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Tataouine l'insoumise: Symbole des crispations et des crises que traverse la Tunisie
Publié dans Leaders le 28 - 04 - 2017

L'analyse de la crise politique que nous traversons, dans le symbole est devenu aujourd'hui Tataouine, se heurte en réalité à la crise de l'analyse politique dans notre pays. Nous examinons le plus souvent les péripéties politiques par le prisme économique. Ainsi, nous négligeons dans notre démarche deux dimensions fondamentales, à savoir : La Morale dans les pratiques du pouvoir des hommes et des femmes politiques et le rôle des Institutions dans le cadre d'un régime démocratique.
1/ La Morale dans les pratiques du pouvoir
Sans rentrer dans le débat philosophique sur la nature de la relation, qui prête d'ailleurs très souvent à confusion, entre la morale et la politique, nous retenons ici la relation la plus basique c'est-à-dire celle qui se réfère à l'intégrité sans faille des responsables dans la gestion des affaires publiques. On n'exige donc pas de nos hommes et femmes politiques d'être des « Soufis mystiques », des « Moines », mais des responsables vertueux dans leur gestion de la cité. Autrement-dit, des responsables ayant un très haut niveau du sens de l'Etat ; l'Etat dans sa dimension la plus noble : Etat-Nation, la mère patrie.
Force est de constater, que l'agrégation des intérêts individuels de certains ténors politiques ne donne pas aujourd'hui l'intérêt général, l'intérêt suprême de l'Etat, c'est-à-dire celui de la nation.
En somme, la révolution s'est transformée en butin de guerre ; et où, la tentation de la transmission du pouvoir de père en fils, voire-même aux petits-enfants démangent plus d'un ! Sans oublier, bien évidemment, les arrivistes de tout poil, qui sont prêts à « pacser » avec le diable s'il le faut pour accéder au pouvoir ; aussi, les connivences entre certaines personnalités avec des puissances étrangères sont aujourd'hui secret de Polichinelle.
2/ Le rôle des Institutions dans le cadre d'un régime démocratique : L'absence assourdissante de la Cour constitutionnelle
Notre régime politique post-révolution est un régime démocratique. Cette démocratie est assurée par la séparation des pouvoirs et la garantie des libertés publiques. Ces deux principes fondamentaux sont inscrits dans la constitution du 27 janvier 2014 ; ils sont sensés être assurés par plusieurs autorités administratives indépendantes : Cour constitutionnelle, Tribunal administratif, etc. Hélas, il convient de souligner le terrible constat aujourd'hui en Tunisie des écarts entre la théorie et la pratique du pouvoir.
Non seulement, Béji Caïd Essebsi a réussi à présidentialiser la pratique du pouvoir en plaçant aux postes clés ses hommes de paille, mais plus de 6 ans après la révolution et 3 ans après la promulgation de la constitution, la Cour constitutionnelle, ce garde-fou, n'est toujours pas mise en place. Faut-il attendre encore jusqu'à la promulgation de la loi sur la conciliation économique et financière, si chère à monsieur Béji Caïd Essebsi ? Sans doute !
Le Cour constitutionnelle exerce un contrôle sur la conformité des lois organiques, c'est-à-dire des lois relatives à l'organisation des pouvoirs, par rapport aux principes constitutionnels. Ainsi, elle veille scrupuleusement sur le respect du principe de séparation des pouvoirs. C'est cette séparation des pouvoirs qui assure aussi la pérennité du régime démocratie. « Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. », disait Montesquieu (L'esprit des lois, 1748).
3/ Les intellectuels tunisiens ne brillent-ils par leur absence dans les débats publics ?
La société civile et surtout les intellectuels tunisiens doivent s'engager plus activement dans la vie politique tunisienne. La moralisation de la sphère politique exige la mobilisation de la composante intellectuelle de la société. En effet, les discours politiques sont creux, vides le plus souvent de consistance idéologique, conceptuelle et des fondements de l'Histoire des nations. Ils sonnent faux, pour ne pas dire l'arrivisme !
Pire, l'immoralité de certains comportements d'un bon nombre d'hommes de pouvoir en Tunisie ne laisse présager rien de bien! La perte du sens de la citoyenneté est visible; les déclarations de quelques ténors politiques sont détestables, répugnantes par certains aspects!
Il faut donc moraliser notre vie politique pour continuer sans risque notre cheminement démocratique. Nos intellectuels doivent peser de tout leur poids dans le débat public actuel.
4/ l'omniprésence des puissances étrangères?
En dernier point, pour finir cette contribution, nous insistons, encore ici et comme nous avons pris l'habitude de la faire lors de toutes nos contributions et interventions, sur le fait que les tentatives des institutions et des puissances étrangères de s'immiscer dans notre destin national sont réelles: leurs dangers sont particulièrement perceptibles, pour ne pas dire assez visibles. La résistance face à ces tentatives haïssables passe nécessairement par l'amour sans faille de notre mère patrie ainsi que la moralisation de notre discours et nos pratiques politiques


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