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«Le projet d'un partenariat avec les JTC reste ouvert»
Publié dans Le Temps le 02 - 12 - 2016

Elle était à Tunis à l'occasion des récentes Journées théâtrales de Carthage. Anne Françoise Cabanis, dirige le prestigieux festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières, en France. « Le Temps » l'a rencontrée. Interview.
Le Temps : Est-ce là votre première visite en Tunisie ?
Anne Françoise Cabanis : J'y ai été vingt ans auparavant pour des vacances. Mais cette fois-ci, je m'immerge en Tunisie, en trouvant beaucoup de plaisir pour la découvrir.
Que pensez-vous des JTC sur le plan de la programmation des spectacles de marionnettes ?
Il n'y en avait pas assez. Cela est peut-être une réalité due à l'absence d'une offre très abondante et dense. Je ne sais pas, je cherche. D'un autre côté, j'ai vu deux pièces qui étaient intéressantes : celles ivoirienne de l'artiste Werewere Liking et tunisienne d'Habiba Jendoubi.
Y a- t-il un partenariat entre le festival de Charleville Mézières et les JTC ?
Il n'y a pas encore de partenariat, cela reste ouvert. Des discussions ont eu lieu avec le directeur des JTC. On peut imaginer des choses... En Europe et en France, on est très attentif à l'évolution de ce domaine, à la place de la culture et à l'écoute de ce qui se passe dans cette zone géographique arabe et africaine.
Comment le festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières est-il devenu le centre du monde des marionnettes ?
C'est une très belle histoire d'amour d'un homme qui s'appelait Jacques Félix, qui était natif de cette ville du nord-est de la France et qui est tombé amoureux des marionnettes de chiffon. Il a fondé la Compagnie des petits comédiens de chiffon. Il voulait apporter une dimension à la fois culturelle, artistique et internationale et il a trouvé que la marionnette est un médium formidable. En cinquante ans, Charleville est devenue la capitale mondiale des théâtres de marionnettes.
Vous dirigez ce festival depuis 2008. Y avez-vous ajouté quelque chose, étant donné que ce festival est bien ancré dans les traditions du public de la ville et des marionnettistes du monde entier ?
J'espère que j'ai contribué à écrire une nouvelle page de son histoire en particulier en faisant passer son rendez-vous triennal, à celui d'un rendez-vous biennal, donc à une périodicité plus rapprochée. Une ville qui se transforme en un immense castelet avec des marionnettes partout. En France et en Europe, en général, la marionnette était considérée comme une sous-discipline. On est en train d'asseoir une reconnaissance auprès des parties concernées au niveau des institutions, des artistes et des journalistes.
Quelle idée avez-vous par rapport à la production tunisienne en matière de spectacles de marionnettes ?
Je découvre et je vois qu'il y a des jeunes qui cherchent à renouveler, à réactiver, à travailler sur les formes. Il ne faut pas se cantonner dans des choses déjà connues. Il y a un mouvement en Tunisie qui s'y active énormément.
Pourquoi le festival est-il devenu biennal ?
Etant donné qu'il existe énormément de compagnies de théâtre de marionnettes à travers le monde, il y a matière à montrer tous les deux ans et en terme d'économie, les retombées sont extrêmement fortes. C'est un festival qui rapporte une image positive pour la ville.
Et votre rapport à la marionnette, est-il artistique, ou seulement administratif ?
Je n'ai pas une formation de marionnettiste, mais j'ai une passion pour la marionnette, les rencontres...Mon lien à la marionnette est dans la construction de la programmation du festival.
Et est-ce que l'expérience du festival de Charleville-Mézières a été imitée, si on ose le dire ?
Je ne crois pas qu'un aussi grand rassemblement de marionnettistes puisse exister ailleurs dans le monde. Mais c'est surtout en Chine, qui s'ouvre sur l'international où l'on peut trouver un grand festival de marionnettes. A Charleville-Mézières, tous les pays, toutes les cultures et toutes les techniques sont rassemblées. De plus, il est des marionnettistes qui viennent non pas pour jouer, mais pour se frotter aux expériences et travaux des autres artistes. On peut citer l'exemple du Bunraku japonais repris par les Français et retravaillé.
Est-ce que le festival programme des pièces de marionnettes arabes et africaines ?
Non et c'est la raison de ma présence aux Journées théâtrales de Carthage pour des propositions et pour connaitre ces théâtres et j'espère que dans le futur, que nous pourrons créer des réseaux, pour mieux connaître ces théâtres.
Interview réalisée par : Lotfi BEN KHELIFA


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