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Rosetti et Larrionda renvoyés à la maison
Arbitrage
Publié dans Le Temps le 01 - 07 - 2010

La Coupe du monde est terminée pour l'Italien Roberto Rosetti et l'Uruguayen Jorge Larrionda. Les deux arbitres n'ont en effet pas été retenus par la FIFA pour diriger l'un des quatre quarts de finale de la compétition. Conséquence, ils n'officieront plus lors du Mondial sud-africain.
Les deux hommes payent ici leurs erreurs lors des huitièmes de finale. Jorge Larrionda était l'arbitre du match Allemagne-Angleterre (4-1). il est donc celui qui n'a pas validé le but de Franck Lampard, bien que le ballon ait franchi la ligne de but de plus de 50 centimètres. Roberto Rosetti était quant à lui l'homme en noir de la rencontre Argentine-Mexique (3-1). Son erreur lors du premier but de Carlos Tevez, alors que celui-ci était hors jeu, lui a été fatale.
Avec ces deux renvois, la FIFA impose son autorité sur l'arbitrage. Pour elle, pas question de passe-droit bien que le débat sur l'arbitrage vidéo ait été rouvert suite à ces deux fautes d'arbitrages. A noter que l'arbitre français Stéphane Lannoy n'avait lui pas été retenu pour les huitièmes de finale, en raison de l'expulsion injustifiée de Kaka lors du match Brésil-Côte d'Ivoire (3-1).
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Programme des quarts de finale
Vendredi 2 juillet
-Pays-Bas-Brésil, 15h, à Port-Elizabeth
Premier quart très attendu entre des Brésiliens qui n'ont cessés de monter en puissance depuis le début de la compétition et des Néerlandais jamais impressionnants, mais néanmoins fidèles au rendez-vous.
-Uruguay-Ghana, 19h30, à Johannesburg
C'est l'affiche surprise de ces quarts de finale. L'issue de la rencontre sera quoi qu'il arrive historique, entre des Black Stars qui veulent être la première nation africaine en demi-finale de Coupe du monde, et des Uruguayens qui chercheront à renouer avec leur glorieux passé (vainqueurs en 1930 et 1950). Face à la puissance ghanéenne, la Celeste opposera sa ligne d'attaque de feu, Cavani-Suarez-Forlan.
Samedi 3 juillet
-Argentine-Allemagne, 15h, au Cap
Peut-être le choc le plus attendu de ces quarts de finale. Difficile de dégager un favori entre l'Allemagne, jeune, dynamique et offensive, et l'Argentine menée par Diego Maradona.
-Paraguay-Espagne, 19h30, à Johannesburg
Cette rencontre semble la plus déséquilibrée sur le papier. Mais attention pour l'Espagne, le Paraguay excelle dans l'art de faire déjouer leurs adversaires, l'Italie peut en témoigner... La Roja partira néanmoins grandissime favori, fort de son potentiel offensif et de son collectif huilé.
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Argentine
Diego a acquis le respect
Très critiqué il y a quelques mois, Diego Maradona a désormais acquis le respect des spécialistes argentins. Grâce à une gestion du groupe basée sur une profonde relation avec ses joueurs.
C'est un rituel. A chaque but, le banc s'embrasse. Et Diego s'avance. Il est là, les poings fermés et le rictus de la fierté affiché, à attendre l'arrivée du buteur. Il dépasse à peine de sa zone technique. Et qu'il s'appelle Gonzalo Higuain ou Carlos Tevez, il court se jeter dans ses bras. Symboliques moments de félicitations entre le sélectionneur, l'icône de tout un peuple, et le joueur. Contre le Mexique dimanche, les deux attaquants argentins cités n'ont pas dérogé à la règle. Quand « Carlitos » a été remplacé, il a eu droit à un deuxième calin. Avec des mots doux à l'oreille, pour lui faire passer la déception de sortir. Lionel Messi, lui, n'a pas encore marqué. Mais il est couvé par Diego, encore plus que les autres. Pour Maradona, gérer un groupe dans une grande compétition est une nouveauté. Avec quatre victoires lors des quatre premiers matchs, ce que l'Argentine n'avait réussi qu'une fois (en 1930), son management passionnel est pour le moment une réussite.
« Nous sommes là pour donner notre peau et rendre les Argentins fiers »
« Ma relation avec les gars est excellente, a confié le sélectionneur albiceleste dimanche après la victoire face au Mexique (3-1) en huitièmes de finale. La vérité, d'une conférence de presse à l'autre, c'est que rien ne change. Je suis aussi clair : il n'y a ni titulaires, ni remplaçants. Celui qui est plus loin de l'équipe doit être prêt. Regardez ceux qui ne débutent pas. Quand ils entrent, ils font de la meilleure manière possible. Nous ne sommes pas venus en vacances. Nous sommes là pour donner notre peau et rendre les Argentins fiers. » Les commentaires des spécialistes argentins n'étaient pourtant pas tendres avec la légende vivante. Très critiqué pendant la phase de qualifications, il n'y avait plus que les supporters pour croire aux talents naissants de Diego Maradona en tant que coach. Désormais, Diego a acquis le respect. Il ne se fait jamais prier pour demander des excuses à ceux qui l'ont allumé lui et ses joueurs. Protecteur de son groupe, il prend tout sur lui. Se place en rempart.
