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Gérer l'argent : ça s'apprend jeune
Consommation
Publié dans Le Temps le 20 - 01 - 2009

Beaucoup de parents ne se font pas accompagner de leurs enfants quand ils font les courses au marché, dans les magasins, les grandes surfaces, ou dans les souks.
C'est regrettable aussi qu'ils cèdent aux caprices de ces derniers qui ne veulent plus faire la moindre commission en ville. Quand ils daignent y aller c'est surtout pour s'offrir à eux-mêmes de nouveaux vêtements ou bien des gadgets divers. Et là vous vous rendez compte qu'ils gèrent très mal l'argent que vous leur avez confié. Ce sont de très mauvais acheteurs qui ne comparent presque jamais les prix, qui ne marchandent pas ou le font trop timidement, ne vérifient pas l'état de la marchandise achetée et cherchent plutôt à acquérir ce qui coûte le plus cher. Les filles sont plus économes que les garçons certes, parce qu'elles sortent le plus souvent avec leurs mères pour acheter leurs affaires ; mais en règle générale, nos familles ne forment pas convenablement leurs enfants quand il s'agit de la gestion de l'argent ou de la qualité des achats à faire.
La fâcheuse inculture
L'autre jour chez le marchand de légumes, un adolescent nous a demandé de lui permettre de distinguer les bottes de céleri des bottes de persil. Demandez à mille autres jeunes s'ils peuvent le faire, ils vous répondront que non. Ils ne sauront pas non plus la différence entre les blettes et les épinards, les choux et les choux-fleurs, les asperges et les poireaux, les clémentines et les tangerines, les oranges maltaises et les navels, la viande de chèvre et la viande de mouton. Choisir les produits frais, acheter la marchandise bien finie, comparer les marques, lire les notices et les indications sur l'emballage, vérifier que celui-ci est intact, que la caissière ne s'est pas trompée en rendant la monnaie, que tous les achats ont été faits et toutes les marchandises rangées dans le chariot ou le couffin... tout cela n'est pas le fort des jeunes. Même les couples de trente ans n'ont pas aujourd'hui la « culture » du marché. Ils font confiance aux vendeurs en presque tout. Au marché central, ils achètent un foie de bœuf que le boucher leur présente comme un foie de mouton. Ils ne suivent l'opération de pesage ni chez les épiciers, ni chez les poissonniers, ni chez les marchands de volaille. Les autres petits marchands du coin et des alentours les arnaquent facilement tout comme les marchands d'huile d'olive et de miel. On dirait que leur seule tâche consiste à payer. Parfois, ils croient avoir fait une affaire et se rendent compte le lendemain que le même produit coûte ailleurs la moitié du prix qu'ils ont payé.
Calculateurs mais pas avares
Nous apprécions chez les vieux parents et chez beaucoup d'habitants sahéliens, sfaxiens ou djerbiens leur sens de l'économie. Non pas la pingrerie de certains mais la bonne gestion du budget familial et sa bonne répartition entre les divers besoins de la famille. Pour l'argent de poche donné aux enfants et aux jeunes, ils sont aussi calculateurs et ne donnent pas plus qu'il n'en faut, pour apprendre à leur progéniture la valeur de l'argent et ce qu'il en coûte de le dilapider. Là-bas, la majorité des hommes et des femmes savent faire le marché. La fréquentation régulière des souks leur a appris également à ne pas acheter chez le premier marchand rencontré, ils font le tour des échoppes et des étals pour acheter toujours moins cher la même marchandise. Quant à discuter les prix, ils sont passés maîtres dans cet art de maîtriser les « cours » du marché. Lorsqu'un produit est excessivement cher, ils s'en détournent jusqu'à ce que le commerçant se voie contraint d'en rabaisser sensiblement le prix. Concernant les quantités nécessaires, ils n'y vont jamais dans la démesure mais s'approvisionnent suffisamment en tout, néanmoins !
Leçons à apprendre
Ils ne vont pas trop dans les cafés ni ne mangent fréquemment en dehors de chez eux. Même quand ils en ont les moyens, ils ne versent pas dans le luxe ostentatoire. Entre les membres d'une même famille, on se consulte, on se renseigne sur les projets et sur leurs dépenses. On met toujours de l'argent de côté et l'on pense à en investir une partie dans un projet quelconque susceptible d'augmenter le capital. Et bien sûr, on travaille ! Même après la retraite on ne supporte pas l'oisiveté et l'improductivité.
Il y a donc des leçons d'économie et de gestion à apprendre de tous les Tunisiens sages et prévenants et dont la conduite peut servir de support pour les cours dispensés dans les facultés et les instituts de sciences économiques. Parce que les ouvrages les plus exhaustifs et les mieux documentés ne suffisent pas toujours pour apprendre à vivre selon ses moyens et à comprendre les choses du commerce !


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