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Comment Mehdi Jomaa compose-t-il son gouvernement
Publié dans Leaders le 14 - 01 - 2014

L'annonce est peut-être imminente. Mehdi Jomaa ne compte pas épuiser les 15 jours qui lui sont accordés pour remettre au président de la République provisoire la liste des membres de son gouvernement. Il y travaille d'arrache-pied, conscient qu'il y a urgence. Tout au long de ce weekend prolongé, il n'a cessé de poursuivre ses consultations et de mettre les dernières retouches aux déclarations et discours qu'il devra faire. Coulisses.

Tôt le matin, il arrive au ministère de l'Industrie seul au volant d'une petite voiture, suivi d'une escorte discrète et monte directement à son bureau au cinquième étage. Son assistante qui avait travaillé avec nombre de ses prédécesseurs est en place, fidèle au poste. Une équipe restreinte se déploie fébrilement, avec discrétion, chacun semble être en charge d'une tâche bien précise. On y reconnaît un haut fonctionnaire, un ancien diplomate et un économiste-financier. Pas de communicants, pour le moment du moins. Silence radio : rien ne filtre. Ou presque. Il faut guetter en bas devant le ministère la sortie de ses visiteurs pour leur tirer quelques confidences.
Pas de stars, jouer collectif
Mehdi Jomaa semble avoir fait ses choix. Il sait que sa mission est de mettre le pays en marche vers les élections. Il ne cherche pas des technocrates, mais, l'indépendance et la compétence étant un contrat de base, «des hommes et des femmes capables de creuser de larges tunnels dans d'insurmontables montages», selon la formule de l'un d'entre eux. Trouver des solutions rapides et efficaces à des maux profonds et menaçants : la mission n'est guère facile, d'autant plus que pour choisir son équipe, le Dialogue national lui impose une feuille blanche qui ne comporte aucun ancien ministre, depuis l'indépendance, aucun membre de parti ou dirigeant dans une organisation nationale. Est-ce pour autant que soustraits des impératifs d'équilibres politiques, il aura les mains totalement libres ? Jusqu'à une certaine limite, sans doute. N'appartenant pas lui-même à parti, et ne disposant pas d'une majorité qui lui est propre à l'Assemblée nationale, il doit réunir un consensus en faveur de son cabinet.

Dès le premier jour, des centaines de CV de tous bords ont atterri sur son bureau, certains revêtus de «recommandations ». C'est son équipe qui les prend en charge et les épluche à la recherche de vraies pépites. Elle en aura tout vu : les vantards, jamais approchés en fait, qui citent « un ami, proche d'un ami, en contact direct », qui… Il y a aussi « les indispensables » qui les bombardent de fax, mails et sms pour décrocher un entretien. Les «volontaires», sincères ou pas, prêts à sacrifier leur carrière, renoncer au salaire de ministre et ne demandent que de servir, les exaltés, les illuminés... Les CV sont triés, classés, certains seront retraités dans un format commun.

Ce qui compte, en plus de l'engagement, c'est la capacité de jouer collectif. Point de stars, l'ultime critère de choix est la fusion dans une équipe, cohérente, solide et solidaire. « Réussir ensemble » est l'engagement requis. Médias et réseaux sociaux grouilles de listes, de fuites. L'équipe laisse faire, sachant que jusque-là, rien n'est définitif. Il est vrai que certains ont été approchés et se sont désistés. D'autres, minutieusement sélectionnés ont eu droit à un entretien avec le chef du gouvernement désigné. Mais, c'est encore dans les choix finaux.
Jusqu'à la dernière minute…
«J'ai eu un long entretien avec Mehdi Jomaa, qui s'est montré intéressé par mon parcours et mes centres d'intérêt, nous confie un visiteur. Sans évoquer un portefeuille précis, il m'a dit qu'il aura besoin de mes compétences, sans que j'en déduise qu'i pense au gouvernement ou à son cabinet ».

Le seul qui a été pressenti directement par Mehdi Jomaa en personne, est pour le moment Radhi Meddeb qui a courtoisement décliné la proposition tout en s'engageant à prêter main forte. Il s'en est d'ailleurs expliqué dans une Tribune publiée sur Leaders. Gardant jusqu'au bout les coudées franches, le nouveau chef de gouvernement a probablement bouclé son équipe à 99%. Il s'accorde une ultime marge de manœuvre qu'il conservera jusqu'à quelques heures seulement avant la remise de sa liste, ce qui est très fréquent dans pareils exercices. Son prédécesseur, Ali Laarayedh n'était-il pas venu jeudi 7 mars 2013 à 22H00, de peur d'épuiser le délai des 15 jours, au Palais de Carthage informer Marzouki que son gouvernement était quasi-prêt avant de revenir le lendemain lui présenter la liste complète.

Cette-fois-ci, Mehdi Jomaa n'est pas dans le même contexte, mais garde toutes ses cartes jusqu'au dernier moment. Le moindre nom, vrai ou faux, évoqué par les médias est immédiatement torpillé. La confidentialité devient de rigueur au sein de l'équipe. Ali Laarayedh intervient-il auprès de son ancien ministre et futur successeur? "Nullement, nous confie un proche. Parfois,il passe un coup de fil amical, de soutien, lui qui est bien passé par là et connaît l'ampleur de la pression et ne manque pas de l'encourager à chaque rencontre lors de cérémonies officielles".

Lorsque on demande à l'un de ses proches si Mehdi Jomaa dispose d'un large choix en composant son équipe, la réponse se veut affirmative mais avec humour : « Oui, bien sûr. Même s'il ne nous parle que lors du déjeuner qu'il prend parfois... à 8 heures du soir entre une pizza ou un sandwich ». Un style, un rythme et un menu qui risquent de le suivre à la Kasbah.

Tags : Mehdi Jomaa ALi Laarayedh Moncef Marzouki


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