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Pourquoi la Tunisie est-elle aussi indécise ?
Publié dans Leaders le 07 - 06 - 2015

Au moment où le plus sérieux commence, la Tunisie semble hésiter. Comme si, tant que la Révolution n'était encore qu'au stade de projet, l'effervescence imaginative était à son comble, souvent par tirages de plans sur la comète de nouveaux modèles sociétaux et de développement mirobolants. Mais, dès qu'il s'agit du passage à l'acte de l'édification, tout devient prétexte pour botter en touche. Sinon, on ne comprend pas comment la région du Sud-Est où, d'après la dernière ‘enquête revenus', le niveau de vie moyen par habitant est supérieur à celui du croissant allant de Bizerte à Nabeul qui entoure la capitale, soit devenue une zone de la pseudo-contestation sociale maximaliste.
A Tataouine, plus personne ne veut travailler dans le secteur du bâtiment. Pour ce type de travail, considéré comme étant pour de plus basses catégories, on fait venir des ouvriers d'El Hamma et d'ailleurs. Cette situation se justifierait par l'existence du pétrole : ‘Quand on est riche à ce point on ne va pas se rabaisser pour faire n'importe quel genre de travail'. Et même quand on se décide à se mouiller, on reproche au secteur des hydrocarbures, considéré comme pour les phosphates comme l'unique horizon socioéconomique, de n'offrir des emplois que sur les champs pétroliers, si loin de Tataouine ville ! Quant aux salaires en jeu et à l'instar des salaires offerts par la CPG, parler de moins de neuf cent dinars net par mois ne fait pas sérieux.
A la télévision nationale du service public, on fait appel aux charlatans les plus virulents pour vilipender les experts tunisiens les plus sérieux, compétents et patriotiques, par ce qu'ils ont osé exprimer un avis qui va à l'encontre de la fumeuse et douteuse compagne ‘où est le pétrole ?'. Mieux, on a, suite à cela, immédiatement convoqué à comparaitre devant les juges d'instruction non pas les diffuseurs de fausses nouvelles à l'objectif évident de tromper l'opinion publique, mais le PDG de l'ETAP ! Notre situation s'est-elle dégradée à ce point pour que le parler vrai devient langue de bois, le sérIeux devient ringard et le sincère devient suspect.
En réalité, tout indiquerait que les Tunisiens hésitent, certains voulant surexploiter cette hésitation, à partir du moment où ils ont fini par comprendre que le plus sérieux ne fait que commencer. Non pas parce qu'ils seraient incapables de relever le défi, mais ils ressembleraient en cela à cet athlète de cross-country qui, après avoir parcouru une périlleuse partie du trajet, commence à se dissiper, parce qu'il est envahi par l'appréhension de l'immense difficulté du parcours qui reste à faire.
La compagne ‘winou el pétrole ?' ressemble à celle d'une ‘demande de congé payé à durée indéterminée'. En effet, quoi de plus gratuit et facile qu'une partie de face-book interminable et à rebondissements aussi futiles que celle que nous vivons actuellement. Nous atteignons le comble de l'absurde. Au moment où l'on a le plus besoin d'énergie pour le travail, on dépense autant d'énergie dans le gaz fatal de la désinformation, autour du pseudo thème de la richesse énergétique dilapidée, alors que tous les experts internationaux avisés et impartiaux affirment que la gestion tunisienne du pétrole, celle du trop peu qu'il y a du reste, est parmi les meilleures du monde.
L'ARP et plus précisément sa ‘Commission énergie' va organiser deux journées de débats ouverts autour de la question. Le résultat est connu d'avance. Les experts professionnels et compétents vont rétablir la vérité et démasquer les charlatans. Nous allons savoir que l'état de notre balance énergétique est catastrophique, avec un déficit annuel de quatre mille milliards de nos millimes, non pas parce que nous avons du pétrole et du gaz que nous ne voulons pas exploiter, ou que nous vendons mal nos exportations, ou que nos contrats avec les compagnies pétrolières sont mal ficelés, mais parce que nos potentialités ne peuvent plus donner que le niveau de production actuel, en baisse constante, alors que notre consommation n'arrête pas d'augmenter.
Mais soyons certains que, tout de suite après, une autre compagne, déjà prête et en boîte, va surgir, autour de n'importe quel sujet fallacieux pouvant donner matière au facebookisme le plus débridé, pourvu que l'on ne s'attaque pas aux problèmes les plus urgents et importants.
Il est plus qu'évident qu'il y aura toujours des politiques à l'affût, qui vont essayer de tirer profit de la tentation de la gabegie. Mais l'essentiel se situe ailleurs. Il réside dans le fait que les Tunisiens se trouveraient encore dans une sorte de SAS d'attente, entrain d'hésiter, avant d'oser passer à l'attaque du difficile Chaambi de la refondation nationale et démocratique des cinquante prochaines années.
Manquerait-il aux Tunisiens une sorte de Churchill ne pouvant promettre que du sang et des larmes avant la délivrance finale ? May be. Mais le peuple, qui a été son propre leader pour réaliser la révolution de destruction du modèle de l'enchainement, saura-t-il en faire autant pour parachever le parcours de construction du modèle de l'épanouissement ? S'il continue à agir comme il l'a fait jusque-là, essentiellement et majoritairement dans le cadre démocratique, républicain et patriotique qu'il s'est donné lors des dernières élections, il ne peut qu'en être capable. Juste le temps de se décider à y aller franchement.


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