HPV en Tunisie : un virus silencieux derrière des cancers évitables    Tunisie vs Kenya : à quelle heure et comment suivre le match en direct sur Watania 2    CMF : nouveau règlement strict contre blanchiment et terrorisme    Victoires de l'Automobile : Palmarès 2026 complet qui révèle les vrais leaders du marché tunisien    Inondations : Kaïs Saïed appelle à des mesures concrètes et à une mobilisation nationale    JPT 2026 : Le secteur de la parapharmacie en Tunisie passe à l'offensive    Temps instable et vigilance météo ce samedi en Tunisie    Pluies intenses au Nord : ce que les Tunisiens doivent savoir dans les prochaines heures    Vagues géantes à Nabeul : des vestiges antiques dévoilés après les tempêtes    Les cacahuètes: plaisir gourmand et potentiel intéressant    Baker Ben Fredj revient avec l'exposition 'Le Reste' à la galerie Archivart après 20 ans d'absence    Kais Saied reçoit l'ambassadrice de Pologne à l'occasion de la fin de sa mission en Tunisie    Volley : tous les matchs reportés ce week-end à cause du mauvais temps    Deepfakes et contenus IA : YouTube renforce ses outils de détection    La Voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania dans la short-list finale des Oscars 2026    Emmanuel ''Top Gun'' Macron : les lunettes qui font sensation et leur prix surprenant    The Tunisian Stambeli Collective invite le jazzman autrichien Nikolaus Holler pour un concert unique à Carthage    Rappel de sardines El Manar pour risque d'intoxication, la Tunisie épargnée    L'Ecole nationale d'administration et la Faculté des sciences de Bizerte signent un accord pour renforcer l'usage de l'IA    City Cars – Kia consolide sa position de leader sur le marché automobile tunisien en 2025    Météo en Tunisie : averses isolées, températures stables    Choc mondial : Washington se retire officiellement de l'OMS !    Clubs et arbitres : Tout ce qu'il faut savoir sur le processus électoral de la FTF    Intempéries : fermeture temporaire du Palais Ennejma Ezzahra    Justice : trois ans et demi de prison pour Borhan Bsaies et Mourad Zeghidi    Document – Le discours-évènement du Premier ministre canadien Mark Carney à Davos : privilégier les valeurs, face à la domination    La BTE et CnBees scellent un partenariat stratégique pour le développement du crowdfunding en Tunisie    La Cité des sciences à Tunis organise une soirée astronomique dédiée aux 'planètes géantes'    Météo en Tunisie : temps passagèrement nuageux, pluies éparses l'après-midi    Cinq ans après son décès : Moncer Rouissi, son héritage, sa vision (Album photos)    Tahar Bekri: Saule majeur    Penser le futur par le passé: Carthage antique et le boomerang colonial dans la géopolitique du Groenland    Basket – Tournoi international de Dubaï : le CA dans le groupe B, tirage complet    Quand la terre change de souveraineté : histoire longue des ventes de territoires, de l'Empire romain au Groenland    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Bien plus que du soleil : Pourquoi les expatriés succombent au charme de la Tunisie    Le grand couturier italien Valentino s'éteint à 93 ans, une légende de la mode disparaît    Professeur Amor Toumi: Père de la pharmacie et du médicament en Tunisie    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Match Maroc vs Sénégal : où regarder la finale de la CAN Maroc 2025 du 18 janvier ?    Khadija Taoufik Moalla: Mourad Wahba, le philosophe qui voulait réconcilier raison, foi et humanité    USA: La suspension de la délivrance de visas affecte-t-elle un visa en cours de validité et s'applique-t-elle aux visas de tourisme ? Voici la réponse    Et si Bourguiba n'avait pas aboli les habous ?    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    L'Université de Sousse et le Centre Universitaire de Maghnia (Algérie) scellent un partenariat stratégique    La Fédération tunisienne de football se sépare à l'amiable de l'ensemble du staff technique de la sélection nationale de football    Tunisie–Mali (1-1, tab. 2-3): Une élimination frustrante    Match Tunisie vs Mali : où regarder le match des huitièmes de finale de la CAN Maroc 2025 le 03 janvier?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'Islamisme démocratique… est-il possible ?
