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La sécurité sanitaire est une chaîne et chaque maillon est essentiel
Publié dans Leaders le 16 - 12 - 2017

Un double rôle de prévention, d'éducation et de sensibilisation, d'un côté, et de contrôle officiel, de l'autre. Présents dans les régions, avec 600 contrôleurs officiels, nous nous appuyons sur 22 laboratoires d'hygiène couvrant tous les gouvernorats. En outre, certaines analyses se font dans les laboratoires centraux d'hygiène et d'essai, le laboratoire de l'Institut de nutrition, le laboratoire du Citet (Centre international des technologies de l'environnement de Tunis) et à l'Institut Pasteur.
Quel est le mode opératoire suivi ?
La Dhmpe suit un plan d'action et un calendrier préétabli pour assurer la veille et le contrôle sanitaires ainsi que l'efficacité des interventions. Ce plan est guidé par des objectifs selon les problématiques évaluées, les établissements, les régions et les saisons. Durant l'année 2017, nous avons effectué 240 123 contrôles et inspections qui ont permis de relever plus de 20 000 infractions sanctionnées, 180 tonnes de denrées alimentaires ont été saisies, retirées du circuit de la consommation et détruites. Nous avons procédé à la fermeture de1 055 établissements et dressé 1 640 procès-verbaux qui sont en cours d'instruction devant les tribunaux. Nous avons prélevé et analysé 23 000 échantillons de denrées alimentaires. 55% des saisies sont des fruits et crudités ; 10 tonnes de viande rouge, soit 5% des denrées saisies (contrairement à ce qu'on peut penser). En dehors de ce programme, des campagnes spécifiques mixtes coordonnées avec les autres organismes contrôleurs sont régulièrement organisées, 81 pour l'année 2017 de façon bihebdomadaire sont en cours.
Comment évaluez-vous l'impact de ces campagnes?
La performance du contrôle est continuellement évaluée par l'analyse des statistiques des risques sanitaires. Le principal paramètre est la recrudescence de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC). Courant 2017, 74 foyers de toxi-infection ont été enregistrés avec 957 cas de TIAC déclarés. Les TIAC se répartissent comme suit, selon le milieu de déclaration : 64% surviennent en milieu familial, et 19% en milieu scolaire (internats, cantines). Seules 9% sont dues à la viande et 25% au lait et dérivés. Ces résultats démontrent que le rôle du consommateur reste primordial dans le choix, la conservation et la maîtrise des risques de son alimentation.
Comment améliorer le contrôle de la sécurité sanitaire des aliments?
Pour faire face aux nouveaux défis liés à l'ouverture du marché tunisien, à une transition économique, climatique et environnementale, il est urgent que le cadre législatif évolue. C'est ainsi que nous avons élaboré un projet de loi relatif à la sécurité des denrées alimentaires qui englobera aussi l'alimentation du bétail. Le projet a été élaboré autour du concept de sécurité sanitaire des aliments comme le mode d'organisation le plus adéquat. Il prévoit la création d'une agence nationale pour coordonner les activités de contrôle sanitaire sous la double tutelle des ministères de la Santé publique et de l'Agriculture. Cet office national de la sécurité alimentaire permettra à la Tunisie de conformer ses procédures de contrôle aux normes internationales et permettra de créer des laboratoires accrédités. La loi permettra également de mettre en place le principe de traçabilité et de marquage essentiels à un contrôle efficace des denrées alimentaires. Elle prévoit aussi d'alourdir les sanctions contre les fraudeurs et les «criminels sanitaires». A plus courte échéance, le laboratoire national d'hygiène est en cours de construction et sera opérationnel en 2018. Ce laboratoire national de référence permettra l'analyse des micropolluants et la mise à niveau des processus analytiques. Des pôles seront rattachés à ce laboratoire au niveau de chaque région selon ses spécificités environnementales. D'autres projets sont en cours, tels que l'accréditation des services de contrôle, la surveillance numérisée en temps réel et à distance des eaux du réseau de la Sonede qui est déjà en service dans le Grand Tunis. Par ailleurs, une prise de conscience est nécessaire. Il faut que le citoyen reprenne sa place dans la chaîne sanitaire : surveiller, dénoncer les abus, éviter les locaux suspects et les déclarer.
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