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Clin d'œil à Yadh Ben Achour (1)
Mémoire du temps présent
Publié dans Le Temps le 25 - 01 - 2011

Par Khaled GUEZMIR - Me Yadh Ben Achour président de la commission supérieure de réforme politique qui est un camarade de promotion universitaire et un ami très cher, est connu de tous pour son intégrité morale irréprochable et sa compétence. Il a aussi un nom. En effet, il n'est autre que le petit fils du Cheikh – Sidi – Tahar Ben Achour, une véritable autorité, vénérée dans le monde islamique tout entier, auteur d'une monumentale exégèse sur la pensée islamique et les textes sacrés « Attahrir wa Attanwir ».
Tahar Ben Achour ancien doyen de l'Université prestigieuse de la « Zitouna », était aussi un grand nationaliste puisqu'il s'est joint au mouvement du nationaliste de la première heure, le leader Ali Bach Hamba, en 1910, lors d'une manifestation célèbre des étudiants de la grande mosquée juste avant les tragiques événements du Jellaz en 1911.
Par ailleurs il est le fils du grand cheikh – Sidi – Al Fadhel Ben Achour dont j'ai eu l'honneur d'être l'élève.
Ce brillant penseur, professeur et conférencier était un homme à l'élégance physique et intellectuelle légendaire, et auteur entr'autres d'une anthologie sur le mouvement littéraire et intellectuel en Tunisie : « Al Haraka Al adabiya wel fikria fi Tunes ».
Mais Si Yadh n'est pas qu'un nom, et il n'a pas eu seulement la peine de naître, comme certains dans une grande famille de « Ulamas » et de jurisconsultes ! Il s'est fait aussi un prénom en devenant lui-même, professeur et doyen de la faculté de droit et des sciences économiques de Tunis et en publiant plusieurs ouvrages de droit constitutionnel et d'essais sur la pensée islamique, entr'autres son livre : « Normes, foi et loi en particulier dans l'Islam » (éditions – CERES).
C'est dire si le Premier ministre M. Mohamed Ghanouchi a bien fait en le désignant à la tête d'une commission de la plus haute importance tête d'une commission qui a une véritable mission historique de proposer et sculpter les formes et le contenu du nouveau système constitutionnel et politique de la Tunisie après un quart de siècle de despotisme et de totalitarisme absolus.
Mais à notre étonnement les premières déclarations de M. Ben Achour sont tout simplement décevantes pour ne pas dire tout à fait inquiétantes ! Je m'explique : M. Ben Achour souligne dans ces déclarations que « la constitution de 1959 est une constitution « équilibrée » mais que la pratique l'a dénaturée par le régime du Parti unique » et il ajoute ensuite « qu'à son avis en ce qui concerne la nature du régime présidentiel ou parlementaire, ce dernier comporte des dangers pour la Tunisie » ! Je tombe des nues ! Incroyable et inimaginable de la part d'un grand professeur de droit constitutionnel comme Si Yadh Ben Achour !
Le risque est grand de nous réinstaller dans une situation comparable à celle qui a conduit par la faute de la Constitution de 1959 et du présidentialisme autoritaire qu'elle a enfanté. Je reviens à la constitution de 1959. Celle-ci est un parfait déséquilibre entre les trois pouvoirs : l'exécutif, le législatif et le judiciaire bien qu'en son préambule (3e paragraphe) elle dit vouloir instaurer « une démocratie fondée sur la souveraineté du peuple et caractérisée par un régime politique stable basé sur la séparation des pouvoirs ».
En effet cette constitution aussi bien au niveau de la forme, quantitative, que du fond qualitatif, donne une prééminence presqu'absolu à l'exécutif surtout au Président de la République, au détriment du législatif et du judicaire. Le nombre d'articles qui intéresse le pouvoir exécutif est une fois et demie supérieur à ceux du législatif. Par ailleurs par les pouvoirs règlementaires et autres, le Président est de fait une autorité législative et judiciaire puisque ce Président de la République est le président du conseil supérieur de la magistrature et a la haute main sur le pouvoir judiciaire par « son » ministre de la Justice qui nomme et gère la carrière des magistrats ! D'où ces « procès » injustes, iniques et « fabriqués » en tout genre dans les affaires sensibles contre les opposants au régime du dictateur et de son épouse que ce soit dans le domaine politique ou économique !
Par ailleurs, la Constitution de 1959, a été tellement manipulée pour permettre à l'ancien régime dictatorial de perdurer qu'elle ne peut, si elle est maintenue ou rafistolée à nouveau, que conduire à l'éclosion d'une nouvelle dictature !
Nommez aujourd'hui un Président de la République, même comparable au Calife le « juste » « Omar Ibn Al Khattab » sur la base de la Constitution de 1959 et il sera soit un Bourguiba président autoritaire, soit un Ben Ali dictateur racé, hors normes.
C'est pourquoi, Si Yadh, il nous faut absolument une nouvelle Constitution « Wal hila fi tark al hyal » !
K.G.
NB : Nous développerons demain la suite sur la problématique du régime présidentiel ou du régime parlementaire.


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