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Le Brésil ne danse plus...
Eliminé en quarts de finale
Publié dans Le Temps le 04 - 07 - 2010

Alors que le collectif brésilien devait être la plus grande force de la Seleçao et que l'on "sacrifiait" le jeu au profit de cette solidité, c'est dans ce domaine que les Auriverde ont principalement pêché face aux Pays-Bas, laissant ainsi filer les demi-finales de la Coupe du monde.
"Nous ne nous attendions pas à cela". Les premiers mots de Dunga après l'élimination du Brésil face aux Pays-Bas (1-2) résument le sentiment général. Se faire éliminer dès les quarts de finale de la Coupe du monde 2010, était une possibilité largement envisageable pour la Seleçao. Se faire éliminer de cette façon certainement un peu moins. Car depuis des mois, voire des années désormais, l'équipe brésilienne de Dunga était saluée pour sa force collective, sa défense de fer et sa solidité. Oubliée la samba et le jeu à la brésilienne, le credo du sélectionneur national c'était : verrouiller derrière et compter sur les attaquants pour faire le reste. Et pourtant les Auriverde ont craqué dans ce domaine : le collectif et la maîtrise de soi. Dès lors qu'un grain de sable est venu se placer dans la machine, tout a explosé.
Les Brésiliens aux abonnés absents
En première période face aux Néerlandais, tant que la Seleçao dominait, tout allait bien. Dès lors que le premier but a été pris, suite à une erreur de Julio Cesar, les choses se sont compliquées. Et pourtant, difficile de dire que le groupe est particulièrement jeune (29,2 ans de moyenne d'âge) et qu'ils n'ont pas d'expérience. La charnière centrale culmine au-dessus des 30 ans et a l'habitude des grosses compétitions, comme la plupart des joueurs de l'équipe brésilienne... Et pourtant, c'est une impression d'immaturité qui a prédominé en deuxième période. Là où les hommes de Dunga auraient dû réagir et retrouver le calme pour revenir, ils ont perdu leur nerf... et leur football. "Nous n'avons pas bien réagi au premier but" confirmait d'ailleurs Julio Cesar après la rencontre.
Difficultés physiques et mentales
"Après notre deuxième but, nous avons senti que les Brésiliens étaient morts, qu'ils n'y croyaient plus. Nous avons même eu les occasions pour mener 3-1 ou 4-1" appuyait de son côté Robin Van Persie, conscient des difficultés physiques, mais surtout mentales de ses adversaires à réagir. Il est finalement difficile de dire dans quel domaine les Brésiliens ont le plus pêché. Dans l'impact physique certainement, puisqu'ils n'ont pas su mettre la même pression en première qu'en deuxième période et n'ont pas réussi à réagir. Mentalement également puisqu'ils n'ont pas trouvé les ressources collectives pour inverser la tendance. Le modèle de Dunga n'a pas fonctionné en Afrique du Sud. De là à dire qu'il n'était pas forcément le meilleur ou n'était pas servi par les bons joueurs aux bons postes, il y a un grand pas qu'il n'est pas temps de franchir. Une chose est sûre en revanche, c'est qu'il n'a pas suffi pour cette Coupe du monde...
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La presse néerlandaise salue ses héros
«Grandiose»!
La presse néerlandaise encense hier son équipe qui a éliminé le Brésil (2-1) en quarts de finale du Mondial, à l'image du journal De Telegraaf qui barre sa Une d'un "Classe mondiale".
Et le quotidien populaire de publier au-dessous les photos des 11 titulaires, ajoutant, très optimiste, "Qui peut arrêter cette équipe?" et "Le titre en vue".
Le journal Algemeen Dagblad titre lui, en français, "Grandiose!". "Le Brésil, grand favori, est renvoyé chez lui, 2 à 1, dans un match grandiose et à suspense", écrit le quotidien populaire, réservant plusieurs pages à des photos et des déclarations de supporteurs faisant la fête après la qualification.
Le quotidien de gauche Volkskrant fait preuve d'un peu plus de mesure: "Les Oranje (Orange) gagneront-ils la Coupe du monde? C'est possible". Et, à côté d'une photo de Wesley Sneijder, auteur du second but de la victoire, le journal estime: "Ils peuvent encore s'améliorer" avant la demi-finale contre l'Uruguay mardi au Cap. La presse en ligne néerlandaise encensait hier le milieu de terrain de l'Inter Milan Wesley Sneijder, qui a conduit les Pays-Bas en demi-finale de la Coupe du monde de football, en éliminant le Brésil, pourtant grand favori (2-1). "Sneijder mène les Oranje à une victoire historique", affirme le quotidien d'Amsterdam Parool sur son site Internet. "Wesley Sneijder a été l'homme du jour", renchérit le quotidien populaire AD sur son site à propos du joueur de l'Inter, auteur du but décisif qui a donné la victoire aux Pays-Bas. "L'étoile de l'Inter a fait ce qu'elle avait promis, dominer la rencontre", souligne AD. "Les Oranje ont gagné 2 à 1 dans un duel extrêmement stressant et plein d'émotion après avoir été menés en première mi-temps."
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La presse brésilienne
«La Seleçao tombe de haut. A 2014…»
Au Brésil, la consternation le dispute à l'incrédulité. La Seleçao a signé elle-même son élimination du Mondial, avec le but décisif contre son camp du milieu Felipe Melo, estime ainsi la presse brésilienne, remettant immédiatement à 2014 ses espoirs d'un sixième titre mondial, à domicile.
"Le Brésil a paniqué et dit au revoir à un sixième titre de champion du monde", résume O Estado de Sao Paulo sur son site. "Le Brésil est tombé de haut et est éliminé de la Coupe. A 2014… !" pour le prochain Mondial, organisé au Brésil, titre le journal sportif Lance.
