Tunisie – VIDEO: Mechichi aux jeunes : Ce gouvernement travaille pour et avec vous... Attention aux casseurs et pilleurs    Tunisie-CPG : Reprise des activités après plus de 40 jours de grève    Hand – Mondial 2021 : Battue par l'Espagne, la Tunisie quitte la compétition    Reprise des activités sportives dès samedi    L'efficacité du 2ème vaccin russe anti-Covid est de 100%    La TIA innove en lançant le concept en ligne "Meetup Embassies"    Bourse de Tunis : Le Tunindex gagne 0,5%, au terme de la séance de mardi    Des cours d'arabe destinés aux enfants des tunisiens résidents à l'étranger    Le ''patient zéro'' de l'épidémie pourrait ne jamais être retrouvé    Le comité directeur du Festival de la chanson tunisienne dévoile les grandes lignes de l'édition 2021    Centre 13 août, le nombre de demandeurs d'emploi en hausse    Tunisie-Coronavirus: Dossier incomplet du programme Covax pour recevoir des vaccins gratuitement…    La situation générale dans le pays à l'ordre du jour de la plénière à l'Assemblée    Machrou Tounès accuse Mechichi d'avoir cédé au chantage politique    Club Africain : le comité indépendant des élections examine mercredi la demande de superviser les élections    Le digital au féminin; Une exposition de Olfa Dabbabi à WeCode Land    MEMOIRE: Mohamed HADIDANE    Une femme meurt poignardée par son frère takfiriste à Nabeul    Moez Joudi dénonce l'amateurisme dans le dossier des Fonds gelés en Suisse    STIP : Un chiffre d'affaires en augmentation de 43%    Le sport, un secteur à la traîne !    Italie : Le Torino se sépare de son entraîneur Giampaolo    Tourisme: un secteur à l'agonie...    Le point sur l'épidémie du coronavirus dans les pays arabes : Mise à jour Du 19 Janvier 2021 à 11H00    Foot-Europe: le programme du jour    Hand – Mondial 2021 : La Tunisie, la victoire et rien que la victoire !    Coronavirus: De nouvelles contaminations à Zaghouan    Tunisie: Rached Ghannouchi: "La Tunisie est votre maison, vous n'êtes pas locataires"    USA: Joe Biden serait-il capable d'offrir la citoyenneté à des millions d'immigrants?    La HAICA inflige des amendes de 5 mille dinars à El Hiwar Ettounsi, Attessia et Telvsa TV    Anissa ben Hassine, universitaire, auteure de « C'était un 14 janvier 2011 à Tunis », paru chez Leaders à La Presse: «On ne met pas sa propre vie de côté quand on vit une révolution»    Quid de la culture    Contrepoint | Populisme, trumpisme : nul génie qui vaille...    Météo | Ciel voilé et températures en légère hausse    L'INDUSTRIE 4.0 POUR STOPPER LA DESINDUSTRIALISATION DE LA TUNISIE    CONDOLEANCES    Pour la clarté de la vision et l'urgence de l'action    Le remaniement ministériel aura-t-il un impact sur le dialogue national initié par l'UGTT ?    Les indiscrétions d'Elyssa    AI Africa Week : Quel(s) futur(s) pour l'intelligence artificielle ?    Slim Laghmani: La révolution et ses effets politiques et juridiques    Tunisie – Quand les présidents comprendront-ils que l'intérêt de la Tunisie est en jeu et qu'il est prioritaire ?    Le cinéma tunisien présent à la 18ème édition du FCAPA en ligne    Un virus asiatique dont le taux de mortalité atteint 75% préoccupe les chercheurs    Tunisie : Nouvelle session du programme "Octopus" de la FKL    Libye: Le Forum du dialogue politique vote sur le choix d'un mécanisme de sélection des candidats à l'autorité exécutive    Sombre fin de règne pour Trump Un ministre démissionne et dénonce les discours post-élection    Bruits et chuchotements    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Tripoli dénonce un énième "coup d'Etat"
Publié dans Le Temps le 29 - 04 - 2020

Le Gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli a dénoncé un énième "coup d'Etat" du maréchal Khalifa Haftar, au lendemain de la proclamation par l'homme fort de l'Est qu'il disposait d'un "mandat du peuple" pour gouverner seul ce pays en proie au chaos.
