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N'est-il pas impérieux pour chacun de nous tous, de se mettre immédiatement au "travail" ?
Publié dans Leaders le 28 - 02 - 2019

Enfin, un haut responsable de l'Etat et pas n'importe lequel,M. le Gouverneur de la Banque Centrale, nous démontretout le long de son intervention à l'ARP la semaine écoulée, que sans « travail » et quelles que soient les mesures adoptées, le pays ne sortira pas de cette très grave et difficile situation socioéconomique.Quoiqu'il s'agit d'une conviction très largement partagée, paradoxalement et tout le long de ces huit longues dernières années, pas un seul haut responsable, pas un seul membre des différents gouvernements qui se sont succédés, pas une seule institution médiatique, pas une seule organisation nationale, ne s'est donné la peine de consacrer le temps et l'effort nécessaires pour expliquer aux citoyens que pas de salut sans travail et que nous devons tous donc et dans tous les secteurs, se remettre sérieusement au travail.Par travail il est entendu, productivité, qualité etproduction. Faut-il tout de suite préciser que travailler, au sens voulu du terme, n'est aucunement en opposition à la liberté d'expression y compris les revendications salariales légales et qui ne doivent en aucun cas toucher à la finalité du travail et à l'intérêt général.
Pourquoi alors, nous et en premier lieu nos responsables, évitons-nous de parler de travail, de labeur comme unique clef de réussite et de sauvetage du pays? Pourquoi ces responsables, à commencer par MM les Présidents, de la République, de l'Assemblée des Représentants du Peuple et du Gouvernement, MM les membres du Gouvernement, nos Honorables Députés ne s'adressent-ils pas à travers les médias publics, télévision, radio, presse écrite ou autre pour les sensibiliser au besoin et à la nécessité de faire plus d'effort pour produire davantage de richesse et ce pour sauver le pays d'une faillite qui se pointe à l'horizon? Leur rappeler le degré d'endettement du pays c'est-à-dire l'endettement de chacun d'entre nous et les conséquences de cela sur notre avenir nous même, sans parler de celui de nos enfants ! Pourquoi notre Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) ne consacre-t-elle pas quelques plénièrespour discuter des moyens et mesures, autres que l'argent bien sûr, à prendre pour inciter les tunisiens à se donner davantage au travail, faire quelques sacrifices? D'ailleurs je me demande quand cette ARP va-t-elle faire usage de son droit d'initiative parlementaire pour fixer au Gouvernement une limite supérieure annuelle d'endettement extérieur et un seuil de déficit commercial à ne pas dépasser avant que le pays ne déclare faillite? Quant aux sacrifices à consentir, pourquoi ne pas déclarer un "Etat d'urgence économique" et de ce fait, demander aux tunisiens de travailler sans contrepartie financière, un samedi matin sur deux, en plus du régime de travail actuel? Pourquoi MM les trois Présidents ne déclarent-ils pas, pour donner l'exemple, la réduction de leur salaire de vingt pour cent, les PDG de quinze pour cent, les Directeurs de cinq pour cent par exemple? Pourquoi ne réduit-on pas l'allocation d'essence aux hauts cadres de vingt pour cent? Dans ce cadre de sacrifice, pourquoi ne pas revoir les avantages en nature de certaines catégories, énergie pour les enfants de la STEG, menacée de faillite, eau pour les agents de la SONEDE et tout autre avantage difficilement justifié dont bénéficient les agents de certaines institutions publiques?
Quant aux hauts responsables de l'UGTT, et surtout après les dernières augmentations salariales générales, dans les secteurs privé, public et de la fonction publique, pourquoi ne se donnent-ils pas la peine d'expliquer à leurs syndiqués que les augmentations salariales récemment obtenues, si elles ne sont pas tout de suite accompagnées par une augmentation de la production, par de la croissance, ces augmentations salariales se traduiront tout simplement et automatiquement par une hausse des prix, donc par de l'inflation. Que le pouvoir d'achat est fonction, oui des salaires mais aussi de la croissance, et que pour chacun d'entre nous, croissance veut dire « travailler plus, bien sûr en termes de quantité, qualité des produits et des services et productivité » ! D'ailleurs je me demande s'il ne faut pas lier à l'avenir, augmentations salariales d'une part aux taux de la croissance et de l'inflation de l'autre, les experts trouveront la formule de calcul adéquate pour traduire cette idée.
Nous tous, n'avons pas fait "une révolution de la dignité"? de quelle dignité peut-on parler aujourd'hui quand on ne fait que quémander à l'extérieur pour manger alors qu'il aurait suffi d'un peu de sueur pour extraire nos richesses de phosphates, de travailler les larges domaines étatiques abandonnés ? A-t-on appris à nos jeunes ce que peut rapporter ces terres non exploitées ? Avons-nous enrichi les programmes scolaires d'éducation par les valeurs de « TRAVAIL », « LABEUR », « SUEUR » clefs de tout « SUCCES »et de sauvetage du pays de l'effondrement total? Organisez à ces jeunes des visites à Rjim Maatoug, ils changeront peut-être d'avis surtout si les anciens leur donnent l'exemple de sérieux, d'abnégation et pourquoi pas de sacrifice et de patriotisme, ces valeurs, qui doivent être traduites et concrétisées dans le comportement quotidien de chacun d'entre nous et en premier les responsables, quelle que soit sa position et sa situation dans la société.
Pour conclure, aux responsables je dirais tout gentiment, de nos jours la responsabilité n'est plus, hélas, source d'avantages honorifiques et matériels, elle n'est plus que, sacrifice pour l'intérêt général, de grâce l'assumezcomme telle et hissez-vous à ce niveau ou quittez lafonction, le salut de tout le pays en dépend largement.N'êtes-vouspas les Dirigeants de ce peuple? Montrez-lui alors la voie du salut, par des actes concrets et non par du verbiage! C'est seulement dans ce cas que vous pourrez dire au petit peuple «faites comme je fais» et «non pas comme je dis» et le peuple vous suivra!
A mes chers compatriotes, je rappelle qu'il revient à chacun de nous, oui moi et toi d'abord, de commencer par soi-même, hissons-nous au niveau de la gravité du moment historique que traverse le pays et cessons de rejeter la responsabilité sur autrui et de chercher des excuses pour ne pas assumer sa part pour sauver le pays!
Que nos professeurs d'histoire et d'autres disciplines rappellent au public, à travers les médias, comment les allemands et les japonais ont-ils fait pour non seulement reconstruire leur pays respectif, complètement ravagé par la deuxième guerre mondiale, mais pour en faire les premières puissances économiques au monde!
Que notre devise soit pour les deux prochaines décennies «TRAVAIL,LABEUR, SUEUR »!
Que Dieu garde la Tunisie.


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