Watania Sports : diffusion expérimentale en marge des célébrations du 60e anniversaire de la Télévision tunisienne    Urgence nationale : Incendies et accidents dopent l'activité des soldats du feu    Météo en Tunisie : nuages passagers, pluies abondantes attenues au nord    Des pluies importantes attendues au nord et une amélioration du taux de remplissage des barrages    Boussi : une voix virtuelle pour sensibiliser à la fragilité du littoral tunisien    Les élèves tunisiens étudient toujours avec des manuels scolaires datant de 2004    Bonne nouvelle pour tous les Tunisiens : la circulation est revenue normale à l'entrée sud de la capitale !    Titre    Quand se joue la demi-finale aller entre l'EST et Sundowns ?    Pionnière de l'océanographie tunisienne, la Professeure Founoun Chakroun est décédée    Mohamed Salah Ben Aïssa - Hommage à un maître; quelques vérités pour l'histoire    Circulation normale rétablie à Ben Arous : fin des travaux sur le vieux pont    Tunisie : victoire convaincante pour les débuts de Lamouchi    Engrais: la guerre au Moyen Orient met à nu la fragilité de la Tunisie    La nouvelle direction de l'UGTT, conduite par Slaheddine Selmi, appelle à la reprise du dialogue social    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Ce n'est plus la loi de la jungle, c'est pire, c'est la loi de Trump !    Salon des patients sous le thème 'Parlons santé, prévention, nutrition et bien-être' du 3 au 5 Avril 2026 à la Cité de la Culture de Tunis    LG Electronics confirme son leadership mondial sur le marché des téléviseurs OLED pour la 13e année consécutive    Comar d'Or 2026 : liste des romans en langue arabe et française déposés pour la 30e édition    JAZZIT Festival 2026 : le festival de Jazz à Tunis de retour pour des moments musicaux intenses    Météo en Tunisie : temps nuageux, températures en baisse    Cette nuit, la France change d'heure : ce qui va concrètement changer    Décès de la journaliste Frida Dahmani : une grande figure de la presse tunisienne s'éteint    16es de finale de la Coupe de Tunisie : qui sera absent pour l'Espérance de Tunis ?    Frida Dahmani, une journaliste talentueuse nous quitte    Décès de Frida Dahmani, correspondante de Jeune Afrique    Arabie Saoudite : visas expirés ? Prolongation et sortie sans frais jusqu'au 14 avril    L'Université de Monastir et l'Ecole normale supérieure de Ouargla signent un accord de coopération stratégique    Le champion du monde tunisien Ahmed Jaouadi remporte la médaille d'or avec un nouveau record au championnat des universités américaines    Guerre en Iran et dans la région: éléments de décryptage    IWG ajoute un nouvel espace de travail Regus à Sfax    Allemagne : la grande opportunité pour les étudiants tunisiens    Chery, 1ère marque automobile chinoise à dépasser les 6 millions de véhicules exportés    Exposition hommage à Habib Bouabana du 28 mars au 18 avril 2026 à la galerie Alexandre Roubtzoff    Saison Méditerranée 2026 : Louis Logodin annonce une programmation culturelle franco-tunisienne    La Tunisie au cœur des grands rendez-vous franco-africains en 2026    La Société des Transports de Tunis organise des sorties culturelles pour les écoles primaires    Le fenugrec ou helba: Une graine ancestrale aux vertus multiples    Mahmoud El May - Choc énergétique global : l'entrée dans une stagflation durable    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    "Monsieur Day", In memoriam    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



M'Hamed Ali El Hammi à Berlin
Mémoire collective: Avril 1921
Publié dans Le Temps le 08 - 04 - 2007

Il n'avait pas plus que treize ans lors de la visite en Tunisie du grand réformiste et Uléma égyptien, le Cheikh Mohamed Abdou, pour la deuxième fois en 1903 et à peine dix-sept ans lors de la constitution du mouvement jeunes tunisiens par Ali Bach Hamba et ses compagnons en 1907.