Accusé par ses détracteurs de vouloir instaurer une nouvelle dictature militaire en Libye, près d'une décennie après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, le maréchal Haftar, qui contrôle l'est mais aussi une partie du sud, a annoncé lundi soir le transfert du pouvoir à son autoproclamée armée, disant "accepté la volonté du peuple et son mandat".
M. Haftar, qui tient sa légitimité d'un parlement élu basé lui aussi dans l'est, n'a pas précisé auprès de quelle institution il avait reçu "mandat". Il n'a pas non plus expliqué les implications politiques de son annonce : le parlement et le gouvernement parallèle dont il est issu vont-ils être dissous ? Selon une source proche du dirigeant libyen, il s'apprête, pour le moins, à annoncer un nouveau gouvernement.
Lundi soir, le maréchal Haftar a également annoncé "la fin de l'accord de Skhirat", signé fin 2015 au Maroc sous l'égide de l'ONU et dont est issu le GNA, basé à Tripoli, dans le nord-ouest du pays.
En réaction aux propos du haut-gradé, le GNA de Fayez al-Sarraj a dénoncé une "farce et un nouveau coup d'Etat", "qui s'ajoute à une longue série".
En 2017, M. Haftar avait déjà assuré que l'accord de Skhirat avait "expiré". En 2014, il avait affirmé dans un discours à la télévision qu'il allait prendre le pouvoir, mais son annonce était restée sans suite.
M. Haftar, qui tente depuis un an de s'emparer militairement de Tripoli, veut par son annonce "dissimuler la défaite de ses milices et mercenaires" et "l'échec de son projet dictatorial", a argué le GNA, en allusion aux récents revers des pro-Haftar.
"La décision de Haftar d'officialiser son contrôle direct sur l'est (...) est un signe de son désespoir croissant face aux succès du GNA dans l'ouest", juge aussi Hamish Kinnear, analyste pour la société de conseils Verisk Maplecroft.
Forts du soutien turc, les forces du GNA ont repris il y a deux semaines aux pro-Haftar deux villes stratégiques de l'ouest et cernent Tarhouna, la plus importante base arrière du maréchal, à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Tripoli.
Au fil des mois, les ingérences armées étrangères ont exacerbé le conflit libyen, avec les Emirats arabes unis et la Russie dans le camp Haftar, et de l'autre la Turquie et son aide croissante au GNA.
Mardi, Moscou a toutefois pris ses distances avec la démarche du premier : "nous n'approuvons pas la déclaration du maréchal Haftar selon laquelle il décidera unilatéralement de la façon dont le peuple libyen vivra", a réagi le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse en ligne. Aucune des parties rivales "n'aide à trouver un compromis stable", a-t-il déploré.
Washington et l'Union européenne ont aussi condamné, les Etats-Unis regrettant la "suggestion" de M. Haftar, encore qualifiée de démarche "unilatérale".
La cheffe par intérim de la mission de l'ONU (Manul), Stephanie Williams, n'a fait aucun commentaire, mais elle devait s'entretenir par téléphone avec le président du parlement dans l'Est, Aguila Salah, pour traiter d'une relance du processus politique.
A l'image du pays, le pouvoir législatif est divisé entre une institution pro-Haftar, à Tobrouk (est), et un autre hémicycle qui lui est hostile à Tripoli.
Dans sa condamnation de la démarche du maréchal, le GNA a relevé que l'homme fort de l'Est s'était "retourné contre les instances politiques parallèles qui le soutenaient et l'ont désigné" chef de l'armée, invitant les députés concernés à "rejoindre leurs collègues" de la capitale.
Mas, selon Jalel Harchaoui, de l'Institut Clingendael à La Haye, si Khalifa Haftar exige maintenant que l'Assemblée "se soumette entièrement à l'armée", seule "une toute petite partie des élus de Tobrouk" sont susceptibles de rallier Tripoli.
Par cette annonce d'une prise de pouvoir par le peuple, Haftar veut s'imposer comme le seul interlocuteur dans l'est et évincer tout acteur favorable au dialogue, avance pour sa part Emad Badi, expert à l'Atlantic Council.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.