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L'historien universitaire Ali Abdelkader a succombé à la pandémie de Covid-19
Publié dans Leaders le 25 - 07 - 2021

Par Professeur Houcine Jaïdi - La triste nouvelle est tombée vendredi dernier, dans la matinée, véhiculée d'abord par les réseaux sociaux : le Professeur Ali Abdelkader, historien spécialiste du monde arabo-islamique médiéval a décédé suite à sa contamination au Covid-19. Depuis, ses anciens collègues du Département d'Histoire de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis (la 9 avril) où s'est déroulée toute sa carrière professionnelle sont sous le choc. Ils le sont d'autant plus que la douleur provoquée par la récente disparition du Professeur Hicham Djait est encore bien vive.
Ali Abdelkader a commencé sa carrière d'enseignant-chercheur à la 9 avril, au milieu des années 1970. Il faisait, alors, partie d'un petit groupe de jeunes historiens qui constituaient le troisième contingent, venu renforcer, brillamment, la tunisification du corps enseignant, y compris pour ce qui concerne l'histoire occidentale, au Département d'Histoire né avec la création même de la Faculté en 1958.
Pendant près de quatre décennies, le cher disparu a accompli son devoir avec un dévouement rare et une conscience qui n'échappait à personne. Le grand sérieux avec lequel il préparait et donnait ses cours était connu et reconnu tant par ses étudiants que ses collègues. A cette qualité majeure s'ajoutaient une grande modestie, une ponctualité sans défaut et un souci constant de prendre toutes les distances par rapport aux comportements susceptibles de diviser le corps professoral ou de servir des intérêts personnels. Sa sérénité imperturbable lui permettait d'observer sans émoi, les gesticulations des assidus de la petitesse et des ambitions mal fondées. Tout ce qu'il disait était frappé du sceau du bon sens. Sa science était réputée sûre.
Dès ses premières années d'enseignant à la 9 avril, il a été appelé, comme de nombreux enseignants-chercheurs de cette institution mère, toutes générations confondues, Tunisiens et coopérants français, à assurer, à l'Ecole Normale Supérieure de Tunis, un enseignement dont l'auteur de ces lignes a pu apprécier la grande qualité. A l'ENS, il contribua à la formation de nombreux étudiants de la section Histoire-Géographie, dont certains sont devenus, quelques années plus tard, ses collègues à l'Université. Au total, il a contribué, à la 9 avril et à l'ENS, à la formation de nombreux diplômés d'Histoire et de Géographie qui ont été affectés dans l'Enseignement Secondaire et d'une bonne partie des historiens et des géographes universitaires formés en Tunisie du milieu des années 1970 aux années 2000.
Son engagement pour l'enseignement de l'histoire de l'aire arabo-islamique médiévale l'a amené à apporter une contribution essentielle à l'élaboration des programmes et des manuels des collégiens et des lycéens, initiée par Mohamed Charfi dès sa nomination, à la fin des années 1980, en tant que ministre de l'Education et des Sciences. Cette œuvre a porté la marque de la science sûre et de l'expérience pédagogique déjà bien ancrée.
Ceux qui l'ont fréquenté de près savent que sa réserve qui frisait la timidité ne l'empêchait pas de s'engager fortement dans toute action qui visait l'intérêt général. Ils se souviennent aussi qu'il était d'une compagnie très agréable pour ceux qui savaient apprécier sa vaste culture, la finesse de ses analyses et l'humour bien à lui qu'il réservait à quelques uns. En l'appelant ''Sid'Ali'', ils mêlaient l'estime à l'affection.
Dans ces circonstances éprouvantes où nous apprenons la disparition d'un être cher, nous nous trouvons, à nouveau, sous le coup de la double peine : la douleur de la séparation brutale provoquée par un mal dévastateur et l'impossibilité de rendre les derniers honneurs qu'impose le devoir.
La mort nous attend certainement même quand nous ne nous y attendons pas du tout. Et nous n'y pouvons rien. Mais, en ces jours tragiques que les Tunisiens vivent sur tous les plans, comment ne pas en valoir, avec toute la rage des deux lourdes peines, à tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont rendu les Tunisiens si exposés et si démunis face à une pandémie désormais maîtrisée presque partout dans le monde ?
Merci Sid'Ali pour tout ce que nous avons appris et apprécié à tes côtés. Adieu et paix à ton âme.


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