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Trop vite, trop haut, trop fort ?
Publié dans Le Temps le 16 - 10 - 2020

C'est une compétition planétaire, rapide comme aucune autre: dans la course au vaccin contre le Covid-19, l›essentiel n›est pas de participer mais d›être le premier car les enjeux financiers sont énormes. Mais attention aux effets d›annonce, aux espoirs déçus et aux problèmes de sécurité.
Combien de vaccins?
Dans son dernier point daté du 2 octobre, l'OMS recense 42 «candidats vaccins» évalués dans des essais cliniques sur l'homme à travers le monde (contre 11 à la mi-juin).
Dix en sont au stade le plus avancé, la phase 3, où l'efficacité du vaccin est mesurée à grande échelle, sur des dizaines de milliers de volontaires répartis dans plusieurs continents.
Parmi eux, celui de la société américaine Moderna, de l'alliance germano-américaine BioNTech/Pfizer, de plusieurs laboratoires chinois, un projet européen mené par l'Université d'Oxford (en coopération avec la société AstraZeneca) ou encore le vaccin Spoutnik V, développé par la Russie et son institut de recherche Gamaleïa.
Les autres en sont encore à la phase 1 (qui vise avant tout à évaluer la sécurité du produit) ou à la phase 2 (où on explore déjà la question de l'efficacité).
Outre les essais déjà entamés, l'OMS comptabilise 151 projets de candidats vaccins en phase pré-clinique d'élaboration.
Quelles techniques ?
Il existe différentes approches, basées soit sur des catégories de vaccins éprouvées soit sur des techniques plus innovantes.
Certaines équipes travaillent sur des types de vaccins classiques qui utilisent un virus «tué»: ce sont les vaccins «inactivés» (comme ceux des Chinois Sinovac et Sinopharm).
Il y a également des vaccins dits «sous-unitaires», à base de protéines (des antigènes) qui déclenchent une réponse immunitaire, sans virus.
D'autres vaccins, dits «à vecteur viral», sont plus innovants: on utilise comme support un autre virus qu'on transforme et adapte pour combattre le Covid-19.
C'est la technique choisie par l'université d'Oxford et les Russes, qui utilisent des adénovirus (famille de virus très courants).
Enfin, d'autres projets novateurs sont basés sur des vaccins «à ADN» ou «à ARN», des produits expérimentaux utilisant des morceaux de matériel génétique modifié. C'est le cas de ceux de Moderna et de BioNTech/Pfizer.
«Plus on a de candidats avec des techniques différentes, plus on a de chances d'aboutir à un vaccin qui marche et est bien toléré», a expliqué Daniel Floret, vice-président de la Commission technique des vaccinations de la Haute autorité de santé (HAS) française.
Quels résultats ?
Pour l'instant, seuls des résultats préliminaires (phases 1 et/ou 2) ont été publiés dans des revues scientifiques. Les derniers en date, parus le 4 septembre dans la revue The Lancet, sont celui du vaccin russe.
D'autres étaient sortis cet été, concernant les vaccins de l'université d'Oxford, du Chinois CanSino ou de Moderna.
Globalement, ces résultats sont jugés encourageants et montrent que les vaccins en question provoquent une bonne réponse immunitaire.
Pour autant, il est beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions.
Pour être fixé, «il faut que les essais de phase 3 aillent à leur terme et qu'on ne base pas l'analyse sur des résultats intermédiaires, aussi bien sur les questions de tolérance que d'efficacité», dit l'immunologiste Alain Fischer.
C'est d'autant plus vrai que de nombreuses inconnues planent sur les mécanismes d'immunité contre le Covid-19, avec quelques cas de réinfection qui commencent à être signalés.
Toujours plus vite ?
Partout dans le monde, les procédures ont été accélérées de façon inédite. Et une bataille à distance oppose la Chine, les Etats-Unis de Donald Trump et la Russie de Vladimir Poutine.
Début août, Vladimir Poutine avait claironné que son pays avait développé le premier vaccin contre le Covid-19, avant même la publication des résultats préliminaires et l'entrée dans la phase 3.
Donald Trump, lui, espérait qu'un vaccin soit autorisé avant l'élection présidentielle américaine du 3 novembre.
Mais début octobre, l'Agence américaine des médicaments (FDA) a fixé des critères de durée des essais qui rendent matériellement improbable une conclusion dans les prochaines semaines. Cela a agréablement surpris les plus critiques des experts, qui pensaient que la FDA plierait l'échine.


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