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Elle ne roule ni pour l'opposition, ni pour le pouvoir
Assemblée Constituante parallèle

La transition démocratique n'est pas l'affaire exclusive des partis politiques. La société civile a un grand rôle à jouer et ne compte pas se défaire de ses responsabilités. Beaucoup d'initiatives ont été entreprises après les élections du 23 octobre 2011.
Deux semaines avant ces élections plus précisément le 8 octobre a été lancée l'idée de créer une Assemblée Civile Constituante parallèle, pour enrichir les débats, peser dans les rapports de forces par des propositions concrètes et élargir la sphère de participation.
Les initiateurs de la Constituante civile parallèle, viennent d'enrichir leur démarche par la création d'un espace virtuel www.karari.org dans l'objectif d'élargir encore plus les débats pour toucher les internautes et les férus de réseaux sociaux. C'est une nouvelle expérience qui va renforcer la participation.
Olivier M.Green, membre de l'organisation karari.org, a affirmé que la plate-forme a été créée pour aider la société civile à participer aux débats politiques et à diffuser la conscience démocratique, sans but politique ou lucratif. Karari a été fondée l'année dernière par un indien, informaticien et actif dans les milieux des Droits de l'Homme, Rajinder Jhol, en Suisse. Les fondateurs de ce projet ont l'intention de s'implanter dans 35 pays.
La Tunisie est le premier pays à s'engager dans ce projet grâce à un partenariat avec la Fondation arabe de Démocratie et le Centre Kawakibi. « En Tunisie, il y a un véritable intérêt pour la chose publique », remarque Olivier M. Green. Karari a l'ambition de promouvoir la transparence, la participation et le civisme virtuel. C'est aussi une opportunité pour bénéficier d'une éducation faite par des experts. La plate-forme permet d'accéder à diverses constitutions d'autres pays.
La page d'ouverture est sobre et à accès facile, comme pour facebook dans lequel, 2,7 millions de Tunisiens sont inscrits. Tout peut être partagé avec le réseau social facebook.
Elargir la participation au plus grand nombre
Mohsen Marzouk, place le projet dans son cadre général en rappelant que la rédaction d'une Constitution intéresse toute la société, pas seulement la classe politique. Dans une démocratie moderne, la Constitution n'est pas l'affaire de surdoués élus. La société civile a son rôle à jouer pour élargir la participation au plus grand nombre de citoyens. C'est une manière d'appuyer le travail de la Constituant élue, sans la concurrencer ni la remplacer.
C'est aussi une force de proposition, tout en étant un contre-pouvoir.
Le sit-in du Bardo, entre aussi dans le cadre de l'action de la société civile.
En Occident, lorsqu'on parle d'action parallèle aux institutions officielles, cela n'effraye personne.
Les réticences qui se sont manifestées au début du lancement de l'idée de la Constituante civile parallèle, peuvent s'expliquer par le fait que la transition démocratique est à ses premiers pas.
Le mouvement démocratique tunisien ainsi que le mouvement des Droits de l'Homme, font partie d'un mouvement universel. La Tunisie n'est pas une île isolée. Les Tunisiens comptent tirer profit des expériences étrangères.
« Les institutions en place doivent respecter la société civile qui n'attend plus des autorisations pour s'organiser et s'exprimer », dira Mohsen Marzouk.
L'Assemblée Constituante parallèle a trois niveaux. Au niveau national, la première plénière aura lieu le 9 janvier prochain.
Au niveau régional des constituantes civiles locales ont été créées à Zaghouan, Sfax, et Nabeul. Des contacts sont engagés dans les régions qui ont abrité les premières étincelles de la Révolution. Les Constituantes locales travaillent avec une indépendance totale vis-à-vis du niveau central. Enfin, le niveau virtuel permet d'élargir le débat aux internautes.
« C'est un formidable outil de participation, surtout pour les jeunes qui n'étaient pas nombreux à aller aux urnes », rappelle Mohsen Marzouk. Il affirme que « le plus grand danger qui guette les Tunisiens est de rester chez eux et s'abstenir de toute participation à la vie publique ».
La liberté et les Droits de l'Homme sont universels et ne peuvent être fragmentés.
Ne pas baisser les bras
Un travail de sape systématique a été engagé pour intimider les opposants. La société civile doit exercer son rôle de contrôle.
Des commissions ont été créés, celle de l'information, de dépouillement des candidatures et une juridique.
Un appel est lancé aux autres composantes de la société civile pour s'associer à l'initiative de la Constituante civile parallèle et « éviter les stratégies individuelles qui ne mènent à rien ».
Un contact sera fait avec le prochain gouvernement pour le financement de l'initiative.
La commission juridique comprend nombreux experts qui avaient rendu de louables services à la Haute Instance de Sauvegarde de la Révolution.
La commission d'organisation s'intéressera à l'aspect logistique et pratique.
L'Assemblée Constituante civile, n'appartient à personne. Elle appartient à tous ses membres.
La société civile doit prouver qu'elle est du côté de la compétence et qu'elle ne roule ni pour l'opposition, ni pour le pouvoir.

Elle a un rôle d'agitateur d'idées

Un éveil civil permanent est nécessaire jusqu'à la mise en place des institutions constitutionnelles durables dans le pays.
Il est vrai que la société civile ne résoudra pas tous les problèmes des Tunisiens. Toutefois, elle a un grand rôle à jouer à côté des partis politiques. Ces derniers ont intérêt à s'unir pour créer un équilibre au sein de la classe politique.
« La présence de petits partis est une insulte à l'intelligence » dira-t-il en concluant que la Tunisie a besoin d'une nouvelle génération de leaders et déplore que l'Union Nationale des Femmes de Tunisie (UNFT) a été délaissée jusqu'à ce qu'elle soit prise par une force politique.
La société civile, avec toutes ses composantes, ne doit pas baisser les bras.
Hassine BOUAZRA


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