« Je suis davantage inquiet par le fait qu'ils blessent Messi que par le fait qu'il y ait hors-jeu ou pas. »
Protéger son groupe ne l'empêche pas de savourer les victoires. Même si ses jambes le démangent. « J'aimerais mettre le maillot et entrer sur la pelouse, reconnaît-il. Mais c'est aussi super de faire partie de ce groupe, je me sens très fier. Parce que comme entraîneur, on a d'abord dit que je n'y connaissais rien. Maintenant, avec quatre victoires, ils font de moi un autre. Gagner, c'est toujours bien, que ce soit comme joueur ou comme entraîneur. Mais sur le terrain, vous pouvez courir, vous pouvez dire des choses qu'il est impossible de dire sur le banc. Dimanche, à Rosetti (l'arbitre d'Argentine-Mexique), je lui aurais bien dit une petite chose. Il s'est trompé dans tout, à commencer par ne pas sortir le premier carton jaune quand ils ont touché Messi. » Messi, Diego est allé le voir à Barcelone. Pour lui confier les clés de l'équipe et son héritage. « Ils ne laissent pas jouer Messi, regrette-t-il quand on lui parle de l'arbitrage. J'ai vécu ça, on est revenu à l'époque de Gentile, il y a 28 ans. C'est un scandale, ils ne regardent même pas le ballon. Je suis davantage inquiet par le fait qu'ils blessent Messi que par le fait qu'il y ait hors-jeu ou pas. » Au Cap ce samedi, l'Argentine retrouvera l'Allemagne et Diego Maradona surveillera les tacles sur son protégé dans ce remake de la finale 1986. Il sera aussi excité qu'à l'époque…
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Brésil
Il ne fait peut-être plus rêver, mais il gagne
Difficiles à bouger, le moins que l'on puisse dire. Impériale, l'association Lucio-Juan a été impressionnante dans les duels. Elle passera, demain, un test plus révélateur contre les Pays-Bas et leurs individualités, d'Arjen Robben à Robin van Persie en passant par Wesley Sneijder et Rafael van der Vaart. Mais Dunga est serein. Sa Seleçao lui plait, n'en déplaise à certains. « La qualité des joueurs me permet d'être calme, a assuré le sélectionneur lundi soir en conférence de presse d'après-match. Ce groupe se construit depuis trois ans, il bouge peu depuis deux ans. Avec les joueurs, on se comprend en quelques mots, ils savent où ils doivent aller, ce qu'ils doivent faire. Le joueur brésilien est très mature. Ils comprennent vite ce dont je veux les convaincre. Si le Chili concentrait sa défense sur le milieu, Kaka allait sur les ailes, permutant avec Robinho, et perturbant la défense. Mais ce que vous avez vu lundi c'est trois ans de travail, et le match contre le Chili est déjà derrière nous, il faut penser au suivant. »
Le talent de Kaka, Robinho et le sens du but de Luis Fabiano
La Seleçao ne fait peut-être plus rêver, mais elle gagne. Et n'a pas renié non plus son glorieux héritage. Pour ajouter une sixième étoile sur son maillot, elle s'appuiera évidement sur le talent de Kaka, qui a retrouvé ses moyens physiques, de Robinho, qui a fini le travail contre le Chili, et sur le sens du but de Luis Fabiano. « Quand nous avons eu le ballon, nous avons essayé de jouer vite, a reconnu Dunga.
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Angleterre
Capello devrait rester
«Je veux rester, absolument». Lundi, en conférence de presse, Fabio Capello s'est montré clair, net et précis. Malgré l'échec anglais en Afrique du Sud et la claque infligée par l'Allemagne en 8es de finale (1-4), le technicien italien n'a nullement l'intention de quitter son fauteuil de sélectionneur. «J'ai refusé beaucoup d'opportunités pour diriger des clubs importants parce que je veux rester ici. J'aime ce travail et j'aime être le sélectionneur de l'Angleterre». Capello s'accroche et visiblement, cette obstination n'est pas pour déplaire aux hautes sphères du football anglais.
Capello pense déjà à l'avenir
N'en déplaise à Michael Owen, très sévère à l'encontre de Capello dans la presse nationale - «Je ne crois pas que nos joueurs y soient pour grand-chose. Nous avons été surclassés parce que nous avons été battus tactiquement» - ou encore à Alan Shearer - «C'était comme si les joueurs ne voulaient pas jouer pour lui» -, Capello devrait bel et bien poursuivre sa mission. Sous contrat jusqu'en 2012, l'ancien coach du Milan AC a rencontré lundi matin Sir Dave Richards, président de la Premier League et du Club Angleterre. Pour lui faire part notamment de sa vision des choses à court terme et des changements qu'il compte apporter afin de redresser la barre du navire Angleterre. «J'ai évoqué avec Sir Dave les jeunes joueurs que nous pourrions inclure lors de la prochaine campagne de qualifications et je sais ce que j'ai à faire», a expliqué Capello. Le sélectionneur anglais n'est pas homme à abandonner facilement et sa capacité de réaction après le premier gros échec de sa carrière a de quoi rassurer.
Décision le 15 juillet prochain
Même si la fédération s'est donnée deux semaines de réflexion avant de prendre une décision concernant son maintien ou non à la tête de l'équipe, les voyants semblent au vert. Capello a en effet reçu le soutien non dissimulé de Phil Gartside, membre du conseil de la FA, sur la BBC. «Nous avons le meilleur homme pour ce job. (L'échec du Mondial), ce n'est pas de sa faute. Il a fait du bon travail. J'espère qu'il va rester et je pense qu'il va rester», a indiqué le président de Bolton.


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