Mémoire du temps
Publié dans Le Temps le 10 - 07 - 2011

Par Khaled GUEZMIR - Les sondages d'opinion, peuvent-ils être fiables sachant que le Tunisien est déjà versatile et méfiant de nature ! Que dire alors quand il s'agit de le mettre devant un possible fait accompli d'un style de gouvernement dont il ne connaît pas les risques ni les aboutissements.
En parlant de risques ils sont hasardeux et incalculables !
Ou bien on s'embarque de manière irréversible vers un système de démocratie classique à l'occidentale, donc libéral avec une véritable séparation des pouvoirs et des mécanismes qui permettent l'alternance au pouvoir de manière épisodique et pacifique. Ou bien c'est le retour au despotisme avec un système verrouillé par les messianismes et les idéologies totalitaires « rénovées » aux couleurs du temps. Le fait de voir ces partis extrémistes parler de « démocratie » et de liberté d'opinion, il y a de quoi se jeter de « l'Africa » pour ne pas cautionner cet immense canular de mauvais goût qui ne convainc que les dupes et ils sont bien nombreux par les temps qui courent… sondages à l'appui !
Les sociologues et les politiciens devraient se pencher sérieusement sur le phénomène révolutionnaire tunisien, si problématique. Nous sommes partis d'une aspiration profonde à la dignité et à la justice, symbolisée par la génération « Bouazizi » et son sacrifice suprême, d'une quête de l'égalité de tous devant les lois et les avantages administratifs et financiers accordés si généreusement par le système précédent à quelques hommes d'affaires métamorphosés en milliardaires véreux et corrompus proches alliés du pouvoir, pour arriver à cette exigence cette fois purement politique : l'instauration de la démocratie politique.
Evidemment les techniques de la promotion de la justice sociale et celles du développement politique sont différentes et parfois même contradictoires pour ne pas dire antagonistes. La justice sociale implique un « plus » d'Etat, un interventionnisme accru et poussé dans le circuit économique, de la production à la distribution de la richesse acquise grâce aux fruits de la croissance, alors que la démocratie implique un « moins » d'Etat et une plus grande liberté et d'autodétermination dans le comportement politique des individus et des groupes.
A l'arrivée il va falloir un jour ou l'autre essayer de bâtir le « juste milieu » si cher à Aristote pour diffuser l'aisance populaire et le bien être collectif, sans étouffer les libertés individuelles et sans tuer la démocratie pluraliste.
Pour cela l'occident a inventé la démocratie libérale et sociale ou la « social-démocratie », qui a presque fusionné les partis de gauche et de droite et qui a fait que la différence entre eux est à peine perceptible.
Mais la base même de cette « systémie » demeure la sacralité de l'individu, sa liberté, et sa supériorité par rapport à la société. Ceci est d'ailleurs codifié par la légitimité de « la résistance à l'oppression » contre tout système despotique ou totalitaire et qu'on trouve dans la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen depuis 1789.
Dans les pays arabes et musulmans on continue à privilégier la solution « islamique » qui permettrait « juste milieu » aristotélicien entre la liberté et la justice en s'appuyant sur la solidarité sociale et la fraternisation des musulmans . le système aurait été idéal si la pratique l'avait imposé dans le vécu des musulmans. Malheureusement toutes les révolutions arabes et musulmanes à l'image de l'Iran, qui a constitué en 1979 une chance inouie, et une occasion unique de bâtir un modèle un modèle de démocratie musulmane opérationnel et crédible, ont finalement accouché de systèmes autoritaires absolus pour ne pas dire totalitaires et répressifs.
Il reste la solution « turque » mais là encore on ne veut pas accepter côté islamiste qu'elle ait été plutôt le fruit et la conséquence de la « laïcité » imposée par Mustapha Kamel Attaturk, que celle d'une évolution naturelle de l'islamisme vers la démocratie.
Avec cette chaleur c'est un miracle que d'y voir plus clair et surtout de dire franchement si l'islamisme s'accommode réellement de la démocratie !
En tout cas, à ce jour, aucun Etat idéologiquement « islamiste » ne connaît la démocratie. La Tunisie peut-elle déroger à la règle ! l'Avenir « sondage » nous le dira.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.