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Ce sera notre « petit » Brooklyn à nous
Infrastructure : Le Pont Radès - La Goulette bientôt opérationnel
Publié dans Le Temps le 21 - 06 - 2008

Premier et plus grand projet en son genre en Tunisie, la construction du pont à câbles Radès - La Goulette , sur le canal de navigation entre Tunis et la Goulette , touche à sa fin, à la satisfaction des riverains et des usagers de la route qui ont commencé, déjà, à en goûter les premiers fruits, depuis plus d'un an, grâce aux réaménagements apportés, dans son cadre, à la route rapide entre Tunis et la Goulette.
La plateforme horizontale soutenant la chaussée, appelée tablier, qui constitue la principale composante du pont, est pratiquement achevée. Les câbles ou haubans ont été posés, de sorte que le pont se dresse, maintenant, aux regards, sur le canal, avec toute sa majestueuse silhouette, s'apprêtant à remplacer, bientôt, le vieux bac Radès - la Goulette , complètement débordé.

Grand motif de joie
Rencontrés au milieu d'une longue file d'attente, devant le bac, des conducteurs de divers véhicules nous ont dit aspirer, ardemment, au jour de la mise en service du pont, afin que ''la joie soit complète'', dans une allusion aux transformations introduites au niveau de la route rapide entre Tunis et la Goulette.
Un des lots du projet consiste, en effet, à opérer une liaison directe entre cette route et la nouvelle route périphérique entre le Kram et Gammarth.
Cette opération a été achevée, depuis plus d'un an, permettant aux voitures, venant de Tunis, d'emprunter le réseau périphérique pour gagner la zone touristique de Gammarth, Carthage et toute la banlieue nord de la Capitale, sans avoir à passer, comme autrefois, par les villes de la Goulette et du Kram.
Ce passage obligé à travers l'avenue Habib Bourguiba, dans les villes de la Goulette et du Kram, était un cauchemar et une épreuve infernale de tous les instants pour les conducteurs et les habitants, en même temps, à cause de l'encombrement et de la densité insupportable du trafic. Des accidents mortels se produisaient, chaque année.
Maintenant, les habitants respirent, car, à part l'été, le trafic a été considérablement réduit.
Cependant, l'objectif principal du projet est d'assurer une liaison directe, rapide et continue, entre les deux banlieues nord et sud de Tunis, tâche dévolue, dans un proche avenir, au pont et actuellement assurée par le bac de Radès - la Goulette.
Une source responsable au ministère de l'Equipement, de l'Habitat et de l'Aménagement du territoire nous a indiqué que le taux d'avancement des travaux a atteint, au total, 75%.
Le projet, réalisé dans le cadre de la coopération tuniso - japonaise, depuis 2004, devait être achevé, en 2007, à l'occasion du 50ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et le Japon.
Son coût global devrait s'élever, aujourd'hui, à environ 150 millions de dinars.
Le pont, long de 260 mètres, n'est, à vrai dire, que la partie la plus spectaculaire du projet qui consiste en la construction d'un viaduc de 2 kilomètres de long, comportant, outre le pont principal, deux ouvrages d'accès, l'un du côté nord de la Goulette et l'autre du côté sud de Radès.
L'ouvrage d'accès du côté nord de la Goulette est un grand échangeur, en cours d'achèvement, destiné à assurer les échanges entre le pont et la route Tunis - la Goulette , dans toutes les directions.

Opération à caractère international
Son coût atteindrait près de 50 millions dinars, contre la moitié, environ, pour le pont principal.
L'autre lot, que nous avons signalé et qui est achevé, en grande partie, portait sur la construction de 12 kilomètres de routes et il a fallu combler quelque 25 hectares du lac nord de Tunis pour avoir les terrains nécessaires à cet effet.
Une fois achevé, ce projet va permettre, donc, de relier la banlieue nord et la banlieue sud de Tunis, grâce à 2 kilomètres d'ouvrage et 12 kilomètres de routes à double voie, avec un pont principal extradossé, à haubans, de 260 mètres de longueur, 20 mètres de hauteur et 23,5 mètres de largeur..
Les retombées sont inestimables. Quelque 15 mille voitures empruntent actuellement, chaque jour, le bac Radès - la Goulette , pour passer d'une banlieue à l'autre, avec toutes les contraintes dues à ce mode de transport qui ne peut transporter que 30 véhicules, à la fois.
Il y a, aussi, les grands camions de transport de marchandises, encore obligés, jusqu'à présent, de passer par Tunis pour gagner l'une ou l'autre des deux banlieues.
Outre cette utilité pratique et économique, le pont Radès- la Goulette est présenté par les partenaires comme ''une opération à caractère international et un ouvrage de très haute technicité''. Des entreprises de plusieurs nationalités participent à sa réalisation dont des entreprises tunisiennes, japonaises, françaises et égyptiennes. La construction du pont et de l'échangeur nord, en particulier, est assurée par l'entreprise japonaise connue ''Taisei Corporation''.
La grande technicité de l'ouvrage est illustrée, notamment, par des fondations de grande profondeur en zone sismique, un tablier à quatre âmes de hauteur variable (cordages axiaux des câbles), et des techniques très développées en matière de précontrainte (techniques de mise en œuvre du béton consistant à le soumettre à des compressions permanentes en vue d'augmenter sa résistance.)
Signalons pour l'histoire que des ingénieurs ont préconisé de combler, purement et simplement, le canal de navigation Tunis - la Goulette. L'idée se défend, car ce canal a été creusé, à l'origine, par l'homme, au tout début de l'Islam, en Tunisie. Son ancien prolongement à l'entrée de la Goulette, appelé autrefois ''boughaze'' par les riverains, a été comblé, au début de l'Indépendance.
Un ingénieur allemand avait, même, préconisé, au début du vingtième siècle, de combler la mer méditerranée pour lier directement par terre les continents européen et africain.


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