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Et la qualité des services ?
Sociétés de sous-traitance
Publié dans Le Temps le 02 - 11 - 2008

S'inspirant de la maxime « touche à tout touche à rien », l'Etat a poussé la spécialisation à fond. C'est cette logique qui a donné naissance aux sociétés de sous-traitance de gardiennage et de nettoyage. Depuis, les établissements publics se sont libérés de ces charges qu'ils ont confiées à ces nouveaux partenaires privés.
Ce désengagement doit normalement se répercuter positivement sur la qualité des services qu'ils assurent, et permettre une meilleure propreté et une meilleure sécurité. C'est à dessein d'améliorer ce secteur que la spécialisation a été décidée. Mais est-ce que ce but est atteint ? La réalité ne l'atteste pas.
Tous les usagers des moyens de transport public et de certains hôpitaux ne diraient pas le contraire. Le matin lorsque vous montez dans un bus ou dans un métro, vous trouvez du mal pour vous asseoir sur un siège, dans le cas où vous en trouvez un bien sûr. Ce n'est pas parce que c'est inconfortable, on s'y est habitué, mais c'est parce que c'est sale. Il est couvert soit de poussière soit de terre soit d'autre chose plus crasseux, et parfois vous le trouvez mouillé, car il a plu la nuit et on a oublié de fermer les vitres. Un petit conseil, n'oubliez jamais de mettre un paquet de papier- mouchoir dans la poche ou dans la sacoche. Les stations sont pires, les papiers par terre, les poubelles pleines, les chaises souillées. Les femmes de ménage se promènent avec un matériel de fortune : des pots de peinture à la place des sceaux, des morceaux d'étoffe font office de serpillières et des balais usés. Et les tenues misérables et sales qu'elles portent ajoutent une touche pittoresque à ce spectacle navrant, vous les prendriez pour des mendiantes. Des agents de TRANSTU, qui ont préféré garder l'anonymat, nous ont affirmé que même les guichets ne sont pas bien entretenus et qu'il n'y a même pas de savon dans les toilettes. Les produits d'entretien manquent tout le temps et le nettoyage se fait le plus souvent seulement avec de l'eau, nous confient-ils. Les promoteurs de ces sociétés de nettoyage ne sont jamais là, ils ne se manifestent que pour percevoir leur argent ou lorsque survient un accident, toujours selon la même source. Une anecdote nous donne une idée sur l'état des lieux. Jeudi dernier, à la station Belhaouane, un ami à moi était monté dans un bus de la ligne 68 barbouillé par de vomissures. Le chef de gare a cherché en vain une femme de ménage, alors il a versé de l'eau, mais il n'y avait pas de balai pour la pousser dehors et nettoyer l'endroit. Là, le chauffeur a eu l'idée ingénieuse de l'évacuer par une série de coups de frein. La scène était inédite, amusante et surtout efficace. Il mérite vraiment un brevet d'invention pour ce « frein-ballet ». La situation n'est pas meilleure dans quelques hôpitaux où la puanteur des poubelles envahit les lieux.
Toutefois, les usagers aussi ont leur part de responsabilité dans cette situation. Ces salissures, qui font de ces derniers et des moyens de transport des endroits rébarbatifs, sont occasionnées par leur silence complice. Car si chaque usager assume son devoir de citoyen et intervient quand il y a un manquement aux règles d'hygiène de la part de quelqu'un d'irresponsable, il y aurait certainement beaucoup moins de saleté. Donc, il est évident que l'absence du sens civique de quelques citoyens participe largement au développement de ce comportement pathologique de ces gens qui jettent les mégots, les papiers, les « glibettes »...partout. L'autre responsabilité incombe aux chauffeurs et aux convoyeurs qui sont tenus d'être plus vigilants et de signaler aux chefs de gare les saletés se trouvant dans le bus ou la rame de métro afin qu'ils puissent prendre les mesures nécessaires à temps.

Les raisons d'un choix
Le comportement de la clientèle nous conduit aux gardiens recrutés pour assurer la sécurité dans les établissements publics. Sur ce plan également, le constat est négatif, l'objectif escompté est loin d'être atteint. Dans le métro, leur tâche essentielle consiste à garder les voies ferrées en interdisant aux piétons de les emprunter. Mission non accomplie, puisqu'on voit tous les jours ces derniers utiliser ces voies exactement comme des trottoirs. Et les agents de gardiennage sont la plupart du temps assis et contemplent ces scènes qu'ils ne peuvent pas empêcher de se produire. Ils ont peur de la réaction de ces contrevenants en particulier les malfrats parmi eux qui deviennent les maîtres des lieux dans les grandes stations telles que celle de Barcelone. Des vieillards sont bien évidemment complètement inoffensifs face à ces bandits déchaînés, puisque la plupart de ces agents sont recrutés parmi cette tranche d'âge. Il est de même pour les femmes de ménage. Des ouvriers qui travaillent à l'âge de la retraite sont-ils capables de fournir le rendement qu'on attend d'eux ? Bien sûr que non. Et bénéficient-ils vraiment de tous leurs droits ? On en doute fort. Cela expliquerait pourquoi on recrute un nombre insignifiant de jeunes. Des retraités qui perçoivent un salaire bien que modique se contenteraient du peu, alors que ces derniers sont plus exigeants.
Dans les hôpitaux, les agents de ces sociétés de gardiennage sont responsables dans une très large mesure de la zizanie qui envahit les lieux, puisqu'au moyen de quelques sous, ils font entrer n'importe qui à n'importe quel moment du jour ou de la nuit. En fait, il ne faut pas leur en vouloir, ils n'ont ni la formation escomptée qui fait d'eux de vrais agents de sécurité, étant donné qu'ils sont ramassés dans les coins de rues au hasard, ni les moyens persuasifs qui leur accordent une certaine autorité, ils ne disposent que d'un pauvre uniforme les rendant très proches des comiques de cirque grotesquement accoutrés. Ils sont comme des épouvantails qui ne font pas peur même aux oiseaux qui ont pris l'habitude de les voir et saisi leur caractère anodin.
Il est souhaitable que les parties concernées interviennent pour remédier à la situation en obligeant les promoteurs de ces sociétés de sous-traitance à appliquer les cahiers des charges et en réprimant la coterie et le népotisme dont la fétidité nous asphyxie.


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