La presse brésilienne n'épargne pas les joueurs, qui ont pourtant dominé la première période du match contre les Pays-Bas, et le plus critiqué est Felipe Melo, qui a marqué contre son camp et a écopé d'un carton rouge pour une faute grossière.
Estado de Sao Paulo décerne le titre de "l'homme du match négatif" à Felipe Melo, tandis que Lance souligne : "Chronique d'une mort annoncée qui a tout à voir avec Felipe Melo". "J'ai été très négativement surpris par le déséquilibre émotionnel totalement disproportionné de l'équipe quand il y a eu égalisation", a déclaré Walter Casagrande Junior, ancien joueur international brésilien et commentateur de la chaîne TV Globo.
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Dunga quitte ses fonctions
Après la défaite du Brésil face aux Pays-Bas (1-2), le sélectionneur Auriverde a annoncé en conférence de presse qu'il quittait ses fonctions: "Concernant mon avenir, tout le monde savait quand je suis arrivé en 2006 et que ça ne durerait que quatre ans.
J'ai été très content d'entraîner cette équipe pendant les quatre dernières années. On a eu des résultats ces quatre dernières années, et vu les joueurs qu'on avait, on aurait pu faire mieux. J'ai vécu une belle expérience avec ces joueurs, et j'ai apprécié la dignité avec laquelle s'est toujours comportée la sélection brésilienne."
Cette nouvelle n'est toutefois pas une surprise. En effet, son contrat avec la fédération brésilienne prenait fin après la Coupe du monde 2010. Malgré cette élimination dès les quarts de finale du Mondial, le bilan de Dunga à la tête de la Seleçao est positif, puisque celui-ci a remporté une Copa America et une Coupe des Confédérations. Mais au Brésil, il n'y a que la Coupe du monde qui satisfasse les supporteurs.
Ronaldo tacle Melo
Si à chaud les joueurs brésiliens n'arrivent pas à expliquer cette défaite, les médias, les anciennes gloires du football brésilien et le peuple s'en chargent. La seconde élimination d'affilée du Brésil en quarts de final déclenche une vague de critiques envers Dunga et son équipe.
Felipe Melo, connu depuis longtemps par ses excès sur le terrain, est l'une des principales cibles des critiques après son but contre son camp et son expulsion. Le pays tout entier doutait de la capacité du joueur et redoutait son tempérament excessif. Il avait raison. Si beaucoup voit en Felipe Melo le coupable idéal d'autres se veulent plus objectifs.
Champion du monde 2002, Edmilson estime que «Felipe n'est pas le seul responsable de cette lamentable défaite.» Son ancien coéquipier Rivaldo explique lui «qu'on ne peut pas rejeter la faute sur un joueur, nous sommes tous coupables». Quant à Ronaldo, il donne un conseil à Felipe Melo via Twitter, «il ne devrait pas venir passer ses vacances au Brésil».
Du rêve au cauchemar à Rio
Après la défaite du Brésil face aux Pays-Bas (1-2), c'est tout un pays qui a vécu comme un affront cette contre-performance. «C'est un vrai cauchemar !», a lancé le commentateur de TV Globo, Galvao. Dans les rues de Rio, le silence et la désolation ont remplacé les encouragements et la ferveur du début de rencontre. Sur la plage de Copacabana, où 50 000 supporters s'étaient réunis, beaucoup étaient en larmes ou la tête basse au coup de sifflet final. «J'ai été très désagréablement surpris par l'effondrement mental totalement disproportionné de l'équipe quand il y a eu l'égalisation», a déclaré l'ancien joueur brésilien Walter Casagrande Junior à TV Globo.
Le Brésil fait quatre morts
Quatre morts, des blessés… Tel est le triste bilan de l'élimination du Brésil lors du Mondial en Haïti. Les médias locaux font en effet état de deux jeunes supporters haïtiens du Brésil qui se seraient jetés sous des voitures après la défaite de la Seleçao. Un autre serait décédé des suites d'un arrêt cardiaque. Un autre aurait enfin péri d'un coup de couteau à l'occasion de bagarres entre des partisans de l'Argentine et ceux du Brésil… Plusieurs milliers de supporters haïtiens soutenaient la Seleçao depuis le début du Mondial.
Van Marwijk respecte l'Uruguay
«Ils ont combattu et ils ont survécu». Bert van Marwijk, le sélectionneur des Pays-Bas, ne prend pas de haut l'Uruguay, son prochain adversaire en demi-finale. «Comme nous, ils ont mérité leur place en demi-finale et ne doivent en aucun cas être sous-estimés», a déclaré samedi le sélectionneur des Pays-Bas. Concernant les suspensions pour la demi-finale des Uruguayens Luis Suarez et Jorge Fucile, ainsi que l'incertitude concernant la participation du capitaine Diego Lugano, Van Marwijk a «évité de se réjouir». «Nous avons nous aussi des suspendus», a-t-il rappelé en référence à De Jong et Van der Wiel.
Kuyt : «Le corner était travaillé»
La Hollande a créé la sensation en venant à bout du Brésil en quarts de finale du Mondial 2010. Les Oranje l'ont emporté 2 à 1 grâce notamment à un but de la tête de Welsey Sneijder suite à un corner. Passeur sur le coup, Dirk Kuyt a assuré aux journalistes que cette action était travaillée à l'entraînement.
« Oui, on travaille ce genre de corners à l'entraînement » a-t-il indiqué, poursuivant : « On y met
beaucoup d'application. C'est quand même fantastique que le plus petit homme sur le terrain ait réussi à marquer de la tête ». L'ailier de Liverpool a ensuite ajouté : « ça a été notre premier grand test et on l'a réussi. Ce groupe peut encore mieux faire ».


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