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Le déversoir !
Environnement - Côtes de Gammarth
Publié dans Le Temps le 10 - 06 - 2009

Une des zones touristiques les plus réputées, Gammarth enregistre une grande affluence lors de la saison d'été. C'est l'une des artères touristiques du Grand-Tunis comme elle attire les estivants des différentes régions soit pour se distraire ou pour une baignade.
Mais il semble que la donne ait changé cet été. La qualité de l'eau de mer est quasi impraticable en cette période à cause des eaux pluviales qui y sont déversées depuis le lac de l'Ariana. Cela nuit certes, aux estivants encore rares comme cela crée de vrais soucis pour les hôteliers. A quelques jours seulement de la haute saison touristique, les professionnels s'inquiètent. Car ce fait pourrait avoir un impact négatif sur le secteur. Connue pour son tourisme balnéaire, la Tunisie est dans l'obligation de maintenir et surtout de consolider sa réputation dans un contexte touristique mondial qui manque toujours de visibilité.
A qui incombe la responsabilité ? Pourquoi les autorités de tutelle n'ont-elles pas résolu ce problème ? Quelles sont les solutions prévues dans l'immédiat ? A l'évidence il n'y aurait pas de solution technique possible dans ce genre cas. L'Office Nationale de l'Assainissement est obligé d'évacuer les eaux du lac dans la mer bien avant la saison d'été.
Un volume de 230 millions mètres cubes d'eaux usées ont été traités l'année dernière dans les différentes stations de l'ONAS. Un chiffre en croissance continue d'une année à l'autre ce qui a permis d'éliminer 77 mille tonnes de charge de bactéries. Ces indices sont certes encourageants. Toutefois on continue de déverser dans la mer la quasi-totalité du volume d'eaux usées traitées voire les eaux pluviales. Les utilisations de cette substance dans le domaine d'irrigation sont limitées. Car presque le quart de la quantité est réutilisé pour cette finalité. Il se limite d'ailleurs à quelques périmètres agricoles, aux terrains de golf et à des centaines d'hectares d'espaces verts. Sinon, ce sont nos côtes qui continuent à engranger ces substances en dépit des citoyens ou des professionnels directement concernés par ce problème. Tel le cas dans la banlieue Nord au niveau de la zone touristique de Gammarth.

Un grand souci
En effet, les hôteliers qui exercent dans la zone se trouvent confrontés à un problème épineux. Une marée jaunâtre voire marron envahit la côte depuis des semaines. Des odeurs nauséabondes se répandent également dans les environs. La plage supposée accueillir les estivants et les touristes dans les quelques jours à venir est à-priori impraticable. Elle fait même planer des risques pour la santé des usagers bien qu'elle ne soit pas classée parmi les zones à risque ou les points noirs. Il faut dire d'ailleurs que les côtes de Gammarth attirent un grand nombre d'estivants et de touristes. C'est l'un des endroits les plus branchés et huppés et à grande fréquentation. Des nouveaux projets touristiques y sont édifiés depuis des années ainsi que des résidences de haut standing. Dès lors, les autorités de tutelle, ministère de l'Environnement et du Développement Durable, municipalité, Agence de Protection et d'Aménagement du Littoral (APAL) sont appelées à résoudre cette question afin d'assurer aux estivants les meilleures conditions de vacances. Les professionnels s'inquiètent plus que jamais par rapport à leur activité économique. Elle risque d'être sévèrement touchée par ce facteur dans un contexte le moins que l'on puisse dire critique et fragile. Ils sont appelés plus que jamais à être performants, en offrant un produit de qualité. D'ailleurs, ils ont procédé à des analyses bactériologiques auprès des laboratoires spécialisés pour identifier d'éventuels risques microbiens ou bactériens. Il est donc urgent d'agir et de purifier cette splendide mer
Sana FARHAT
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Contrôle périodique de la mer
Les ministères de la Santé publique et de l'Environnement et du Développement Durable multiplient chaque été les opérations de contrôle de la qualité de la mer sur toutes les côtes tunisiennes. Pour ce faire, 515 points de contrôles et 11 laboratoires spécialisés sont mobilisés à cette fin. D'ailleurs, 1440 échantillons ont été analysés lors des derniers jours pour s'assurer que la mer est valable pour la baignade à l'exception de six plages à l'instar de celles de Taparura, Gabès et Monastir.
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Quand le directeur de l'information et de la communication de l'APAL devient virulent
En quête d'information crédible et correcte et par souci d'informer les lecteurs, nous avons contacté l'Agence de Protection et d'Aménagement du Littoral (APAL) pour avoir des données précises sur la liste des plages impropres à la baignade. Mais malheureusement, le responsable chargé de l'Information et de la Communication, supposé nous fournir les éléments nécessaires fut pour le moins plus que virulent et même agressif. Il nous a raccroché le téléphone au nez arguant que nous l'avons dérangé. Il jugeait très mauvais le fait que nous parlions de ce sujet. " Pourquoi vous persitez à parler des inconvénients. Pourquoi vous oubliez ce que nous réalisons ? ". En parlant ainsi, le responsable de la communication et de l'information a avancé un exemple qui fait l'objet de notre article, la mer de Gammarth. Cela prouve qu'il n'est même pas au courant de ce qui s'y passe. En attirant son attention, il s'est mis en colère et a fini par raccrocher le téléphone. Une telle réaction émanant d'un responsable de communication et d'information ne peut servir la cause de l'information ni la citoyenneté elle-même.
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Réponse de l'ONAS : Il n'y a pas d'autres solutions
Nous avons contacté l'Office National de l'Assainissement pour mieux nous informer sur le sujet. M. Khalil Attia PDG nous a précisé que les opérations de pompage de la Sebkha de l'Ariana se réalisent chaque année pour évacuer les eaux pluviales. Cette action qui s'effectue à l'aube de la saison estivale s'inscrit notamment dans le cadre de la lutte contre les moustiques. " Mais c'est à la fin du mois de mai que l'office termine ces opérations bien avant le démarrage de la saison d'été ", insiste le responsable de l'office.
Il nous a précisé que l'ONAS intervient suite à la demande des institutions concernées et ce pour assurer la gestion équilibrée de la Sebkha.
Pour ce qui est de la solution prévue pour remédier définitivement à ce problème, le responsable de l'office a précisé qu'aucune alternative technique n'est possible. L'évacuation des eaux dans la mer demeure la seule issue.


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