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Quelle structure de gestion de la pollution du littoral Sud ?
Environnement : Sfax se prépare à l'après SIAPE
Publié dans Le Temps le 09 - 12 - 2010

La fermeture et le transfert du complexe de transformation de phosphate, SIAPE objet de la décision présidentielle du 08 avril 2008, va entrer bientôt en phase de « concrétisation », à l'issue de l'élaboration du plan d'action, en cours, par le ministère de l'Environnement et du Développement Durable. Mais qu'en est-il de l'après SIAPE ?
Pour commencer, il est nécessaire d'abord, de rappeler les raisons qui sont derrière la décision de fermeture de la Société Industrielle d'Acide Phosphorique et d'Engrais en dépit de sa haute rentabilité économique et de sa production qui a permis à la Tunisie de se positionner parmi les producteurs mondiaux d'engrais phosphatiers.
Ces raisons sont évidemment liées aux effets très néfastes de la SIAPE depuis son implantation en 1952, sur l'environnement et la qualité de la vie dans la région. La SIAPE a en effet, une emprise de 130 ha - soit plus de 6 fois la superficie de la médina de Sfax- dont 57 ha occupés par le terril de 20 millions de mètres cubes phosphogypse, qui s'élève à une hauteur de 55 mètres. Pis encore, la SIAPE a des rejets solides, liquides et gazeux avec des dépassements parfois ahurissants des normes et des seuils scientifiquement tolérés. Ces dépassements sont à hauteur de 3300 fois les normes admises concernant les phosphates, 90 fois celles du fluor, 20 fois celles du cadénium et 10 fois celles du fer. De plus, l'entreprise dégage aux environs de 4230 tonnes de poussière par an. Par conséquent, les préjudices qu'elle fait subir à l'environnement sont d'une évidence criarde et il n'est pas étonnant que les écologistes aient qualifié les différentes nuisances qu'elle provoque, de catastrophe écologique. D'autre part, même si le lien de causalité n'est pas établi, entre le nombre de patients atteints du cancer, à Sfax, et la pollution atmosphérique, il n'en demeure pas moins vrai que le cadénium dégagé par la SIAPE est cancérigène.
Zone d'implantation
Or la zone d'implantation de la SIAPE, en l'occurrence le littoral Sud de Sfax, est caractérisée par la présence d'autres sources de nuisances environnementales, en l'occurrence, la décharge municipale, étalée sur une superficie de 20 ha, soit celle de la médina et dont les déchets solides sont estimés à un millions de m3, les six bassins d'épandage de margines qui couvrent une superficie d'environ 12.5 ha, les zones industrielles de Madagascar, Sidi Salem ainsi que le port de pêche et , enfin, la station d'épuration qui déverse son trop-plein de liquide dans la mer, ce qui se traduit par une pollution olfactive et marine.
N'oublions pas non plus la pollution paysagère : un sol brûlé de plus en plus nu, une végétation souffreteuse et des arbres rabougris.
Et les potentialités ?
Pour avoir une vision claire de ce que sera l'après SIAPE, il est nécessaire de se référer à la Stratégie de Gestion Intégrée de la Zone Côtière Sud du Grand Sfax (GIZC Grand Sfax), élaborée dans le cadre du programme SMAP III (Short Médium Action Program), une troisième génération du programme d'action prioritaire à court et à moyen termes pour l'environnement. Le projet GIZC Grand Sfax, qui, rappelons-le a mobilisé de considérables moyens financiers et humains (2500 personnes) a donné lieu à l'élaboration d'un schéma d'aménagement et de valorisation de la zone côtière du grand Sfax. la zone d'étude concernée couvre une superficie de 5600 ha et compte 120 000 habitants. Elle recèle des potentialités appréciables de développement durable liées à la richesse des ressources naturelles côtières et culturelles. En effet, elle comprend les Salines, le port de pêche ainsi que le parc urbain, la zone humide et le site archéologique de Thyna.
Valorisation de la zone côtière
La vision générale relative à l'aménagement et à la valorisation de la zone côtière Sud du Grand Sfax préconise un plan d'action qui prévoit l'élimination des sources de nuisances, la valorisation de la zone côtière et la promotion de la qualité de vie, objectif à concrétiser par la promotion d'un pôle d'activités économiques, de la pêche durable, du tourisme durable et des loisirs. On y prévoit entre autres, également l'intégration de la saline dans le système urbain et la mise en valeur de la zone de Aïn Fellet.
Ce qui manque encore, nous disent les experts, c'est la mise en place d'une structure adéquate chargée de gérer la réalisation du projet d'aménagement et de valorisation de la zone côtière Sud du Grand Sfax , à l'instar de la Société d'Aménagement des Côtes Nord de la ville de Sfax. Le transfert de la Siape est donc une étape décisive dans la perspective de réhabilitation du littoral sud de Sfax. C'est également une nécessité vitale pour l'aboutissement souhaité du projet Taparura.
Sur le plan associatif, les écologistes ont leur propre vision de l'après Siape. A l'Association de Protection de la Nature et de l'Environnement à Sfax (APNES), on considère que l'opération de dépollution est d'une urgence absolue, on pense qu'il est nécessaire d'observer, par la suite une période de réflexion et de concertation pour éviter toute solution hâtive et toute précipitation. A l'endroit de la zone dépolluée, on préconise trois scénarios : soit l'aménagement d'une cité écologique, soit l'aménagement d'un parc de loisirs, soit l'aménagement d'une zone dédiée aux industries amies de l'environnement quoique certains experts soient opposés à cette idée, étant convaincu qu'il n'y a pas d'industries propres. Concernant les salines, l'idée qui prévaut est que c'est une zone à conserver pour qu'elle serve de poumon à la ville de Sfax


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