L'Ambassadeur du Japon s'éclate au Marché Central... et succombe au délice de la boutargue tunisienne !    Economie tunisienne : chute record de la dette extérieure et hausse des réserves en devises    Prix international UNESCO-Russie Mendeleïev en sciences fondamentales : les candidatures sont ouvertes    L'Organisation internationale de la Francophonie lance 2 appels à projets d'un montant de 250 000 euros pour soutenir la mobilité des artistes    Louvre : Christophe Leribault nommé après le vol    Les mathématiques en Tunisie: un potentiel en perte de vitesse et une réforme inévitable    Dar Sebastian relance la manifestation 'Au Claire de la Lune' spécial Ramadan 2026 du 2 au 8 mars (Programme)    Espérance : qui manquera face à Métlaoui ?    Météo en Tunisie : ciel peu nuageux, mer peu agitée    Régime 100 % végétarien (végétalien): avantages, limites et comment le faire correctement    L'artichaut en Tunisie: une filière qui a besoin de se renouveler (Album photos)    Kaïs Saïed en visite : zéro tolérance face aux abus et à la corruption    Tremblement de terre léger ce mercredi matin à Gabès    La « Degla » n'est qu'une variété, découvrez les 299 autres types de dattes !    Journée nationale de l'habit traditionnel tunisien : la 13e édition du défilé "Kharja tunisienne" fixée pour le 16 mars 2026    Gabriem : Le jardin secret d'Omar S'habou    Ramadan 2026 : la Cinémathèque Tunisienne célèbre Nacer Khemir et le cinéma tunisien    LG présente ses solutions premium et intelligentes au KBIS 2026    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    Kamel Laabidi: conviction et désenchantement    Commissions bancaires en Tunisie... Entre 200 et 300 dinars par an pour le compte courant    Service national 2026...Qui est concerné par la première session ?    Météo Tunisie : ciel dégagé et hausse des températures ce mardi    La Souveraineté à l'ère de l'Intelligence Artificielle: au-delà des serveurs, une architecture de choix    Aux frontières de l'harmonie perdue: cycles civilisationnels et destin des sociétés à la lumière de Ibn Khaldoun    Mövenpick Hôtel du Lac Tunis dévoile sa campagne spécial Ramadan 2026 : "لوتيل – Loutil", l'hôtel qui nous rassemble    Ramadan : 2 079 infractions économiques relevées en Tunisie    Météo en Tunisie: temps peu nuageux, températures stationnaires    Le Stade Tunisien demande les enregistrements du VAR    L'Espérance réclame des explications sur les décisions arbitrales    La Marsa en deuil : Décès du Dr Slim Meherzi, pédiatre de cœur et ancien maire    Leila Shahid: une vie à raconter la Palestine au monde    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Visa Schengen 10 ans : qui pourra en bénéficier ?    Zoubeida Khaldi: Ce cavalier    Iran : Guerre probable, versus, paix improbable ?    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Conférence de Munich 2026: l'Europe face au duel Washington–Pékin    Anis Lassoued : ''Enda a été le déclic qui a permis à Moez de briser les chaînes du silence''    De la culture générale (II): l'apport arabe à la Renaissance européenne    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Israël intensifie sa politique d'annexion et de colonisation en Cisjordanie    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'étau se resserre, mais le flux devient irrépressible
Emigration clandestine

En dépit de l'accord récemment conclu entre le gouvernement tunisien de transition et son homologue italien, stipulant le rapatriement systématique de tous les Tunisiens débarquant à Lampedusa depuis l'entrée en vigueur dudit accord, les candidats à l'émigration clandestine s'entêtent à se lancer dans ces mêmes aventures périlleuses.
Un tel entêtement n'est que pour servir les intérêts de ces vils marchands d'hommes au service desquels des rabatteurs patrouillent de long en large le pays en quête d'éventuels candidats qu'ils parviennent à dénicher puis à convaincre. Depuis l'entrée en vigueur de l'accord, nos garde-côtes sont à pied d'œuvre pour surveiller notre littoral et patrouiller nos eaux territoriales, parvenant à avorter quelques tentatives. Certes, la conclusion de l'accord n'a pas mis fin au phénomène : des dessertes sont encore organisées sans répit en partance des côtes tunisiennes, particulièrement celles du sud-est, englobant en premier lieu la zone de Zarzis et le port d'El Ketf à Ben Gardane qui a été il y a quelques jours le théâtre d' opérations ponctuelles d'acheminement des émigrés illégaux, et elles sont souvent couronnées, sauf tragiques accidents de parcours, par des débarquements, de l'autre côté, au port de la petite île de Lampedusa. Cependant, force est de reconnaître que depuis lors, la fréquence des dessertes et le nombre des candidats sont à la baisse: seul quelques centaines de migrants tunisiens sont encore à Lampedusa, une centaine à Pantelleria et ils seront tous rapatriés, conformément au texte de l'accord, à raison de 60 personnes par jour. L'étau se resserre de par et d'autre : nos côtes ne sont plus aujourd'hui aussi vulnérables qu'auparavant, et le séjour provisoire à Lampedusa n'est plus une chose acquise ; l'irritation est, donc, à son comble : hier, dimanche 10 avril, le port de Zarzis était sur le qui-vive ; des dizaines de candidats à l'émigration clandestine, attroupées devant le poste de la garde nationale réclamaient de vive voix une solution à leur problème : ils avaient pris le large l'avant-veille, mais une heure et demie après leur départ, une panne technique déjoua leur plan, et ils durent leur salut aux garde-côtes alertés, qui ont par conséquent réquisitionné l'embarcation. Il ne leur restait qu'à exiger le remboursement des frais de la desserte réglés en avance auprès de l'organisateur qui ne donnait plus aucun signe de vie. La tension était telle que quelques uns ont déversé leur colère sur un véhicule tout terrain flambant neuf de la Garde Nationale qu'ils précipitèrent dans les eaux du port.

Réaction

A Lampedusa, la réaction des migrants tunisiens parvenus à bon port, mais qui devront être rapatriés, n'est pas moins virulente : hier, quelques Tunisiens se sont révoltés contre le recours au rapatriement en donnant le feu aux matelas du centre de premier accueil, et ils ont pris ensuite la fuite en se dispersant dans l'île. Au vu de tous ces indicateurs, la tension, de par et d'autre, est désormais à la hausse : rien pour l'heure ne semble persuader les pourvoyeurs de rêves illusoires que sont ces malfrats occultes de renoncer à leur commerce d'hommes florissant et fructueux quitte à revoir à la baisse les tarifs en vigueur requis pour la desserte en guise de stimulation à l'émigration; les candidats à l'émigration clandestine sont décidément résolus à ne point renoncer à leur désir obsédant d'accéder à l'eldorado européen tant rêvé en dépit des dangers réels encourus pendant la traversée et des conditions de séjour dégradantes sur l'île. De l'autre côté, les positions sont aussi fermes qu'ici bas : parmi les gens de Lampedusa circule le mot d'ordre d'attendre jusqu'au 15 avril avant de prendre une initiative retentissante si le gouvernement italien ne résout pas le «cas Lampedusa » ; d'autre part des voix xénophobes émanant de quelques figures de proue de la droite italienne appellent à un blocus naval entravant toute irruption illégale dans leur territoire.
Naceur BOUABID


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.