pluies d'automne font leur apparition pendant la deuxième quinzaine du mois d'août, au plus tard au début du neuvième mois de l'année.
Pour cette saison, le retard est exceptionnel, puisqu'il a fallu attendre le début du mois d'octobre pour voir la plupart des régions du pays suffisamment arrosées. Il y a eu auparavant quelques orages épars, mais leur impact pluviométrique était minime et local. Les vraies pluies d'automne qui préfigurent la saison des semailles ont eu lieu entre le 2 et le 5 octobre. Le retard est d'au moins un mois, sinon plus, ce qui n'est pas de nature à rassurer les exploitants agricoles, toutes catégories confondues.
Et ce sont l'élevage et l'oliveraie qui sont les plus touchés par ce déficit en eau, d'autant plus qu'on a eu un mois d'août et un mois de septembre exceptionnellement chauds. La canicule a sévi pendant des semaines avec des pointes de 42, voire 43 degrés dans le Nord-Ouest (Le Kef, Béja et Jendouba).
Cette chaleur a énormément endommagé l'oliveraie partout dans le pays et causé des dégâts importants aux fruits des plants d'oliviers, et en quantité et en qualité.
La récolte en sera touchée en grande partie surtout dans les régions du Sahel et de Sfax.
Les dernières pluies, bien que tardives, pourront sauver le reste pour avoir cette année une récolte moyenne, tout comme la saison dernière.
Cela étant, pour l'élevage, le manque à gagner en pâturage est inestimable, surtout pour les ovins.
Impact négatif...
Quand il pleut aux mois d'août et septembre, alors que la température est encore élevée, les champs laissés en jachère se couvrent très vite d'un tapis vert. Et au bout de trois semaines, tout au plus, on pourra envoyer ses bêtes paître dans ces prés. Cela permet aux éleveurs de souffler un tant soit peu, dans la mesure où on use moins de fourrage et autres concentrés pour nourrir son bétail, notamment les ovins, qui raffolent des herbes encore tendres, faciles à ruminer par la suite. Pour cette année, ça ne sera pas le cas et les pousses vertes tarderont à faire leur apparition, et cela pourrait coïncider avec l'avènement de l'hiver, saison durant laquelle les plants vivent au ralenti et ne seront d'aucun apport alimentaire pour le bétail.
Toutefois et en dépit de ce constat peu reluisant, ces dernières pluies sont toujours bénéfiques.
Elles viennent, en effet, à un moment crucial de la préparation de la saison des semailles.
Les agriculteurs qui scrutaient le ciel, nuit et jour, avec beaucoup d'inquiétude, ont, dans leur grande majorité, poussé un grand ouf de soulagement avec les pluies torrentielles qui ont arrosé la majeure partie du pays, avec souvent des quantités très importantes dans certaines régions.
Après les grands labours du printemps, on attendait les pluies automnales pour les petits labours, préfigurant l'ensemencement de la terre. A ce niveau, un grand retard a été enregistré.
Et pour y remédier, tout le matériel disponible a été mobilisé —du moins, c'est ce que nous avons constaté du côté des gouvernorats de Béja et du Kef. Une véritable course contre le montre a lieu ces jours-ci. Cela s'explique d'ailleurs par le peu du temps qui reste avant les semailles de l'avoine pour fourrage et l'orge qui précédent celles du blé tendre et dur.
C'est dans dix jours que ces semailles débuteront pour le blé, à partir de la deuxième semaine du mois de novembre dans le grenier du pays : le Nord et notamment le Nord-Ouest. Plus au Sud, cela commence deux, voire trois semaines auparavant.
En dépit de tout cet effort fourni par les exploitants de tout le pays, il n'en demeure pas moins qu'un grand problème se pose déjà. Celui du matériel agricole disponible (tracteurs, charrues, semoirs, herses, etc.) qui ne peut satisfaire la demande en un temps aussi court. Les deuxièmes et troisièmes labours ne sont pas déjà effectués que l'on devra incessamment passer aux semailles. C'est un véritable casse-tête surtout pour les petits exploitants qui sont obligés de tout louer pour leurs travaux. Une situation à laquelle on pourra peut-être trouver au moins des ébauches de solutions. Et celles-ci ne manquent pas. Bien sûr, s'il y a de la volonté et de l'intérêt pour un secteur dont on ne se soucie que trop peu.
Dans tous les cas, il y aura pour cette saison du retard pour les semailles qui pourront aller au-delà des dates habituelles avec tout ce que cela implique comme déficit dans les rendements en été.
Cela dit, la nature a toujours eu de ces caprices, et on n'y peut rien. Mais on doit tout de même positiver car si un domaine ou deux sont touchés par ce retard, l'avènement de la pluie est toujours accueilli avec soulagement partout.
Le monde agricole, dont notamment les maraîchers, ne sera pas astreints à des quotas en eau d'irrigation. Et ce n'est pas peu, quand on sait quelle place occupent les cultures maraîchères dans notre agriculture et les incidences sur le marché et l'importance de l'offre. De ce point de vue, ces pluies ont fait des heureux même parmi les vendeurs d'eau, pour l'irrigation ou pour l'usage ménager.
En un mot, la pluie c'est un élément essentiel dans la vie de l'être humain, qu'il soit du monde rural ou citadin. Et à propos, voyez comment sont devenus nos villes et nos villages.
La pluie a tout enlevé et décrassé de ce que l'homme a laissé comme saletés de tout genre et dont on a souffert des mois durant. Un des bienfaits de cette pluie parmi tant d'autres, même si elle fut tardive surtout pour l'agriculture qui reste un secteur pilier dans notre économie et qui permet aux Tunisiens de se nourrir de leur terre et qui, avec davantage de sollicitude, pourra suffire à nos besoins et plus.


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