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Critique de la critique
Publié dans Le Temps le 09 - 11 - 2018

Farouk Youssef sur la sellette Il a fallu qu'un critique d'art irakien publie un écrit dans un journal de Baghdad « El Arab » sur l'avortement en Tunisie du projet de création du Musée d'Art Moderne et Contemporain (MNAMC), pour que les nouveaux sbires, qui nous rappellent fortement les anciens, se répandent dans les mêmes termes – tels que ‘‘vendus'' et ‘‘mercenaires'' – qu'ils collaient aux critiques les plus sibyllines avant de les attribuer aujourd'hui à notre ami Farouk Youssef. Farouk Youssef est un critique d'art connu pour sa modération, son professionnalisme et sa compétence.
Nous constatons de nouveaux que les anciennes pratiques reviennent sur la scène comme sont revenus au pouvoir les mêmes responsables d'antan, qui, non contents de ne rien réaliser de positif et de significatif dans le domaine de la culture, lancent leurs machines de rumeurs, de mensonges et surtout de calomnies, mettant en cause la moralité des grands intellectuels arabes… et tunisiens. Nous savons que l'origine de cette nouvelle vague calomnieuse est à trouver chez les avortons de la révolution et de la presse. Les révolutions en général ont toujours produit, en même temps que les penseurs pertinents et les artistes grandioses, de misérables petits indicateurs et de délateurs qui ont travaillé toujours comme informateurs pour certains ministres, à commencer par ceux de la troïka qui ont trouvé plaisir à cela et qui ont continué aujourd'hui à faire le même travail auprès des ministres de la ‘‘révolution'', mais qui s'avèrent aujourd'hui n'être que des ministres de pacotille. L'attaque contre Farouk Youssef n'est pas innocente. En fait, Farouk Youssef a mis en doute la volonté du ministère de réaliser réellement le Musée National d'Art Moderne et Contemporain. Derrière cette attaque se cache des ennemis du musée et du projet de sauvegarder le Fonds National d'Arts Plastiques et de sa mise en valeur. En fait, Farouk Youssef a découvert et compris que certains veulent anéantir notre mémoire artistique et se contenter d'un brouhaha artistique où les sons du Mezoued opèrent dans un bruit assourdissant, mais là aussi, un bruit éphémère. Les constats faits par Farouk Youssef, nous les avions déjà fait nous-mêmes depuis longtemps et très souvent, mais personne n'a voulu nous répondre tellement nous avions raison… Mais à Farouk Youssef, on répond par la calomnie, parce que ce qu'il dit est de l'ordre international et va aboutir à des oreilles vigilantes de l'étranger… de l'UNESCO, de l'ALECSO et d'ailleurs… et de cela ils n'en veulent pas. Les adeptes de la culture éphémère ont préféré arrêter la réalisation du projet du Musée National d'Art Moderne et Contemporain, qui était en si bon chemin de voir le jour malgré toutes les difficultés et les fausses promesses. En fait ces gens-là n'ont jamais cru à ce projet et nous en sommes témoins. La preuve à cela est qu'ils ont remplacé un professeur d'art connaisseur et bien au fait de la muséographie par une administrative qui ne sait même pas faire la différence entre un tableau de peinture et un autre de gravure, et qui en outre n'a jamais lu un seul livre sur la peinture, sur la muséographie, sur la scénographie, sur la manière de stocker, d'entretenir, de restaurer, d'exposer, de mettre scientifiquement en valeur la collection des œuvres ou même d'en acquérir de nouvelles. Comment peut-on créer un Musée National d'Art Moderne et Contemporain avec ce nombre ahurissant d'incompétences assemblées. Notre mémoire artistique ne mérite pas qu'on l'abandonne entre des mains si incompétentes et si ignorantes. Le faire prouverait, si l'en faut, qu'on ne veut pas réellement réaliser le Musée d'Art Moderne et Contemporain. Le recours exclusif aujourd'hui à l'art contemporain ne remplace pas la création du Musée d'Art Moderne et Contemporain, mais participe à cette volonté de ne pas doter notre pays d'une mémoire artistique. L'art contemporain n'aime pas trop les lieux et les espaces où l'art évolue d'une manière concrète, temporelle, réelle et durable. Nous sommes persuadés quant à nous que le temps n'est pas loin pour qu'on reprenne l'initiative de réaliser le Musée d'Art Moderne et Contemporain, que nous participerons à la fête de son inauguration et de sa mise en service. Du moins nous l'espérons fortement. A la fin, nous pouvons aussi assurer Farouk Youssef à propos de ce qu'il a dit, avec beaucoup de finesse, de délicatesse et de sensibilité, que nous souscrivons à son discours, qui est et a toujours été en fait le nôtre. Merci à Farouk !

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