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Vers une reprise dans le secteur culturel
Publié dans Le Temps le 08 - 05 - 2020

S'oriente-t-on vers un déconfinement culturel dans les prochaines semaines? Tout dépend du sens qui est donné à ce terme et de la formule qui sera adoptée pour les festivals d'été. En attendant, c'est sur la Toile que la culture se vit sur le mode virtuel.
En toute hypothèse, les festivals d'été ne seront pas des nôtres pour les mois de juillet et août. Du moins selon la formule qui est traditionnellement la leur. On voit mal comment les pouvoirs publics s'y prendraient pour organiser ces manifestations populaires, avec leur défilé de vedettes internationales. Les festivals qui seront organisés devront ainsi maintenir un profil bas et ne pourront compter que sur les artistes nationaux, comme à Carthage ou Hammamet.
Hiatus avec les examens nationaux et les autres urgences
Les options restent nombreuses. Nous savons déjà que les trois premières séquences de cette sortie du confinement, nous mèneront jusqu'au 14 juin. Si rien de définitif n'a encore été annoncé pour ce qui concerne le domaine culturel, nous savons aussi qu'il n'est pas question que les lieux de rassemblement et de convivialité rouvrent leurs portes dans l'immédiat. En outre, le mois de juillet promet d'être studieux, avec la mobilisation pour les examens nationaux, en particulier à l'université. Ce hiatus des festivals avec les examens et d'autres urgences pourrait peser lourd dans la balance même si le mois d'août reste techniquement ouvert. Dès lors, le mois d'août sera-t-il celui des festivals?
Une organisation déjà compromise ?
Ainsi, si nous serons officiellement fixés sur les festivals au milieu du mois de juin, il est possible d'émettre quelques hypothèses. En premier lieu, le ministère des Affaires culturelles a annoncé des sessions"light" pour les festivals d'été. Simultanément des indiscrétions ont laissé entendre que les sessions 2020 n'auront pas lieu. A l'heure actuelle, la situation semble compromise mais sait-on jamais! En même temps, il est quasiment certain que Carthage et Hammamet auront leurs festivals cet été.
En période estivale, si la majorité écrasante des festivals est organisée par le secteur public, quelques manifestations le sont par des structures privées, communales ou associatives. Nous voyons difficilement "Tabarka Jazz Festival" organiser une nouvelle édition cette année et la remarque vaut aussi bien pour les rendez-vous ce cinéma amateur ou de bandes dessinées. Et puis, comme le font constater plusieurs observateurs, la tête sera probablement ailleurs et le coeur n'y sera peut-être pas.
Reporter les festivals en août ou septembre
Bien évidemment, un report des festivals reste possible. En d'autres termes, des sessions 2020 allégées et concentrées pourraient avoir lieu en août ou en septembre pour éviter les annulations pures et simples. Le choix de pareille formule permettrait de ne pas pénaliser les artistes du spectacle vivant. Confinés et relégués dans une inactivité qui se prolonge, tous les acteurs du spectacle vivant sont dans l'attente des festivals pour se refaire une santé morale et financière. Cette option "sociale" pourrait être retenue d'autant plus que les budgets affectés à la saison festivalière restent disponibles. Mieux, ces fonds dont une grande partie était en principe destinée à des artistes étrangers, resteront aux profit des artistes locaux. Comment les autorités de tutelle décideront-elles de gérer cette cagnotte? Nous ne le savons pas pour le moment.
Pourquoi pas des festivals en streaming?
L'hypothèse vaut bien d'être creusée. A l'image de ce qui se passe dans plusieurs espaces culturels à travers le monde, il reste envisageable que l'édition 2020 de certains festivals soit spécialement conçue pour être diffusée sur le Net. Dans cet esprit, quelques spectacles formeraient le menu de ces festivals et seraient présentés in situ mais sans le public. Des caméras remplaceront les spectateurs et diffuseront les soirées des festivals sur les réseaux sociaux et avec les télévisions et radios qui seraient partenaires. Cette option n'est pas absurde. elle a même fait ses preuves dans des pays comme la France, l'Italie ou l'Allemagne pour des actions ponctuelles. Elle aurait aussi l'avantage de compenser les artistes et se dérouler sans qu'il n'y ait de rassemblement autre que virtuel.
L'impatience des artistes
Victimes désignées du confinement, les artistes ont été voués à l'attente depuis quasiment deux mois. Toutes les manifestations culturelles ayant été annulées, plus de contrats, plus de tournées en région, plus de soutien pour les nouvelles créations. Cette oisiveté forcée doublée d'une cruelle crise financière a frappé tout le secteur qui attend avec impatience de connaître les modalités de fonctionnement du Fonds Relance Culture récemment créé par le ministère de tutelle. Bien sûr, beaucoup d'artistes ont travaillé sur leurs projets, approfondi leur réflexion ou entamé des productions en solo, durant la période du confinement. Reste maintenant à renouer avec le public et retrouver le soutien décisif du ministère des Affaires culturelles.
En attendant cette perspective, artistes et espaces culturels s'activent sur la Toile, proposent des rendez-vous en direct ou des rétrospectives. Le public adhère et maintient le lien grâce aux réseaux sociaux qui, malgré le confinement, auront permis de préserver cette relation entre artistes et spectateurs.


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