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Affaire de censure à la télévision nationale: L'interview de la discorde !
Publié dans Le Temps le 30 - 07 - 2017

La députée du bloc parlementaire du mouvement de Nidaa Tounes, Zohra Driss, a publié, hier, un texte sur sa page officielle Facebook où elle a porté de graves accusations de censure contre la télévision nationale. La députée a en effet expliqué que la production de l'émission ‘‘Kahwa Arabi'' l'a contactée il y a à peu près un mois pour l'interviewer. Sauf que plusieurs semaines plus tard, l'émission n'a pas été diffusée.
Zohra Driss assure avoir contacté le directeur de la Watania 1, Iheb Chaouch, qui lui a répondu sur un ton sec, toujours selon l'intéressée, que l'émission était encore au niveau du visionnage. L'élue s'est questionnée sur la durée normale du visionnage et a fini par conclure que son passage a été tout simplement censurée par ceux qui ‘‘acceptent d'appliquer les consignes alors qu'ils travaillent pour le compte d'un établissement médiatique public''. Zohra Driss a porté, dans son texte, des accusations politiques certes floues mais directes.
Contactée par Le Temps, la députée a juste répondu qu'il fallait poser la question – quant aux parties qui sont responsables de cette censure – au directeur de la télévision nationale. Nous avons donc contacté Iheb Chaouch qui nous a dirigés vers Elyess Jaraya, directeur de la communication à la télévision nationale. Au premier appel, monsieur Jarraya nous a expliqué qu'il était en congé et qu'il n'avait pas assez d'éléments pour nous répondre. Quelques minutes plus tard, notre interlocuteur nous a rappelés pour nous demander de lire la réponse d'Iheb Chaouch accordée à nos confrères de ‘‘Akher Khabar online''.
Le directeur de la télévision nationale a donc donné une explication assez spéciale : selon l'article publié en arabe, l'intéressé, qui se présente en tant que superviseur de la programmation, l'émission n'a pas été diffusée parce que contient deux axes qui ne font pas partie de la ligne éditoriale de la chaîne : l'apologie du terrorisme et du contenu publicitaire. Expliquant que Zohra Driss a beaucoup focalisé sur l'acte terroriste ayant visé son hôtel en juin 2015, Iheb Chaouch a rappelé que la Tunisie est en pleine saison touristique et que publier un contenu pareil pourrait faire du mal à cette même saison. Mieux encore, l'intéressé a indiqué que parler de l'attentat dans ses détails pourrait entrer dans le cadre de l'apologie du terrorisme.
Par ailleurs, Iheb Chaouch a déclaré que l'émission était encore en visionnage et que, une fois tous les passages qui évoquent l'attentat de 2015 et le contenu publicitaire seront radiés, le passage, si jamais il a encore du contenu, sera diffusé. Dans le cas contraire, le directeur de la Watania 1 a assuré que la députée sera appelée à refaire l'émission de nouveau.
Afin d'avoir toutes les versions, nous avons contacté Insaf Yahyaoui, présentatrice de l'émission en question. Voici sa réponse : Nous avons en effet interviewé la députée Zohra Driss. Au cours de l'entrevue, nous sommes revenus sur la réalité du tourisme tunisien après les attentats qu'a connus notre pays sachant qu'avant cette interview, on avait invité l'ambassadrice anglaise et nous avions parlé des restrictions de voyage vers notre pays qui ont heureusement été levées. Nous sommes revenus en détails sur la manière de selon laquelle les employés de l'hôtel, les habitants de Sousse et Zohra Driss avaient vécu l'attentat de l'Impérial.
En somme, l'interview était presque entièrement dédiée au tourisme en Tunisie après les attentats. Pour la politique, nous avons fait quelque chose d'assez léger où nous avons parlé de la campagne de lutte contre la corruption et des nouveautés au sein du mouvement de Nidaa Tounes; ce n'était pas notre axe principal. Maintenant, il est vrai que l'émission est techniquement prête et qu'elle est chez l'administration de la télévision. Comme je m'apprête à partir en congé, je sais que j'ai un petit stock qui est en stand-by et c'est à l'administration de décider de diffuser ou de ne pas diffuser les émissions.
‘‘Je tiens à préciser qu'avant de mener mes interviews, je mets toujours au courant l'administration des noms des invités et des axes des entretiens ; le directeur était au courant de tout'', a-t-elle affirmé.
Nous aurions vraiment aimé qu'Iheb Chaouch réponde à notre question en ce qui concerne le passage où il parle d'apologie du terrorisme, parce que l'une des interprétations de sa réponse suppose qu'il accuse soit l'animatrice soit la députée, soit les deux d'avoir consacré une émission à l'apologie du terrorisme mais, malheureusement, notre seul contact avec lui était un SMS où il nous envoyait vers monsieur Jarraya. La réponse de monsieur Chaouch n'a, à aucun moment, nié clairement que l'affaire est basée sur un clash politique. Un clash qui remonte au 18 juin dernier lorsque Zohra Driss a ouvertement critiqué – dans une interview accordée à nos confrères d'Assabah – le directeur-exécutif et fils du président de la République, Hafedh Caïd Essebsi. Le lendemain de la publication de ladite interview, Borhen Bassaies, chargé des dossiers politiques à Nidaa, avait durement attaqué la députée dans une déclaration à Mosaïque FM. Borhen Bssaies qui est aujourd'hui accusé de vouloir faire main basse sur la ligne éditoriale de la radio Cap FM à en croire sa directrice, Olfa Tounsi.
Cette affaire vient nous rappeler qu'au-delà de tous ces textes, tous ces slogans et toutes ces lois qui se veulent protecteurs de la liberté de presse, cet acquis post révolutionnaire devient de plus en plus menacé dans un pays qui touche le fond.


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