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Dr Ridha Jemmali: "Il n'y a pas de prévention sans éducation"
Journée mondiale de lutte contre le diabète
Publié dans Le Temps le 13 - 11 - 2011

La Tunisie célèbre aujourd'hui 13 novembre Journée Mondiale du Diabète, lancée en 1991 comme réponse à l'escalade de l'incidence du diabète dans le monde. Depuis, elle a gagné en popularité et rassemble désormais des millions de personnes dans le monde entier, dont les leaders d'opinion, les professionnels et prestataires de soins de santé, les médias, les personnes atteintes de diabète, et le grand public.
Plusieurs associations tunisiennes, prestataires de soins de santé, et des personnes avec un intérêt pour le diabète organisent un grand nombre d'activités qui sont ciblées vers une variété de groupes, telles que: émissions de radio et de télévision, manifestations sportives, tests de dépistage gratuits, réunions d'information du public, campagnes d'affichage (posters et dépliants), ateliers et expositions sur le diabète. Cette journée invite tous les acteurs du diabète à comprendre le diabète et en prendre le contrôle. Pour les personnes atteintes de diabète, il s'agit d'un message d'émancipation par l'éducation. Pour les gouvernements, ce thème vise à la mise en œuvre de stratégies et politiques efficaces de prévention et de contrôle du diabète afin de préserver la santé de leurs citoyens atteints de diabète ou à risque. Pour le public, il s'agit de comprendre l'importance de l'impact du diabète et, d'éviter ou de retarder le diabète et ses complications comme nous l'explique Dr Ridha Jemmali ; médecin major de la Santé publique, chef de service et membre de l'EASD (Association Européenne pour l'étude du diabète)
Le Temps : Quelle est la fréquence du diabète en Tunisie ?
Ridha Jemmali : Environ 10% de la population tunisienne est touchée par le diabète. Ce taux augmente de façon exponentielle avec l'âge pour atteindre un maximum au-delà de la trentaine d'années pour se stabiliser dans les tranches d'âge comprises entre la quarantaine et la soixantaine. Le diabète de l'enfant, dit aussi juvénile ou encore de type I, ou insulinodépendant (DID), constitue une entité nosologique particulièrement à part, surtout sur le plan de son étiologie, où il demeure presque inexpliqué. On sait toutefois qu'il appartient aux maladies dites auto immunes et que sa prévention peut faire l'objet, chez les parents, de conseils génétiques, dans la mesure où il y ait déjà un enfant diabétique dans la famille. Le diabète de l'adulte est aussi appelé diabète gras ou encore diabète non insulinodépendant (DNID). Ce type de diabète est beaucoup plus fréquent en Tunisie et dans le monde, particulièrement dans les pays sous développés
Comment se fait la prise en charge ?
La prise en charge (PEC) du diabète peut paraître compliquée d'emblée, mais en fait, elle est extrêmement simple, à condition que le malade soit conscient de sa maladie et surtout éduqué, lui et sa famille. Un ancien professeur, nous disait que le diabétique est totalement dépendant de sa maladie et qu'il est préférable qu'il ne soit pas une charge pour d'autres personnes en plus! C'est-à-dire qu'il est extrêmement important de l'éduquer de telle sorte qu'il arrive à se débrouiller tout seul avec sa maladie (dans la mesure du possible et du faisable, bien évidemment). Pour résumer cette prise en charge, il faut noter qu'elle passe inéluctablement par l'insulinothérapie pour le type I; pour le type II, l'insuline n'en serait qu'une option envisageable dans un certain nombre de cas et de circonstances (chirurgie par exemple), le traitement reste tributaire de la discipline et de l'état de l'équilibre du malade en général. Lors de la découverte du diabète chez un malade, il s'agit le plus souvent d'un individu présentant un excès de poids ; l'action sur le poids sur le court et le moyen terme arrive généralement à faire chuter la glycémie (taux du sucre – glucose – dans le sang) et ramener le diabète à l'équilibre. Cette action doit se baser sur un régime hypoglucidique (réduit en sucres, rapides surtout) et hypocalorique (réduit en nombre de calories) parallèlement à une activité physique modérée et régulière. C'est ce que l'on appelle hygiène de vie en général. La prise de médicament ne peut être envisagée, à mon avis, qu'après avoir passé cette étape, à moins que le malade ne présente un cas particulier ou une complication quelconque déjà. Les exemples de malades ayant été découverts à l'occasion de l'installation d'une complication n'est pas rares, hélas, et c'est la raison pour laquelle il faut faire de la prévention. Les médicaments antidiabétiques (ADO: antidiabétiques oraux) avec ou sans l'insuline constituent les moyens de traitement disponibles actuellement ; la chirurgie (greffe de pancréas ou de pose de pompe à insuline) demeure une option exceptionnelle dans notre pays.
Le thème de la journée mondiale de cette année a été axé sur la prévention, à quel niveau cela peut et doit être fait ?
Voilà, cette question me semble la plus importante et la plus compliquée. Le diabète représente l'exemple de maladie la plus intéressante dans ce contexte. Sans prévention, on ne peut pas parler de PEC. Celle-ci constitue l'élément clef avec le traitement; les deux volets doivent être considérés de façon indissociée et il importe qu'aussi bien le malade que le médecin ou l'équipe soignante doivent en être persuadés. La prévention elle aussi à son tour, reste tributaire de la composante «éducation»; pour cela il n'y a pas de prévention sans éducation et ce n'est pas par hasard que l'OMS et les ONG internationales de lutte contre le diabète ne « jurent » que par cela lorsqu'il s'agit de prendre en charge les diabétiques. La prévention peut être faite déjà à un niveau dit primaire, c'est-à-dire avant même que la maladie n'apparaisse chez les individus. A titre d'exemple, une famille comportant un diabétique, doit nécessairement se considérer comme telle et ses membres doivent adapter un comportement «préventif» vis-à-vis du diabète, afin qu'ils arrivent à reculer l'échéance ou même «l'esquiver» ! Une fois la maladie installée, la prévention consiste à la maintenir en bon équilibre la vie durant, ce qui signifie ici aussi une éducation appropriée. Le bon équilibre en soi constitue le meilleur garant d'une prévention contre les complications dites «tardives» du diabète; citons ici celles atteignant les reins (néphropathie diabétique), le cœur et les vaisseaux (angiopathies avec se deux composantes micro et macro), les pieds (pied diabétique), les dents, les nerfs (neuropathie diabétique), etc. Aussi bien le malade lui-même que son médecin ou l'équipe de soin, généralement multidisciplinaire représentent la plaque tournante de cette prévention.


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