En effet, ce fut dans cette conjoncture d'éveil politique que M'hamed Ali, "Titou" pour les intimes, né vers 1890 à El Hamma de Gabès, où il avait vécu son enfance et sa tendre jeunesse.
Dans l'obligation de quitter sa ville natale, après quelques années d'études à l'école primaire de la région, il vint s'installer dans la capitale, à la recherche d'un travail afin de subvenir à ses besoins.
Il s'adonna à des petits travaux occasionnels dont notamment celui de portefaix au marché central appelé à l'époque "Fondouk El Ghalla" ("Fondouk" mot d'origine turque signifiant entrepôt et Ghalla signifiant en arabe fruits).
Puis il fut employé par le consul d'Autriche en tant que chauffeur particulier. Mais son tempérament combatif, l'incita à quitter le pays en 1911 pour aller d'abord en Turquie, et s'engager dans l'armée, lors de la guerre italo - Turque.
En 1921 il quitta la Turquie pour l'Allemagne et s'installa à Berlin.
Il y avait été introduit par Anouar Pacha dont il était le chauffeur en Turquie.
Anouar Pacha projetait de constituer une organisation révolutionnaire des musulmans d'orient. Mais, il fut assassiné en 1922.
M'hamed Ali se retrouvant seul ne désarma pas pour autant. Il commença à prendre contact avec les multiples organisations politiques et syndicales à Berlin, ainsi qu'avec le "club oriental" qui réunissait des arabes de plusieurs pays et qui était dirigé par Chakib Arslan le militant pan-arabiste bien connu.
Là il rencontrait des militants arabes voire des compatriotes tels que Mohamed Bach Hamba qui était un des membres actifs de cette organisation.
Parallèlement, et étant avide d'instruction et de culture, il obtint une autorisation en vertu d'un décret ministériel en date du 16 avril 1921, aux fins de s'inscrire à l'université de Berlin en tant que sujet turc, où il put suivre des cours d'économie politique.
En même temps, il travaillait dans une usine de voitures automobiles.
Il vécut en plein la révolution spartkiste menée entre autres par Rosa Luxembourg, ainsi que l'occupation de la Rhur par les armées française et les mouvements ouvriers et les affrontements entre les sociaux-démocrates et les communistes pendant la République de Weimar.
M'hamed Ali voulait puiser de toute connaissance et acquérir toute formation susceptible de l'aider à œuvrer pour l'intérêt de son pays et de la situation déplorable de laquelle il avait pris conscience très tôt.
Tahar Haddad rapporte ses propos à ce sujet, dans son ouvrage "Les travailleurs tunisiens" où on peut lire : "J'ai voyagé en Allemagne en vue d'y poursuivre des études, et de combler le vide dans mes connaissances orientales, par des éléments utiles de la culture occidentale. Je me suis ainsi inscrit à l'université de Berlin, mais je ne savais pas quelle branche choisir, afin de mettre mes connaissances au service de mon pays et de mes compatriotes, utilement et à bon escient.
J'ai du pour cela avoir recours à certains journaux tunisiens pour avoir une idée sur la situation déplorable du pays, par rapport à tous les secteurs vitaux, tant agricole, qu'économique, politique et financier. La science qui s'intéresse à l'étude de ces domaines c'est l'économie politique".
M'hamed Ali avait donc acquis une formation, tant sur le plan des connaissances que sur celui des contacts humains.
A son retour définitif à Tunis, en 1924, il rejoignit un certain nombre d'intellectuels qui allaient le soutenir et l'encourager, dont notamment Tahar Haddad qui fut son bras droit, mais également Tahar Sfar, Mahmoud Bourguiba, Ahmed Dorii, Taoufik Madani et bien d'autres.
Son action syndicale, fut bien évidemment matée par les autorités coloniales, cependant certains membres du Destour, pour des raisons déterminées, lui avaient fait faux-bond, lui collant à titre de prétexte, une étiquette de communiste.
Quoi qu'il en soit, ce fut grâce à lui, que jaillit la première étincelle de la lutte ouvrière et furent jetés les jalons du sydicalisme tunisien.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.